‹ Le juifChapitre 272 sur 312 · PBEMIKIIB DIVISION. — LA CABALE DIVINE · texte numérisé non relu

PBEMIKIIB DIVISION. — LA CABALE DIVINE

( Voir p. 100 ci.detsof.)

Cabale ou traditions orales de la Synaj;ogue antérieures aux livres bibliques.

— Les deux branches de celte cabale d’ordre divin. — La Cabale est confiée à un corps spécial de docteurs. — Corruption de la Cabale, devenue un réceptacle de superstitions magiques et de goétie.

Le chapitre des Cabales, dont nous formons un appendice, eût trouvé sa place la plus naturelle après le chapitre duTalmud, car il nous en eût expliqué la partie mystique; mais il nous a paru sage de n’élever aucune construction entre l’esprit du lecteur.

encore tout frappé des étrangetés de ce monstrueux recueil , et ses conséquences immédiates qui sont les pages où nous avons vu se dérouler la morale talmudique , celle que le Juif mit en action dans le cours des siècles.

Quelle est donc, en cet ouvrage, l importance des deux Cabales, et surtout de la seconde? AhI c’est que nul, s'il borne sou savoir au Talmud que domine et pénètre la Cabale de gauche, ne saura déchiffrer d’une manière suflisante ni le Juif ni les choses du Judaïsme. Apprenons-le donc une bonne fois ; si le Talmud est l’âme du Juif, le Talmud lui-mème a pour âme la Cabale, dont le code principal est le Zohar. Or les admirateurs de ce code religieux nous disent que « la doctrine cabalittique est le dogme de la haute magie ' I a

C’est pourquoi, bien que sous le titre de la Cabale nous ne puissions offrir au public un chapitre d’ actualité saisissante, nous jugeons indispensable d’aborder ce sujet dans un livre où il est à souhaiter que le Juif, cet être mystérieux, se transforme sous nos yeux en un être transparent que la lumière pénètre dans tous les sens, et nous rendelenfm diaphane. Mais il existe deux Cabales, et gardons-nous de les confondre en jetant notre premier regard sur la plus ancienne, celle qui repousse tout mélange impur, et que le langage vulgaire ne désigne plus aujourd’hui sous son nom sacré.

La Cabale ancienne. La Synagogue possédait antérieurement aux livres de Moïse une tradition orale qui servait en quelque sorte « d’âme au corps de la lettre »; sinon le texte eût risqué tantôt de rester obscur et incomplet, tantôt de se prêter aux caprices de Y interprétation individuelle; et jamais, jusqu'à nos jours, la Synagogue n’avait toléré cet excès de démence * qui livre sous nos yeux le protestantisme aux ris^s du inonde. jT \T^.Àju ,

Or, tandis que la loi civile reposait en Israël sous la garde de la nation tout entière, l’enseignement oral fut commis à un corps spécial de docteurs rangés sous la suprême autorité de Moïse et de ses successeurs. « Les scribes et les pharisiens, dit le Christ, sont assis dans la chaire de Moïse; en conséquence, observez et faites .tout ce qu’ils vous disent, mais ce qu’ils font ne le faites point '. »

' Eliphas Lévi, Histoire de la magie, p. 23; Paris, 1860.

• Dracli, Harm., t. I, p. ix, etc.; Paris, 1844.

’ Matth., ch. xxui, v. 2, 3.

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