TROISIÈME DIVISION. — LES CONSISTOIRES
Organisation artificielle, pn'lude de la d(*sorpanisa(ion radicale. — Fondions po iiiques et policières des consistoires et des rabbins. — Napoléon 1"', nouveau Mofse aux yeux des Juif*, et leur ivresse. — Organisation catholique du rabbinai. — Les Juifs légalement constitués en peu| le distinct par la loi même qui prétend les fusionner. — Cruelles pt-inlures de* con-isioir. s, faites de la main des Juifs. — Celte institution religieuse prépose les laïques, c’esl-à dire les ouailles, à la direction des pontifes ou du prétendu sacerdoce de Juda. — Doléani'es. — Fruit de ces doléances; scandales. — a Lescepire de Juda devenu un gourdin. » — Le gouvernement chrétien de la France devenu le régulateur du culte d’Israël. — Un ministre et un général gomernant la Synagogue. — Conclusion.
Il fut donc ordonné, par un décret du 17 mars 1808, rappelé dans notre dernière page, qu’une synagogue et un consistoire seraient établis dans chaque département où la population juive atteindrait le chiiïre de deux mille individus; qu’un grand rabbin siégerait k la télé de chaque synagogue consistoriale; que les consistoires veilleraient b empêcher les rabbins de donner aucune instruction, aucune explication de la loi qui ne fût conforme aux décisions du Sanhédrin, — lesquelles avaient été mises d’accord avec les lois de l’Empire! — qu’ils auraient l'œil b l’administration des synagogues; qu’ils encourageraient les Israélites b l'exercice des professions utiles , et feraient connaître ceux qui resteraient dépourvus de moyens d'existence. Ces consistoires départementaux devaient relever d’un consistoire central dont le siège serait b Paris, et auquel il incomberait de proposer la nomination des rabbins et de les confirmer. Ces « rabbins étaient chargés d’enseigner la religion et l.v doctrine DU S.vNHÉDRiN; de rappeler l’obéissance aux lois, surtout à celle de la conscription , et de faire considérer le service militaire comme un devoir. Us devaient jurer sur la Bible d’être fidèles aux lois, et de faire connaître tout ce çu’ils apprendraient de contraire aux intérêts du souverain ou de l’État^. »
' Décret du 19 octobre 1808. Bédarrido, id., p. i2l. Les autres articles do ce décret, qui tend à faire du rabbin un agent de police,