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CHAPITRE APPENDICE

que sa doctrine ne saurait justifier, nous comptons d’abord, entre ius sectateurs cabaiistes de ia Gnose, les fils adoptifs de Caïn, c’est-à-dire les hérétiques caïnites issus du Juif Simon le mage'. Ces misérables se parent du nom de ce premier des homicides, et donnent pour père à Caïn, à Ésaü, àCoré, aux complices et aux imitateurs de leur révolte, aux gens de Sodome..., la plus haute Vertu du ciel! Ils se glorifient d’avoir de tels hommes pour ancêtres; et leur science, qui est toute cabalistique, est sublime, disent-ils, iucomparahlc et parfaite. Aussi, lorsque U grand Arehiteete de ce monde prétendit les exterminer , se vitil dans l’impossibilité de leur nuire ; car ils surent créer des ténèbres pour se dérober à ses fureurs, et la Sagesse suprême se les assimila. Judas, qu’ils se vantent d’avoir pour frère, fut un de leurs initiés, et vous les voyez élever respectueusement au-dessus de leur tête un évangile qui porte le nom de ce divin traître*.

Voilà donc des hérétiques de V ordre ipiriie qui sont un objet de pitié pour les gens comme il faut de la magie contemporaine I et la sentence de ces derniers , aussi brève qu’injuste , est positive : « Le gnosticisme, l’arianisme , le manichéisme étaient sortis de la cabale mal entendue*. » Non; mal entendue n’est pas le mot, le mot serait maladrottement divulguée, et d’autres l’ont dit en bon français.

Plus nos recherches se sont étendues, et plus il nous a été facile de voir les traditions pharitaîquet de la cabale glisser leur venin dans les diverses branches des connaissances humaines, et les pénétrer en raison directe de la part qu'y prenaient les Juifs. Elles infectent dès la haute antiquité les sciences religieuses , liistoriques et morales ; elles défigurent les sciences astronomiques et physiques ; pourrions-nous donc sans mauvaise grâce, et d'accord

' D. Epiphan., Adv. hceres., p. 55, ed. 1622, in-fol ; — id., D. Iren. Adv. Valent., etc., p. 43, 62, 137, etc., édit. 1560, in-fol.

3 Sancli Epiphanii Opéra; Adv. hceres-, I. 11, p. 276; Paris, 1622, in-fol. Caiaiii , a potentiori quadam virtute ac ccelcsti autboritate derivaUiiii esse Caianum prsedicant, nec non et Esau, et Core cum suis, ilemque Sodouiitas : Abeluiii veru ab imbeciliiori virtute prodiisse. Quaiuobreni, etc.

’ Elipbas, Hist. de la magie, ib., 222. Le mot est clair; mais les cabaiistes gnostiques, issus du Juif magicien Simon, ne peuvent-ils renvoyer le compliment à leurs frères, à ceux de nos cabaiistes modernes qui , pour ne point blesser les délicatesses de l’époque actuelle, débarrassent à la fois de l’incommode et malencontreux personnage du diable, si souvent nommé dans le Coran, l’Eglise, qui s’entête à le réclamer, et la magie, dont, pour le quart d’beure, il blesse les nerfs et offense l’orgueil! — Voir Elipbas, i6., Hisl. p. 14 k 38.

53i LES JUIFS.

avec les ignorants ou les maladroits amis du progrès et de l’humanité, nous étonner du renom de magie qui s’attache et adhère à la science médicale du Juif, et qui, dans les siècles d’orthodoxie talmudique, provoque les rigueurs de l’Eglise contre le malade chrétien assez lâche dans sa foi pour se livrer aux mains du médecin talmudisant 1

En effet, une des branches de la cabale se prêtait à l’art de guérir. Ou la soupçonnait, on l’accusait d’ètre greffée sur la magie, et les Juifs ne s’en détournaient qu’avec peine; souvent même, lorsqu’ils s’étaient faits chrétiens, on les voyait persévérer à combattre les maladies et à conjurer les maux imminents , en attachant une vertu miraculeuse aux nombres, dont les lettres représentaient les chiffres, tantôt en récitant d’étranges formules, tantôt en se livrant à quelques pratiques bizarres ‘ ; et , chez ce peuple, l’art curatif semble marcher de front avec l’art de faire parler les astres.

« Dans les anciens temps , en France , nous dit un maladroit ami d’Israël, la plupart des médecins et des astrologues étaient Juifs. Ces connaissances furent fort en vogue chez cette nation, depuis la captivité de Babylone. On sait que les Juifs étaient en possession de rendre des philtres aux dames romaines , et iis exercent encore aujourd'hui la médecine dans tout l’Orient. La science de V astrologie judiciaire dont ils s’enorgueillissaient d’une part, et leurs richesses de l’autre, furent sans doute les causes de ces violences épouvantables et de ces persécutions dont l’histoire a conservé le souvenir. »

Et se retournant contre les peuples qui, fatigués d’étre les victimes de l’usure des Juifs, devenaient de temps en temps contre eux les exécuteurs d'une justice terrible et souvent cruelle, le même écrivain ajoute de sa plume naïve : « Ils avaient affaire

■ Bist. des Juifs, t. VI, ib„ p. .394. La cabale étant d’origine probablement Caïnite, mais au moins Cliamite, etc., est antérieure aux Juifs et ne peut leur être particulière. Elle est en lionnenr chez les savants arabes, et plus tard elle remplit les pages les plus curieuses de Cornélius Agrippa , de Paracelse, disciples des tbéurges alexandrins et des initiés de toutes les grandes époques de la magie. Hippocrate se moque de certains imposteurs qui se vantaient de guérir le mal caduc par des oraisons, etc..., L. De morbo sacro; et Galien rejette ces pratiques comme étant des prestiges d' Égyptiens et de Chaldéens, c’est-à-dire de sabéistes ou de cabalisles. — L. DeslmpUci rtmed. potest. — Tbiers, Superst., ch. xxxv, p. 416, etc.; 1679. — On voit, au contraire, se livrer à ces arts le fameux cabaliste et hérésiarque Basilides, disciple du Juif de Giton, Simon le Mage.

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