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CHAPITRE DEUXIÈME

ciens à revivre , et à venir se peindre tout entier sous nos yeux dans le prodigieux illogisme de sa parole; gardons-nous de nous étonner si nous le voyons, marchant d'attentats en attentats contre l’histoire, étaler contre les splendeurs de la vérité celte audace qui caractérise le Pharisien moderne. Le dix-neuvième siècle nous pardonnera peut-être de nous associer au langage calomniateur du Christ, contre CCS modèles de candeur et de véracité que le Judaïsme ose réhabiliter aujourd’hui même en ces termes : « Lorsqu’on voudra connaître ces dignes et austères représentants du sentiment et de la pensée Israélites, on voudra bien recourir à d’autres renseignements qu”a ceux qui ont été fournis par des ennemis peu scrupuleux. L’histoire impartiale les réhabilitera dans l’esprit des peuples. De nos jours, heureusement, il n’y a plus prescription pour le mensonge'... »

Il n’y a plus prescription pour le mensonge, c’est pourquoi le cadran nous a marqué l’heure dernière du pharisaisme! C’est pourquoi son glas funèbre, sonné par le Juif lui-même, étourdit nos oreilles-, c’est pourquoi le Juif se sent obligé de sortir enfin des traditions talmudiques. 11 en sort, il faut qu’il en sorte, ou qu’il meure à nos yeux couvert d’ignominie. Et tandis qu’il opère sa retraite , jetons pour notre part un coup d’œil sur ces monstrueux recueils, dès que, d’un autre coup d’œil, nous avons fait connaissance avec le docteur pharisalque, avec le rabbin, ce chef de la synagogue et du judaïsme contemporain.

Un mot pourtant avant de passer outre : ce sont donc de grands misérables que ces Juifs? Oh! nous nous garderons bien de l’affirmer! C’est-à-dire que nous nous garderons de

' Le mensonge du Christ, des apôtres ennemis peu scrupuleux , et les calomnies des historiens de tnus les peuples, réfutés par la vérité devenue pharisaïque ! ! I Lire \' Univers Israélite, juin <867, p. 454, n“ X; M. Wolfsson. Ce journal est celui de l’orthodoxie judaïijue en France, orthodoxie bâtarde qu’il ne faut point confondre avec celle des Juifs d’une multitude d’autres pays, ni niéme avec l’orthodoxie judaïque en France au commencement de ce siècle. Car l’immuable judaïsme s’écroule ; les pierres de cet édifice changent de forme et d’aspect à chaque mouvement qui les déplace.

généraliser nos paroles, et de mépriser ces hommes chez lesquels nous aurons h reconnaître plus de supériorités et de vertus f[ue nos préjugés ne nous permettent de le supposer. Car nous ne les surpassons que par le mérite de notre loi religieuse, et dans les seuls cas où les croyances du christianisme règlent véritablement nos actes. Voilh ce que nous ne saurions répéter d’une voix trop forte en répétant que, pour nous, le Juif sur lequel frappe et doit frapper l’inexorable arrêt de l’histoire, ce n’est point le premier venu de la lignée d’Abraham ; c’est l’homme de la séculaire orthodoxie fondée sur le Talmud-, c’est le croyant pétri des haines judaïques que les miasmes philosophiques de ce siècle ou que les douces lumières du christianisme n’ont point encore déjudaïsé.

CO^CLÜSION.

Le Christ , les Évangélistes, les convertis du pharisaïsme, le pharisien Josèphe, historien de la nation juive, s’adressent au Pharisien et lui disent h l’envi : Tu n’es qu’un orgueilleux, un fourbe, un faux dévot, le plus vil des séducteurs, et le plus impudent des menteurs.

Le, Pharisien , que rien au monde ne déconcerte, se retourne vers le Christ et lui dit : La synagogue ne voit en toi qu’un infâme. Le gibet t’a rendu justice, et le bruit de ton supplice, scélérat obscur, loin de retentir d’un bout à l’autre du monde, ne put réveiller l’attention des hommes ni dans Jérusalem ni dans la Judée, llillel, notre vénéré fondateur, est l’homme de la charité divine, et tes ÉvangéT listes ne furent que des écrivains de légendes. Ta parole, répétée par les Apôtres, ne fut que fable, calomnie et blasphème.

Le lecteur a dans ce chapitre, il aura dans les suivants les pièces probantes sous les yeux-, â lui de .siéger en juge; h lui d’absoudre le Pharisien et d’écraser le Christ, d’écraser l'infâme, si la parole du Pharisien lui paraît plus sûre que celle de l’Évangile et de l’iiistoire.

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