CHAPITRE APPENDICE. S
étaient, d’aprèe lea paroles de l’Apôtre des Gentils, les anges de malice princes et paissances de ce monde, insidiatears implacables répandus au milieu de l’air et des corps célestes. (Saint Paul, Ephe$., c. ti, t. il.)
Naviguant avec une vélocité d’éclair dans l’iminenailé des espaces, les Anges de Dieu sont les pilotes de ces puissants et lumineux navires qui peuplent et sillonnent le firmament. Ainsi l’enseignèrent les docteurs de l’Ëglise, ainsi le crurent les hommes du catholicisme antérieurs A la venue du Christ; et le Seigneur s’adressant à Job lui disait : • Où étiez-vous lorsque les astres du matin me lonaient tous ensemble, et que tous les enfants de Dieu étaient transportés de joie? » (xxxviii, 7.)
Les Anges, les enfants de Dieu, voilà donc quels étaient les conducteurs des astres ; vérité tellement tournée contre le Seigneur par les Esprits précipités du haut de leurs trônes dans les régions de l’air, que tout ce qu’il j eut de peuples idolâtres autour de la Judée se prosterna devant ces lumières du firmament, les honora, les adora, versa le sang humain sur leurs autels; que presque tout ce qu’il y eut d’infidèles sur la terre embrassa les superstitions détestables de ces Asiatiques; enfin, que la voix des hommes de Dieu ne cessa de tonner an milieu même d’Israël contre les adorateurs des Esprits des astres, et de briser leurs autels.
C’est ainsi que le roi Josias extermine « les augures qui avaient été établis pour les rois éC Israël, et ceux qui offraient de l’encens à Baal, an soleil, à la lune, aux douze signes, et à toutes les étoiles du ciel. C’est ainsi qu’il souille et profane le lieu de Topliet , à la porte de Jérusalem, afin que nul n’y sacrifie son fils ou ta fille au soleil (à Moloch) . C’est ainsi qu’il enlève les clievanx donnés au soleil par les rois de Juda, dievaux qui sont à l’entrée du temple du Seigneur; c’est ainsi qu’il brûle les chariots du soleil... qu’il souille et profane les hauts lieux bâtis par le roi Salomon à la déesse des Sidoniens Astarotb et à Melchom , » c’est-à-dire au soleil et à la lune... » '.
Lors donc que nous voyons le peuple élu, ses princes et ses sages en tète, succomber Rii-mëme devant les actes, devant les prodiges opérés par les Esprits qui se disent les recteurs des astres et les souverains du ciel ; lorsque nous voyons les hommes que le Seigneur ini-mème avait éclairés , ceux qu’il avait instruits de sa bouche et quotidiennement nourris de miracles’, tourner, à l’Instigation de ces Esprits,' leur liberté contre sa lumière, succomber quelquefois avant la foule, et l’entraîner dans sa chute; lorsque le prodige de la science et de la sagesse humaine. Salomon, se laisse à la fois prendre par le cœur, violenter par les sens et aveugler par ses passions carieuses; lorsqu’il nous donne l’exemple public de la défaillance intellectuelle et morale la plus incomparable et la plus honteuse que l’histoire de l’humanité nous signale, doutons-nous que le troupeau des simples fidèles puisse être séduit? Pensons-nous que l’Église ait été sage de poser une étroite limite au culte si consolant d’ailleurs des bons Anges, nous qui voyons, au sein des classes éclairées de nos capitales modernes, les ravages incroyables du spiritisme; nous à qui des hommes de science , séduits
' IV Hois, cliap. XXIII, 6,10, 11, I3, elc.;— Jérémie, vu, 31, etc.; xxxii, 35. Même dcfenie contre ces superstitioiii revêtues d'une autre forme dans les Capitulaires de C1iarleina{;nr, ce (;iie nous rappelons ailleurs.
’ Lire \Exoite, et, à ce propos, le bel ouvrage de M. Tliomassy , conseiller honoraire à la Cour luipériale : Pensées sur la religion; 1865, Plon.
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par de vaing preatiges et assez malheureux pour faire école, proposent cha~ que \om A' infailUblet moyens de discerner les bons Esprits des mauvais! — Oui, certes, si l’Ëglise dans sa hante sagesse n’y eût mis obstacle , les traditions du sabéisme ou de la cabale clialdéenne, c’est-à-dire les traditions du catholicisme démoniaque primordial (Dit gentium dœmonia, Ps. v, U5), source de l’astrologie judiciaire et de la magie théurgique, n’eussent rendu que trop dangereux le culte des Anges pour les premiers chrétiens. Car, partout et sans cesse , ces chrétiens étaient exposés aux malsaines influences de la science des Juifs, dont la souterraine activité, lorsque l’idolàtric disparut, entretint et conserva dans le monde l’empire des arts démoniaques et de la magie.
Infectés des principes de cette fausse et orgueilleuse science, qui du sein des mystères immondes du polythéisme primitif s’étaient inflltrés dans leurs traditions perverties, c’est-à-dire dans leur cabale, et que le père du mensonge, devenu le père d’Israël (vos ex pâtre diabolo. Suprà), faisait croître et prospérer à l’ombre du toit judaïque et de la Synagogue, les Juifs savourèrent alors un double bonheur. Ce fut de donner large carrière à leur orgueil en répandant autour d’eux, dans tous les royaumes du monde catholique, les principes d’une science devant laquelle se prosternaient les grands, et qui reconnaissait Juda poïtr maître; ce fut, en même temps, de satisfaire leur sourde et implacable haine contre le christianisme, en portant d’affreux ravages au sein de l’Église par la diffusion de doctrines et de pratiques qui, tout en plaçant le chrétien aux pierls du Juif son maitre, mêlaient odieusement, dans le cœur de celui que le baptême avait régénéré , le culte du Christ au culte des esprits de révolte, d’homicide et d’impudicité!
Ainsi, sous le couvert d’une épaisse ignorance, et sous l’empire invétéré des habitudes payennes, la sorcellerie se conservait un asile dans les campagnes et dans les hameaux écartés où l’idolâtrie, trouvant sa dernière retraite aux pieds du chêne dieu et de la pierre animée, <l<ï> re-
présentait fes dieujc osfres lumière etnature se propageaità l’aide de l’initiateur empirique et grossier, dont le colporteur juif retrempait sans cesse le zèle. Partout, en un mot, le Juif jetait en se jouant, les appâts d'une science qui, sous la perfide et chatoyante multiplicité de ses aspects, flattait à la fois l’orgueil et la curiosité, irritait les appétits cupides et les appétits sensuels , et tendait une irrésistible amorce aux aspirations déréglées de l’homme d’ambition et de l’homme de science ou de plaisir.
Ce n’est donc point sans raison qu’il se répétait de toute antiquité, que, partout où le Juif posait le pied, la magie prenait racine et sortait de terre. L’avocat juif Bédarride reconnaît lui-même ce fait historique, et l’exprime en ces termes : « L’empereur Adrien disait qu’il n’avait pas vu en É^pte un seul Juif qui ne fût mathématicien. » C’est de ce nom, nul écolier ne l’ignore, que Rome impériale qualifiait les suppéts de la magie; et l'un des plus vastes et incandescents foyers de la cabale théurgique et de la corruption à cette époque, l’Égypte, était une fourmilière de Juifs. M. Bédarride ajoute, ce qui d’ailleurs allait sans dire, qu’ils « s’étaient perpétués en Occident dans cette réputation ’ ! »
' Lunut-Lunn, Dianus-Diana, tic. Lire notre livre Dieu et les dieux, Paris, 1854 (nionicutaiiériieot épuisé).
* Ibid., p. 451. — Batnage, t. IV, p. 1212.