CHAPITRE DOUZIÈME. SOT
futur dominateur du monde. Quiconque dit autrement se trompe -, à moins que sa pensée ne se limite k quelque fraction des lils de Jacob-, il se trompe ou trompe la chrétienté. Des circonstances plus favorables et plus grandioses, des coups de théâtre plus inattendus que ceux qui firent un Alexandre, un Tamerlan, un Napoléon, feront-elles ce conquérant? élèveront-elles sur le pavois ce Messie, aidé dans sa course ascendante par les prodigieuses ressources que les découvertes de la science et que tes secrets de la politique unitaire prodiguent aux aventuriers de nos jours pour capter et s'assujettir les peuples? Ainsi l'espère, ainsi le professe, ainsi le veut Israël, et que de pages ont démontré, dans le rapide développement de nos chapitres, la possibilité de cet incroyable prodige! (Ch. XII.)
Une croix de bois a sauvé le monde, disait h la Révolution haletante au milieu des ruines l’un des hommes d'Ëtat et des coryphées du libéralisme (M. de Montlosier). Après avoir fait toucher du doigt l'imminence et l’énormité du danger qui menace la civilisation chrétienne (c’est-k-dire l’ordre qui donne à la vie sociale sa plénitude), nous devons le répéter k notre tour : un seul et unique sauveur pourrait arrêter sur sa pente le monde aujourd'hui presque judaïsé : ce monde que ravagent et poussent de conserve k sa ruine les doctrines antiphilosophiques de la philosophie du dixbuiti^me siècle, et l’implacable égoïsme de l’économie et de la politique déchristianisées. Or, ce sauveur, ce serait encore et toujours la même croix du Calvaire, horreur et abomination du Juif.'
Mais comment espérer le fraTic retour des gouvernements k la Croix , k la foi de nos pères qu’ils ont repoussées : cetté croix, cette foi, qui repoussent loin de nous les principes de déraison et d’orgueil, de division et d’asservissement, que l’Europe doit k la presse, k l’enseignement, aux infatigables machinations du Juif son précepteur, et bientôt son maître! (Voir les menaçants aveux de M. Disraeli, etc.)
O chance inespérée du salut! un concile œcuménique,
composé, formé du sang, de la science et de la piété de tous les peuples chrétiens, offre au monde éperdu la plus simple et la plus solennelle occasion de ce retour. Déjà les peuples seront-ils trop judaïsés pour qu’il leur reste dans l’esprit le bon sens de la saisir, eux que nous voyons se prêter si facilement au laisser faire en ce qui gaspille et attaque la somme de leurs vraies richesses, de leurs libertés sérieuses et de leur paix? Ou bien, leurs yeux tout à coup se dcssilleront-ils^ leur sera-t-il donné de se laisser faire et de se rendre aux conseils de cette Église que distingue le nom d’uNivERSELLE, paicc qu’elic fut instituée par son divin fondateur pour répondre aux besoins de tous les temps, dans tous les lieux et de tous les hommes? En un mot , sauront-ils mettre ’a profit celte large voie de sagesse, de vraie science et de salut?
A peine osons-nous espérer ce bonheur; et pourtant les nations sontnées guérissables!... Mais, quel que soitle cours actuel des choses, le Juif, que nos feuilles ont montré rêvant le rôle de peuple-roi-, rêvant mieux encore, et dans un certain sens rêvant plus juste, mais pour un moins prochain avenir, c’est-'a-dire rêvant le rôle- de peuple-arbitre, de peuple-pape, le Juif, tôt ou tard, et cela nous semble indubitable , reprendra sur nous le dessus. Nous le verrous surgir aide des innombrables et disparates auxiliaires que sa parole a disciplinés; ou plutôt, nous le verrons faire pencher de sa main la balance des événements en faveur de quelque prodigieux aventurier dont il aura suivi la fortune, et dont la fourberie, en déjouant ses plans, dessillera ses yeux. Ainsi nous entraîne à conclure une perspective nouvelle dont les faibles lointains se sont offerts à notre esprit, frappé des rapports saisissants qui se manifestent entre les prophéties de l'Église et les révolutions radicales qui sont en voie de s’accomplir. Mais, écrit au simple point de vue des possibilités humaines, notre livre devait naturellement repousser tout aperçu dans lequel se fussent mêlées aux faits du jour des éléments surnaturels-, et tels sont jugés d’un commun accord, dans les deux camps hostiles, les prophéties