CHAPITRE ONZIÈME
II est donc surtout injuste et absurde d’invoquer le prin^ cipe de tolérance lorsque, comme au milieu de nous, la religion de la majorité est douce et humaine, tandis que ] la religion des Juifs, « ces sectateurs étrangers, est intolérante et sauvage », au point de considérer notre société chrétienne « comme impie et sacrilège, et de maintenir strictement ses adeptes dans l’état de guerre permanente avec la population qui les a admis dans son sein. »
Nous ne saurions oublier que « les Juifs considèrent le temps qu'ils passent parmi les autres peuples comme un temps d’expiation, d’épreuve, d'exil, et les habitants des pays où ils sont dispersés comme des ennemis, car Us attendent te moment promis où ils constitueront de nouveau une nation distincte », et c’est dans cet espoir que les nourrit leur religion, en leur faisant « entrevoir la perspective d’un avenir brillant on , finalement, eux seuls domineront sur l’humanité entière! »
Or, « il est pour noos un fait constaté, qui résulte de tous ces détails comme aussi de la persévérance avec laquelle les Juifs prennent racine et s’accroissent en Roumanie, c’est qu’ils essayent d'ériger ici cet État judaïque qui est la \
PREMIÈRE RÉALISATION DE LEURS IDÉES DE PRÉDOMINATION SUR j LES PEUPLES CHRÉTIENS. »
La religion judaïque est, en outre, « le plus grand obstacle » â la fusion des Juifs avec les races qui leur sont étrangères, en ce sens qu’elle est, « eu même temps, une constitution politique et sociale qui suit l'individu dans toutes ses actions èPtos toutes les époques de sa vie. » Chez les Juifs, en effet, « la loi religieuse est aussi la loi civile, et vice versa »; l’État et l’Église y forment un tout indivisible, « qui se concentre dans le mot judaïsme. » Le Juif qui renoncerait | à cette position « serait forcé de se séparer de son Église », j car il cesserait par là même d’être un croyant fidèle. D’où '
trouve, est forcé de former un État dans l'État. »
En un mot, « le judaïsme, comme religion, ne peut rester
iSO LES JD IF S.
dans un juste milieu ; il doit être dominé ou dominateur, car il constitue un culte spécial qui h’admet dans son sein que les descendants d’Abraham, regardant le reste de l’humanité comme hors la loi'. »
Le peuple roumain est un peuple doux -, et tous les témoignages s’accordent à reconnaître que jamais « il n’a persécuté personne pour sa confession. Depuis les temps les plus reculés, la Roumanie a été le refuge de tous les persécutés, et VÉiat roumain est tolérant pour le libre exercice de tous les cultes »■, mais il ne peut perdre de vue une religion « dont tes dogmes sont antisociaux, et dont le but principal est de ruiner les plus graves intérêts de la nation. »
« Au point de vue de la légalité, les Juifs ne peuvent demander des droits égaux U ceux des Roumains, parce qu’ils ne veulent pas se défaire de leur exclusivisme séculaire, et se soumettre légalement aux charges et aux obligations des sociétés modernes; parce qu’ils veulent..., en un mof;'^ être traités fraternellement de ceux qu’ils traitent en ennemis ) implacables. » Le judaïsme, qui refuse « la réciprocité, nè'i peut donc réclamer des États chrétiens le bénéfice desj principes de réciprocité. » '
Nos anciens princes roumains, en recevant les Juifs qui fuyaient leurs barbares voisins, leur accordèrent une liberté complète dans le pays; mais alors les Juifs n’étaient que des hôtes reçus h des conditions qui leur permettaient de vivre en repos et en liberté. Et lorsque ces étrangers « abusaient de l’asile qui leur avait été accordé en exaspérant les Roumains par leurs fraudes, les princes étaient forcés de les expulser du pays », et les expulsaient.
Tel fut donc, là comme ailleurs, l’état des Juifs jusqu'à l’époque des princes fanariobes... Mais, « comme les Roumains perdirent alors le droit de se gouverner eux-mêmes, et que le sentiment national fut détruit systématiquement
* Voir à l’appui, nos chapitres sur le Talmud, et tenir compte des circonstances qui motivent des exceptions souvent plus apparentes que rebelles.
par les princes nouveaux , leur pays devint le théâtre des occupations armées et économiques de tous les étrangers! De cette époque date aussi le commencement de la prospérité des Juifs, attirés par les bénéfices de l’ère de la corruption qui avait été inaugurée. »
La décadence croissante de la société roumaine, et la multiplication de* Juifs, marchèrent alors du même pas; mais l’invasion judaïque prit un furieux développement en l’année 1828, lorsque le pays, envahi par les Russes et désolé par des souffrances inouïes, « plia sous une misère qu’augmentèrent de nouveaux vices et l’établissement d’un système de bureaucratie corrompue. »
Le nombre des Juifs, qui n’atteignait guère alors que le chiffre de 25,000, s’élève en 1844 à 55,000, en 1854 à
160.000, et dépasse aujourd'hui 300,000 M Et « ces chiffres ont une éloquence irrésistible », car ils nous peignent, â l’aide de quelques signes arides, les diverses phases de l’invasion des États chrétiens par les Juifs, non-seulement au moyen âge, mais jusque dans le sein du dix-neuvième siècle! Nous voyons, en effet, leur multiplication « correspondre avec la décadence de nos forces économiques, avec la dénaturalisalion des villes de la Moldavie », qui de chrétiennes deviennent presque entièrement juives; (( avec la monopolisation du commerce roumain..., avec la diminution de l’argent, l’accroissement de la crise financière, et l’ensevelissement des biens fonciers du pays dans une énorme dette hypothécaire*. »
> H y a là un chiffre pour un autre, car ce même document dit ailleurs
500.000. M. Crdmieux se bornait à 400,000, et M. Desjardins ajoute le mot au moins; mais quelque chiffre que l’on prenne, il est, et surtout il devient énorme.
2 Ibid., Archives israéliles, X, p. 462 ; 1 868, etc, — « L'étal moral et matériel de la Moldavie est arrivé à un degré de décadence qu’on ne peut comparer qu’avec celui de laGallicie, etc., qui gémit sous le fardeau et la pression hideuse des Juifs. » Ibid., p. 465. Il en fut, il en est ainsi partout où s’enracinent les orthodoxes du judatsme. Exemple : en Hongrie, ce royaume d’une admirable fécondité, la noblesse dédaignant de s'adonner « à l’agriculture , ce sont les Juifs seuls qui font tout le grand IraGc, qui afferment les terres et qui tiennent
« Basés sur ces considéralions, basés sur les lois traditionnelles et sur les lois positives du pays, et considérant que toutes ces législations ont été dictées par ta nécessité impérieuse de garantir les Roumains de L’exploitation juive et d’écarter les périls qui menacent notre nationalité; » considérant que les législateurs d’autres pays « se sont également vus forcés de mettre un terme aux maux causés par les Juifs; voyant le danger qui menace le peuple roumain tant sous le rapport économique que sous le rapport national \ danger qui nous impose le devoir d’apporter le plus vite possible des remèdes elTicaces 'a un état de choses qui s’aggrave sans cesse, les soussignés ont riionneur de proposer à la représentation nationale le projet de loi suivant : »
Viennent « les signatures de trente et un députés de la Chambre roumaine, y compris le président de celte Chambre ; voici leurs noms : Jean Neguru, D. Pruiicu, N, Yoinov, J. G. Leca, A. D. Holban, etc., etc. » (Voir la suite.)
ainsi dans leurs mains presque toute la fortune du pays. Aussi ia plupart dos grands seigneurs sont-ils endettés pour plusieurs générations, et l'on peut, dès aujourd'hui, prévoir le moment où la Hongrie ne sera plus qu’une immense propriété juive. » Le Monde, 6 décembre 1868, correspondance allemande, généralement remarquable.
Quelques mois avant cette date, le Magyar Sigismond Bernath demandait , dans une motion à la diète de Hongrie , l’émancipation politique de tous les enfants de Juda. « Les Israélites, comme on les appelle fort improprement, ne jouissent pas en effet de tous les droits politiques que la constitution de l’Etat accorde aux chrétiens, ce qui ne les empêche pas de tenir entre leurs mains presque toute la fortune du pays. » « Ils se croient partout en captivité, comme jadis
à Babylone; ils ne devraient donc pas être reçus, en bonne justice, à jouir clés mêmes droits politiques que les chrétiens. Cependant, si le gouvernement de Pesth veut les émanciper entièrement, il serait peutêtre sage de ne pas les laisser maîtres absolus de tout le commerce de Hongrie et pour ainsi dire de la fortune publique; car, avant un demisiècle, les Juifs pourraient bien faire la loi à la couronne de Hongrie, comme ils la font en Autriche, où presque toute la richesse est entre leurs mains. Un ministre prussien nous disait un jour avec beaucoup de vérité : « Le plus grand fléau de l’Allemagne à notre époque, c’est le judaïsme. » Que le gouvernement hongrois réfléchisse donc bien avant d’accorder aux Juifs l’égalité des droits ».Le même, ibid., n“ du 89 juin 1867.
‘ Pas un mot n’est dit du côté religieux de la question! Le reproche judaïque de fanatisme tombe donc de lui-même.