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CHAPITRE DOUZIÈME

gue, n’apercevez-vous pas de nouvelles recrues encore? Sur ces puissants vaisseaux? — Oui. — Sur ces flottes immenses? — Oui... Les premiers cinglent des havres de l’Amérique ; ils sont chargés d’auxiliaires et de stipentüés. I.es ports de tel et tel État de l’Europe ont laissé s’échapper les autres. Équipées par les Juifs, ces villes flottantes s’avancent chargées de leurs émigrants ramassés sur telle et telle côte, et du ramas des Garibaldiens de l'époque, heureux de militer aux gages d’Israël et de couper un accès de leur fièvre cosmopolite en se livrant h quelque désespérée croisade contre la Croix, dont se signent quelques peuples encore * !

Les yeux des hommes se tournent vers le théâtre grandiose des événements ; et les uns frémissent d'une impuissante indignation , tandis que les autres battent des mains. C'est alors que, pacifiquement ou non , les expéditions successives d'Israël s’unissent aux armées des peuples qui

* L’histoire des conquêtes de l’Alexandre tartare, de Tamcrian, ressemble à un conte oriental. En nous rappelant ce que le monde a vu, songeons à ce qu’il peut voir aujourd’hui que les événements ne marchent plus, mais qu’ils bondissent et couvrent la terre à la façon des torrents. Une campagne de quinze jours vient de transformer l’Europe centrale; et, d’un coup, fut brisé l’empire autrichien comme un verre, grâce aux indécisions et aux lâchetés, grâce aux trahisons ménagées par les sociétés occultes de l’Europe entière , et malgré la force, malgré le courage héroïque de ses armées. Depuis ce jour sinistre et merveilleux, et c’était hier, que de nouveaux, que d’effrayants progrès dans l’art de détruire et de dompter les hommes!

Nous avons évité de nous appuyer sur les antiques prophéties de l’Eglise , que nous examinerons dans un autre ouvrage , et dont les textes annoncent en termes positifs les faits grandioses qui nous semblent en voie de s’accomplir. A plus forte raison laissons-nous de côté les prophéties de toute origine qui, do nos jours surtout, tourmentent le monde*. Notre unique dessein, sous le tyrannique et atroce empire de la Politique des faits accomplis, qui date de la ruine du droit chrétien ; en d’autres termes, notre but unique, sous le règne émouvant de l’imprévu qui désole aujourd’hui les jiouples arrachés du sol fixe et solide de la foi chrétienne, c’est de faire apparaitie. aux yeux sains et limpides, un coin du tableau vivant dans lequel se heurtent et s’essayent au mouvement les événements que tout observateur peut juger possibles.

* La plupart sont comcnuei dans trois volumes de 1861, 1862 et 1863, que nous fîmes revenir du Piémont : / Jiiluri dfslini, — Comment! aile predizioni, etc., — et II f'aticmalore, Torino, Marlincngo. — Un recueil français, l'oracle de M. H. Dujardin, avaitprécéde ces ouvrages; Paris, 1840, Camus.

s’unifient pour donner au monde son maître, et que ses flottes s’abattent sur le littoral a demi délaissé de la Palestine, où, voyage par voyage, clics jettent leurs essaims triomphants.

Oubliant qu’en temps de tourmente et de vertige révolutionnaire les plus étranges conceptions se trouvent être quelquefois les plus réalisables , on sourit de l’hypothèse. On sourit, on lève les épaules; moyen facile et banal de trancher les questions ardues! et cependant, pour sourire, il faut avoir perdu la mémoire des faits dont on vient d’être le témoin; il faut ne vouloir point se rappeler qu’hier encore, une des plus puissantes nations du monde, la première puissance maritime de la terre, tremblait devant un fantôme moins redoutable à coup sûr que celui du judaïsme; fantôme qui, se dressant devant l’Angleterre , chaque jour menaçait de prendre corps, et privait de leur sommeil ses hommes et État et ses inarins. Oui, c’était hier; et comment oublier que, d’un bout a l’autre de ses rivages, l’empire britannique, attendant et redoutant des avalanches de navires hostiles, braquait ses lunettes vers la mer, où le vent qui soufflait du côté de rUnion se contenta cette fois d’apporter des menaces! Est-ce que ces bandes aventurières et improvisées, connues sous le nom de Fénians, ne furent point, en un moment, la terreur de l’Angleterre? Est-ce qu’en un clin d’œil, tout absurdes qu’on les eût déclarées la veille, l’Angleterre ne se prit pas ’a trembler devant elles? Si, laissant de côté les prophéties sacrées, qui donneraient au chrétien un trop facile gain de cause, nous nous bornons à suivre de l’œil la marche actuelle des événements, est-ce que le progrès des doctrines, des influences et des forces judaïques ne nous montre pas, arrivant sur nous des hauteurs de l’avenir, une nouvelle sorte de fénians que, soit de la Roumanie, soit de tel ou tel autre point du globe, le judaïsme aura tirés de son sang? Et, tôt ou tard, que dire à ces mots, k ce cri : Les voici lancés par la vapeur dans leurs chariots de guerre , ou sur des navires armés de leurs millions, couverts de leurs

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