PREMIÈRE NOTE
« Le rabbinat français n'est pas réformateur, dit le grand rabbin Isidore. Il a su se préserver jusqu’à ce jour de ces (enlalions malsaines qui ont produit ailleurs la désunion, le déchirement, le schisme. » P. 975. « Mais si le dogme est invariable, il n'en est pas de même du culte. » Archives israélites, XXI, p. 976, 1“' novembre 1867.
Qui eût osé parler devant Israël de réforme dans le cube au commencement de ce siècle, sans redouter lacolèredesesaudileur'?Mais, depuis quelques années, la réforme, le prolestaniisme poussé à scs dernieres limites, est partout en Israël, et s'introduit non-seulement dans le journal du progrès, les Archires, mais jusque dans le journal conservateur, l’Univers israélite, que nous entendons gémir lui-même de ce mal destructeur.
« Nous avons souvent montré à nos lecteurs le spectacle affligeant qu’offre l'œuvre réformiste et schismatique en Allemagne. Voici encore un nouveau et irès-lriste exemple, donné par certains rabbins d’outre- Rhin, de leurs égarements et de l’oubli de tous les devoirs, de toutes les convenances... » Univers israélite, IV, p. 151, décembre 1866.
Suit Pénumération du scandale donné; puis : a 11 est triste de voir un rabbin, un docteur delà loi, un gardien des commandements divins, mener une telle vie, donner de tels exemples à la communauté, un tel scandale à tout un pays, et faire de pareils aveux solennellement,
dans l’enceinte de Injustice, devant Israël et devant les peuples!
Et qu’on ne reproduise pas cette vieille thèse, depuis longtemps condamnée par l’expérience, à savoir qu’on veut seulement apporter quelques modifications dans le culte public... », car « voici une nouvelle preuve de ce que cette pensée, même inspirée par la meilleure foi du monde, renferme de dangereuses illusions. » Suit cette preuve curieuse, ibid.