CHAPITRE APPENDICE
0 Le souverain propriétaire de ce livre, et sachant s’en senir, devrait être le maître du inonde. » [Ibid., p. 255.) Cependant les deux principaux réceptacles de la cabale judaïque, à laquelle la magie prétend intéresser l’Église qu’elle poursuit de sa sourde haine, ce sont le Zohar et le Talmud. Or, nous affirme à propos de ce dernier livre le professeur de magie Ëliphas , il existe « une seconde Bible inconnue, ou plutôt incomprise des chrétiens; un recueil, diteni-iU, de montinuutet obteéniiét; un monument, dîMonM-notts, qui rassemble tout ce que le génie philosophique et le génie religieux ont jamais pu faire ou imaginer de plus sublime, trésor environné d’épines, diamant caché dans une pierre brute et obscure. Nos lecteurs auront déjà deviné que nous voulons parler du Talmud'.
Or le Talmud, le Zohar, la tradition rabbinique, la tradition des magiciens et des initiés de l’occultisme, ont un seul et même inspirateur, et par là nous révélent un seul et même esprit 1
En effet, continue l’un des plus profonds ennemis de l’Église, « à travers le voile de toutes les allégories hiérarchiques et mystiques des anciens dogmes; à travers les ténèbres et les épreuves bizarres de toutes les initiations ; sous le sceau de toutes les écritures sacrées, dans les ruines de Niniveet de Thèbes;... sur la face noircie des sphinx de l’Assyrie et de l’Égypte, etc., etc. ; dans les emblèmes étranges de nos vieux livres d’alchimie; dans les cérémonies de réception pratiquées par toutes les sociétés mystérieuses, on retrouve les traces d’une doctrine partout la même, et soigneusement cachée ’l » Et cette doctrine sacrée, qui se trouve être celle de la théurgie ou des hautes initiations magiques, est à la fois celle de la cabale que les Juifs nous enseignent, après en avoir reçu le dépôt des Chaldécns sabéistes, issus de Cham,
successeurs légitimes de saint Pierre, ose dire ce professeur de magie, accepter l'hommage de ce livre, et bénir les travaux du plus humble de ses enrant.s qui croit avoir trouvé une des clefs de la science, et qui vient la déposer aux pieds de celui à qui il appartient d'ouvrir et de fermer les trésors de l’intelligence et de la foi. » Ibid., Hisl., p. 222 ; I8G0.
' Ainsi parie cecabaliste ennemi perfide de l’Église, ecclésiastique défroqué, Dogme et rituel, p. 93; 1861. Voir à notre cliap. Talmud, ce que le savant Urarb nous a dit de ce trésor d’absurdités immondes , et quelquefois de science et de notions sublimes. — Saint Jérôme, qui connaissait à fond le Talmud et les Écritures juives, «déclare qu’il y a là tant de fables et de saletés qu'on avait honte d’en parler. « Suprà, et lire Uist. des Juifs, suppl., ibid., t. VI, p. 254. — Moreri est dans toute bibliothèque; voir ce qu’il dit du Zohar, t. VT, p. 240, reprenant après la p. 652. (1732.)
’ Ibid; Dogm., 1. 1", introd., p. 5; édit, de 1854.
et qui , d'après une opinion fort accréditée dans la science, étaient les héritiers de la doctrine des fils de Caïn (En ce chapitre, ptusim.)
H est constant pour M.Matterque/r* Gnoitigues, engendrés, ainsi que nous ne tarderons guère à l'admettre, par le magicien juif Simon avaient « hérité la ihéurgie des cabalistes et des Chaldéens. • Ainsi nommons-nous les premiers sabéistes , qui mélangeaient le culte du serpent à celui des astres' animés par des esprits; et ce fut du milieu de ces peuples qu'il plut à Dieu d'appeler Abraham, ce patriarche que les falsificateurs de l'histoire et de la religion, d'accord avec les rabbins, considèrent comme « l'hériiier du secret d'Hénoch, et le père de l'initiation en Israël'. »
Les rabbins nous aflirment en effet que « tout les mtmbres du grand Sanhédrin sont des adeptes de la magie; que le patriarche Abraham, originaire de la ville sabéiste de ür, fut un nécromancien qui dressa dans son art les fils de ses concubines, et qu'à l'exemple d'Abraham son père, David fut un astrologue et un magicien'. »
' Les niées de cabale et deChaldée, de science clialdéenne, d’astrologie sabéiste ou idolàti'ique, sont tellement liées ensemble, que, dans un roman dont les héros sont une famille juive, il est dit de l'un des personnages : « Il savait la Locliène Koïdecb (c’esl-à-dire le clialdten), aussi bien qu’un balkebolé (ce qui signitie un doclenr en cabale). — Le roman rellèle la croyance vulgaire. Feuilleton du journal des Débats; Paris, n» du 7 décembie tSGG, par Erckiiiann-Cliatrian, intitulé /e £/ocus (de Plialsbourg), épisode de la guerre de 1814.
En outre, l’idée de l’astrologie judiciaire, ou de la cabale sabéiste, se lie tellement à celles des traditions rabbiniques, que le PéreBoulioiirs, dans sa Vie de saint Ignace de Loyola, nous dit, à propos du céiébrc Guillaume Postel, que le saint avait adopté |>our novice ; Postel « s’était mis des
visions en têle, à force de lire tes Rabbins et de contempler les astres
Le rabbinisme et l'astrologie judiciaire lui avaient gâté l’esprit. » T. II, 1. IV, p. 5; Paris, 1825. Ignace ayant vainement essayé pendantdeux ans X de ramener au bon sens > ce prodigieux érudit, le renvoya de son ordre.
’ S. Epiphan., Adv. yicBres.,p. o5,édil., in-fol. del622; — td., S. Iræn., Adv. Valent., etc., p. 43, 62, 137, etc., éd. in-fol. de 1660.
* M Matter, dignitaire de PCniversité, Hist. crit. du Gnosticisme, t.lll, p. 184, 2* édit. ; Paris, 1843. — Bible, Daniel, drap, xtv, etc., etc.
‘ Eliplias Lévi, Hist. de la magie, p. 46; Paris, 1860. Initiation de ta fausse cabale. — Hénoch, nous dit-il, est le même que PHermès Trismégiste des Egyptiens; ibid., p. 46. Ailleurs, ce Trisinégi.ste est Cbara, ou son lits Mcsr-aïni...
‘ L’Kglise. et la Synagogue, p. 48; 1859. — Hist. des Jui/s, ib.,t. VI, drap, viu, etc. — L’Église dit le contraire dans les prières des agonisants : Libéra nnimam ejussicul liberasti Abraham de Vr Chaldœorum. — D’après les cabalistes modernes, di.sciplcs des Juifs, la cabale ou la magie remonte au delà d’Abraham, qui l'exportait de la Chaldée, et dont » elle était la science, « comme aussi la science « d’Orphée, de Confucius etdeZoroasIre ! Ce