CHAPITRE TROISIÈME
avec la religion et les mœurs d’un peuple en guerre ouverte avec la religion et les mœurs de tous les peuples.
• Les Juifs étaient protégés en France dans leurs personnes et dans leurs biens, comme les régnicoles, comme les étrangers, comme les Suisses, moins étrangers à la France que les Juifs; et, hors le service militaire que les Juifs n’étaient pas jaloux de partager, et qui, même pour les Suisses, était plutôt une condition imposée à la nation helvétique par des traités qu’une faveur accordée aux individus, je ne vois pas que les Suisses, qui n’étaient en France ni magistrats, ni administrateurs, ni ecclésiastiques, ni même, par le fait, propriétaires, jouissent, en vertu des lois, de beaucoup plus de droits que les Juifs. » T. II, p. 253.
« Nul doute que si les Juifs eussent été aussi ambitieux dans les autres provinces qu’ils l’étaient en Alsace, les amis des Juifs n’eussent eu à se reprocher, comme les amis des noirs, la précipitation avec laquelle ils appelaient à la liberté, qui était alors la domination, un peuple toujours étranger là même où il est établi, et qui avait aussi à venger l'irremissible offense d’une longue proscription. Je ne rapproche pas les personnes, mais je compare les passions; et la cupidité, qui attente par les moyens de ruse à la propriété d’autrui, est sœur de la férocité qui attente à la vie par la violence. Les Juifs, s’ils eussent été répandus partout en France, unis entre eux comme ceux qui souffrent pour une même cause, et d’intelligence avec les Juifs étrangers, auraient fait servir leurs richesses à acquérir une grande influence dans les élections populaires, et auraient fait servir leur influence à acquérir de nouvelles riches.ses. » P. 248, 249, 252 à 256, De Ronald, Mélanges, t. Il; Paris, 1819, in-8“; etc. XI des Œuvres.
M. de Ronald lisait dans l’avenir. — Et qu’arrivera-t-il le jour où les Juifs seront plus empressés de dominer et de s’emparer du pouvoir civil et politique que de s’enrichir? Un tel pouvoir serait, d’ailleurs, en de telles mains, un si redoutab'e élément de richesses I « Voir plus bas le chap. sur les Juifs en Roumanie.