‹ Le juifChapitre 267 sur 312 · CHAPITRE DOUZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DOUZIÈME

confèrent certains coryphées de la science moderne, mais deux monstres dont la vie débute par les turpitudes les plus humiliantes pour la nature humaine. Retenons en outre la réponse de ce code religieux lorsque le Juif l’interroge sur ses rapports avec le reste des hommes : Tu ne dois connaître en ce monde qu’un prochain , et ce prochain c’est le .Juif. Tout être b visage humain, s’il n’est de ton sang, s’il ne i)artage ta foi, n’est devant toi qu’une brute impure. 11 y a de ta part mérite ’a le maudire, mérite ’a le dépouiller, 'a le tuer. (Ch. V.)

Et toi, femme, issue du sang de Jacob, qu’es-tu? N’oublie jamais que, pour le pur talmudiste, tu n’es qu’une esclave-, qu’il a le droit de te fustiger-, qu’il ne te doit ni fidélité conjugale ni moralité dans ses rapports-, que ta personne, en un mot , est sous sa main » une viande de boucherie que celui qui l’achète est libre d’accommoder a sa guise. » Et tel est ton néant, que t’enseigner la loi sainte c’est la profaner et se rendre aussi coupable que de t’enseigner des obscénités. — Qu’importe b ce maître si , malgré la riche nature qui te distingue, ta fragilité morale se proportionne b la valeur de ta foi! (Ch. V.)

Mille fois supérieur b tout ce qui respire, comment l’orthodoxe dérogerait-il jusqu’b se rendre l’esclave d’une promesse, d’une parole, d’un serment? Non , sa loi lui sauvera l’humiliation de cette servitude-, et, quoi qu’il ait promis ou qu’il ait juré, nulle avilissante obligation ne l’enchaîne. Au moindre désir de se libérer, le Talmud veut qu’une simple formalité le dégage et rende b sa conscience toutes les franchises de la libre pensée. (Ch. V.)

Entre les libertés les plus précieuses du Juif se distingue l’usure, que, dans le Coran, Mahomet lui reproche b titre de vol '-, l’usure, ce moyen de domination universelle qui venge le Juif, assujettit b sa loi les brutes humaines agenouillées devant son or, et lui permet de se rire de cette parole par laquelle M. le procureur général du Régent osait

* Alcoran, ch. iv. Des femmes, p. 67, Irad. du Ryer; 1775.

flétrir les fils d’Israël : ce sont « les monstres de la société civile ». (Ch. V.)

Mais accusé de cette jouissance de tes droits talmudiques que les gentils nomment des crimes, n’hésite pas à t’en défendre, ô fils d’Israël! et repousse avec la plus chaleureuse indignation la parole qui prétend que tu mêles à tes aliments le sang des chrétiens tombés sous ton fer pour obéir aux vœux de ton culte. (Ch. \’I-V1I.) La Bible accusa les pères infidèles de celle anthropophagie sacrée; mais ne peux-tu soutenir que les fils ne sont point les pères? Depuis un demi-siècle, d’ailleurs, ô merveille! la foi des tiens s’est ébranlée, s’est altérée; ils se sont mis en marche, et se disent les hommes du progrès. Que se passe-t-il donc?

Ouvrons les yeux, écoulons! Immobile, immuable dans sa croyance dix-huit siècles durant, tout d’un coup le bruit d’un monde qui s’écroule a fait sortir en sursaut de sa léthargie la nation juive tout entière. Les peuples courent, se précipitent vers de fantastiques et insaisissables horizons. Le Juif contemple; sa foi , qui le fixe et l’isole, le désole. Il la repousse et se mêle h leur course; il s’anime , et soudain le voilà, pour prix de ses efforts, déclaré l’égal de ceux qui le déclaraient ilote. Mais à l’instant, ce peuple resté partout et dans tous les siècles égal a lui-même , se divise et se scinde. Celui-ci veut encore et prétend qu’on le dise orthodoxe; il se forge une orthodo.xie bâtarde; cet autre porté en cocarde le mot progrès, et les règles de sa foi ont pour source le caprice et les variations d’un protestantisme qu’avaient conspué ses pères. Progressiste au delà des limites imaginables du progrès, ce troisième nomme et salue avec transport la philosophie du dix-huitième siècle; et,' pour lui, l’homme de la libre pensée, et par conséquent de la libre morale, est un frère que le vrai Juif doit embrasser avec amour. (Ch. VIII.)

Il est quelqu’un, cependant, devant qui recule la tolérance soudaine de celui que le monde avait proclamé le plus intolérant de louslcs hommes; et ce quelqu’un, c’est le chré-

Page 1