‹ Le juifChapitre 49 sur 312 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

s’applaudirent de cette étrange situation, qu'ils appelaient un progrès, et ils ne voulurent pas comprendre que l’appui humain est une base bien fragile, surtout dans un temps où la société tout entière est en proie h de perpétuelles vicissitudes »

CONCLUSION

Aujourd’hui donc, ct’sous l’œil de la civilisation moderne, avec ces rabbins sevrés de toute autorité légitime et dénués de tout prestige ; avec ce faux sacerdoce, où vous cherchez en vain le prêtre -, avec ce conseil consistorial ou apostolique qui se compose de laïques, et que fonda naguère un sanhédrin privé de l’un de ses éléments essentiels, l’élément sacerdotal; en un mot, avec cette organisation qui semble être un défi à la nature des choses , un renversement raisonné de toute raison , et qui tient la religion juive sous la dépendance d’un pouvoir profane et chrétien, il faut que cette religion des traditions pharisaïques s’efface; il faut qu’elle disparaisse, ou bien il faut qu’elle s’engage avec hardiesse, et contre tous ses princiiies d’immobilité, dans les voies du progrès, ainsi que la parole du sanhédrin de Napoléon I" fit supposer au peuple français qu’elle s’y était engagée.

En d’autres termes, il faut pour accomplir ce prodige et rester juive , que la religion rabbinique remplace de toutes parts par d'autres croyances et par d’autres mœurs les croyances et les mœurs qu’elle a fondées; il faut qu’elle progresse en rétrogradant jusqu’il Moïse et jusqu’au.v prophètes, ce qui équivaut 'a déclarer qu’il lui faut se réfugier dans le vestibule même de la religion du Christ. Et c’est alors, et c'est l'a, que faire un mouvement sans frapper k la porte de l’Église, sans s’y heurter, sans l’enfoncer pour s’y perdre en s’y transformant, lui devient, quels que soient les prodiges de son habileté, le tour de force le plus impraticable.

‘ Question juive , par le R. P. Ralisbonne, Israélite converti, p. 18 à 20. Paris, 1868.

Mais lorsque nous parlons des énormités de cette orthodoxie judaïque, qui disparaît presque entièrement de notre France et que l’Occident commence k honnir, nous ne saurions être compris si d’abord nous ne faisions connaître et comprendre ce que c’est que le Talmud 1

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