‹ Le juifChapitre 286 sur 312 · CHAPITRE APPENDICE · texte numérisé non relu

CHAPITRE APPENDICE

friandises, des pâtisseries, des jeux de dés, des bagatelles, un millier d’appâts, afin de leur ravir, en les attirant , la liberté et la vie. C'est ainsi que les démons nous promettent la guérison de nos membres, afin de compromettre plus sûrement le salut de notre âme. Oh! ne souffrons pas un tel abus, mes bien aimés. Ce n'est point parce que Dieu vous abandonne, c’est afin de faire plus vivement éclater votre vertu , qu’il laisse quelquefois la maladie vous atteindre. Endurez-la donc généreusement; fuyez ,/«■/«£ , ou repoutsez U$ Juifs : ils ont la prétention <f être le» plut habiles médecins du monde , mais leur science médicale n‘est qu‘ imposture , enchantements, amulettes, et pratiques empruntées à la magie 1... de même que leurs synagogues ne sont que des lieux de débauche, où se rendent des femmes impudiques et dissolues'. »

Familiarisé avec les ruses et les superstitions judaïques, un autre Père de l'Église, saint Épiphane, nous apprend que les Juifs mêlent à leur science les arts démoniaques’; que souvent même ils ne reculent point devant l'homicide, et mettent en pratique l'article de fui cabalistique que Thomas de Catimpré rappelait jadis en ces termes : « Un juif très-savant, converti depuis peu de temps à la foi, m’affirmait qu’un de ses anciens coreligionnaires, sur le point de mourir, avait fait aux Juifs cette prédiction ; « Vous ne pourrez guérir de la honteuse maladie qui vous afflige que par l'usage du sang chrétien* »... Car le sang humain est au fond de toutes les pratiques de la magie I

Il faut à la magie du sang, du sang humain. Il lui faut le sang de l’homme et des graisses humaines pour accomplir ses rites

' Les amulettes sont une des œuvres principales de la cabale, et un des principaux instruments de la magie. S. Jean Cbrysostome, ibid., p.

3, 4, elt , cité déjà OEuvres complètes, vol. II, éd. 1865 — Exemple de médecine cabalislique ou magique. Le médecin alchimiste Paracelse « le plus grand des mages chrétiens, opposait à l’envoûtement les pratiques d’un envoûtement contraire. Il composait des remèdes sympathiques, et les appliquait non aux membres souffrants mais à des représentations de ces mêmes membres, formées et consacrées suivant le cérémonial magique. Les succès étaient prodigieux, et jamais aucun médecin n’a approché des cures merveilleuses de Paracelse. » Eliphas lévi , Dogme et Rituel, vol. !•', p. 301. Lire ailleurs ses biographies, et une multitude d’exemples de cette médecine cabalislique. L’un des plus connus est la fameuse poudre sympathique de Digbgy, qui guérissait k toute distance et fit merveille citez

nos graves voisins les Anglais

* Advers. hæres. XXX; — l’Eglise et la Synagogue, p. 321.

’ De Pila instituenda, I. XI , cap. xxix, art. 23.

et parfaire ses chrêmes sacrés, ses onguents maléficiaires, tes saeramentaux, pour atteindre son but sacrilège. Ici , là-bas et ailleurs, selon les temps, selon le génie et le degré de civilisation des peuples , il lui faut ce sang et cette chair , breuvage et moyen de régénération mystiques. Et, dès l'origine des temps historiques, la Bible elle-même nous donne, sur le sol de Chanaan, le spectacle de ces odieuses pratiques, de cette anthropophagie sacrée, de ce sang et de cette chair humaine que mangeaient et que buvaient les Juifs avec les cabalistes de Chanaan, et dont leurs incantations exigeaient l’usage*.

Procédés de cabale et de magie, c’est-à-dire moyens démoniaques, mais employés à titre de moyens religieux ou tcientifiques, voilà donc deux choses qui se reproduisent sans cesse chez le Juif dans l’exercice de l’art de guérir ou de prévenir les maux du corps. Et, dans l’examen attentif « des meurtres d’enfants commis par les Juifs », ce qui frappera le plus vivement un sagace investigateur, ce n’est point toujours et seulement un farouche sentiment de haines religieuses ; non : ce ne sera que trop souvent encore l'intention « de faire servir le sang humain et les chairs déchirées à des opérations magiques » douées de la vertu « de guérir les maux du corps ou de l’esprit ». Ce sera le ferme propos « d'obtenir d’abominables effets , » persuadés que sont les opérateurs « qu’il se trouve dans ce sang et dans ces chairs, outre let propriétés médicales, une vertu particulière, une force occulte, assurant la réussite de leurs désirs. »

Quelquefois, et lorsque les circonstances le permettaient, les pratiques de la médecine cabalistique ou magique revêtaient eu plein soleil une franchise, un cynisme parfait de férocité. C’est ainsi que nous entendons Rufin, l’illustre contemporain de saint Jérôme, nommer des médecins juifs qu’une reine de Perse affligée d’une maladie dangereuse a consultés ; ces docteurs lui prescrivent pour traitement de couper en deux des vierges chrétiennes , et de passer entre les moitiés suspendues ; conseil que la reine accueille avec une aveugle docilité *.

’ Bible, Sagesse, ch xii, 4, etc. ; — id., notre livre la Magieau dix-neuvième siMe, dern. édit., ch. iv; — id., ci-dessns en ce présent ouvrage, le ch. vil, !• division : Ou sang...

‘ L'Eglise et la Synagogue, p. 313 ^ 315, etc. Tliom. de Catimpré, Devita instiluenda, 1. II, cap. xxix, art. 23. — Affaires de Syrie, ibid.,v. II, p. 380-84-8, et 390, etc., etc.

* J/isl. ecclés., 1. II, xxrv.

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