CHAPITRE APPENDICE
détestables et inTÎncibles croyances, grâce à leurs innombrables variantes, que les cabalistes judaïques, héritiers de la cabale tidérale, ou iobéi$le, dont la date est à Babylone eelU des fils de Cham ‘ , répandirent d’un bouta l’autre de la terre les doctrines magiques. Et c'est à l’aide de cette magie sidérale que les Chaldéens, et les hommes de l’astrologie judiciaire leurs successeurs, s’emparèrent de Rumepayenne et de l'esprit de ses terribles empereurs, infestèrent les palais des rois, et remplirent de crimes les châteaux de la noblesse féodale et la demeure des bourgeois opulents jusqu'à des temps qui continent aux nétres. La cabale était donc, à proprement parler, la principale racine de la magie, cet art dont les maîtres s’étaient déjà rendus tellement experts dès U temps de Noise, que ce libérateur eut besoin de la puissance de Dieu pour s’élever au-dessus de leurs enchantements^.
TROISIÈME DIVISION. — I,A CABAI.E MAOIOCE.
Toutes tes religions dngmaliqueg , nous <lil un savant cabaliste, sont issues de la cabale. — « Toutes les asunciutiuus ma{unniques lui doiienl leurs secrets et leurs symboles. »— Ces traditions sont jalousr'ment conservées |iar le sacerdoce, et, d’après lui, les Clavicules de Salomon sont le rituel, disons le f riinoire rl’un Pape. — la's principaux, réceptacles de la cabale judaïque sont le Zuliar et le Talmud. — tlle se retrouve cirez tous les peuples, dans tout ce qui est mystère, et cette doctrine mystique descend des Clialdeens issus de Cliam. — Abraham e.st dit magicien calialisie, parcrr (ju’il était Ctialdéen. — Magie et goétle in.séparahles de la cabale. — 1^ JuiTs, qui sont les plus iidèles dépositaires des secrets de la cabale, sont, en magie, les grands maîtres rlu moyen Age. — Représentant l’esprit de ténèbres, vos ex paire diabolo, ils étaient les missionnaires et les grands maîtres de l’occultisme. — Les traditions cabalistiques glissent leur venin dans les diverses branches des connaissances liiimsiDes en raison de la part qu’y prennent les Juifs. — Kxemple : la médecine exercée par les Juifs ; elle est entachée de magie. — Ils mêlent la médecine A l'astrologie. — Les conciles et les Pères de l’Église contre ces pratiques. — Pour achever de pervertir la science sociale, les cabalistes, dont les princes sont des Juifs, font pemétrer la doctrine cabalistique chez les templiers, que les maçons sedonnent pourancêtres. — Leur buti — Révélations de leurs successeurs.
« Toutes les religions vraiment dogmatiques, nous dit en l'année 1861 le professeur de magie Eliphas Lévi, sont sorties
' Initié, d’après l’opinion des savants, par les enfants de Caïn ; voir aux notes.
’ Ibid., p. 476. — Lire les papyrus égyptiens que nous avons cités dans notre livre Des hauts phénomènes de. la magie, chap. i". — Lire id., le Coran, t 11, p. as, trad. du Ryer, 1775.
de la cabale, et y retournent. Tout ce qu’il y a de scientillque et de grandiose dans les rêves religieux de tous les illuminés, Jacob Bœhne, Swedenborg, Saint-Martin, est emprunté à la cabale; toutes les associations maçonniques lui doivent leurs secrets et leurs symboles, La cabale consacre seule l’alliance de la raison universelle et du Verbe divin, elle a les clefs du présent, du passé et de l’avenir'. »
Germe primordial de toute magie, et par conséquent des maux subreptices les plus alTreux que puisse semer l’esprit du mal , la cabale de gauche , ou sinistre , est donc véritablement digne des plus hauts hommages de ceux qui professent cette fausse et perfide science’. Aussi, rejetant sur ce qu’il appelle la cabale mal entendue certaines hérésies honteuses que le monde a maudites , Éliplias ose-t-il nous dire ; « L’Église, alors, dut interdire aux fidèles l’étude si dangereuse de celte science, dont le suprême sacerdoce devait seul se réserver les clefs. La tradition cabalistique paraît eu effet avoir été conservée par les Souverains Pontifes, au moins jusqu’à Léon III, auquel on attribue un rituel occulte, qui aurait été donné par le Pontife à l'empereur Charlemagne, et qui reproduit tous les caractères, même les plus secrets, des Clavicules de Salomon. Ce petitjlivre , qui devait rester caché, ayant été divulgué plus tard, dut être condamné par l’Eglise, et tomba dans le domaine de la magie noire’. On le connaît encore sous le nom d’ Encbiridion {.Manuefj de Léon III. Mais la perte des clefs cabalistiques ne pouvait entraîner celle de l’infaillibilité de l’Église, toujours assistée de l’Esprit-Saint; elle jeta cependant de grandes obscurités dans f exégèse, et rendit complètement inintelligibles les grandes figures de la prophétie d’Ézéchiel et de l’Apocalypse de saint Jean*. »
' Dogme et rites de la haute magie, t. I*', p. 95 ; Pari.s, 1861, 2* édit. oiivrag>; tiès-aaticatholique. Lorsque nous parlons rranc-maçoiincric, il faut entendre les hautes loges, le suprême et secret conseil à la tête duquel la constitution maçonnique veut que siège toujours une majorité juive.
’ Aussi VCnivers israélite lui-méme est réduit à désavouer la cabale, à nommer le cabalisme une éblouissante débauche de l’esprit. Les doctrines calialisli(|ues n’en sont pas moins celles du rituel judaïque et du Talmud, qui nous enseigne que les caractères de l’écriture, les noms des Anges, et ceux des mois, sont chaldéens ; /61d. , XXI, p. 107-8, 1866, etc., etc.; id., XXII, p. 984, etc.
* Eliplias Lévi reconnaît donc que cette tradition, ou cabale judaïque, a pour code un grimoire condamné par l’Eglise , et célèbre dans le domaine de la magie noire; mais il lui plait d’eo attribuer la rédaction à des Papes 1
* Elipbas Lévi, Histoire de la magie, p. 222-255; 1860, « Puissent les