DEUXIÈME DIVISION
La grande assemblée judaïque de 1806, elle grand Sanhédrin de 1807, le-quel est un faux Sanhédrin. Concordai judaïque, faus>^anl a la fois !a loi do Moïse et le Talmud. — Fausse déclaration de celle assemblée. — Ce qu'était le véritable Sanhédrin. — Un mol de M. de Bonald sur les Juifs.
Asservir à son pouvoir destructeur, h sa volonté créatrice, les éléments souvent les plus disparates, et forcer au besoin la nature à les associer, ce fut une des habitudes de Napoléon I", génie sous la main duquel se sentit domptée la Révolution, sa mère! Or, une de ses volontés, ce fut lunification des peuples dont il prétendait composer son empire, et d’abord l’assimilation faite k son profit des éléments sociaux que renfermait l’ancienne France. On le vit donc s’arrêter un beau jour k vouloir que la population française ' se mît en devoir de s’assimiler la population judaïque!
Élever franchement le juif au rang de citoyen français; lui conférer la jouissance complète des droits civiques, et terminer ainsi l’œuvre de l’Afsemblée nationale', c’était combler les vœux les plus ardenis d’Israël. Le 30 mai 1806, une grande et solennelle assemblée de tous les Juifs de la France et de l’ilalie, réunie pour lors k la France, eut donc Paris pour siège, et ses membres subirent un interrogatoire dont le but était de faciliter les bienveillantes inlentions du conquérant k l’endroit des Juifs. Qiielques-iinesdes réponses obtenues nous diront quelles furent les questions les plus importantes posées par MM. Molé, Portalis fils et Pasquier, commissaires du gouvernement.
La religion des Israélites, répondirent les députés juifs, — et retenons bien ces termes, car nos pages en feront mesurer bientôt toute l’audace*, — cette religion « leur ordonne de regarder la loi du prince comme la loi suprême en matière civile et politique : les Juifs sont tenus de regarder les
• 28 septembre, 31 novembre 1791.
^ Le mot impudence répugne à notre plume.