CHAPITRE QUATRIÈME
juif et chrétien, mais il fait malheureusement plus-, il insinue que la famille Israélite dégénère moralement , montre un affaiblissement visible du sentiment ([honneur, une absence totale de toute suceplibilité pour tout ce qui touche au Kidousch et au Hilloul Haschem, enfin une décadence complète. Il accuse nos lois religieuses de pousser un nombre considérable d’Israélites dans les bras de l’apostasie... Jl parle comme les missionnaires ' ! »
Voici donc le judaïsme enfin mis b nu par les Juifs enxmémes, couvert d'ignominie par les siens s’il reste dans la fange sanglante du Talmud-, et, de plus, — ouvrons les yeux, — le voici qui reçoit ii la face du monde ce soufflet de la main de M. Renan, son auxiliaire, le bourreau de l’éternelle divinité du Christ : « Insociable, étranger partout, sans patrie, sans autre intérêt que ceux de sa secte, le Juif talmudiste, nous dit ce publiciste antichrétien , a souvent été un fléau pour les pays où le sort l’a porté *1 »
Quel judaïsant ou quel philosophe osera soutenir avec M. Bail après de tels aveux, et ce ne sont point les meilleurs, que « la perversité (des Juifs) n’est ni dans leur morale ni dans leur loi’? » Et quel homme doué de quelque sens se permettra désormais de condamner les empereurs, les rois et les papes d’avoir lancé l’anathème contre le Talmud , d’avoir ignominieusement jeté dans les flammes ce livre monstrueux de la loi judaïqueV
Entre ces souverains, saint Louis ordonne que le Talmud sera brûlé, « et que les Juifs qui refuseront d’obéir à cette ordonnance seront forcés de le faire, ou punis selon la
< Univers Israélite, IV, p. 152, décembre 1866.
* Archives israélites, XII, p. 534, 15 juin 1868.
3 Les Juifs au dix-neuvième siècle, deuxième édition, p. 19 ; Paris,
* Justinien, Saint Louis, Clément VIII, Jules III, Paul IV, Pie V, etc. « La frayeur que le Talmud inspirait était grande », et légitime, ajoutons-nous. Lire cette nomenclature et les réflexions qui l’accompagnent, Archives israélites, V, p. 218, etc., I"' mars 1868; et lire le Dict. encyclopédique de la théologie catholique, par les savants docteurs de TAllemagne, t. XII, p. 442, etc., 1861.
rigueur des lois. » Cette condamnation du livre sacré arrache aux Juifs les plus bruyantes et les plus lamentables doléances; mais le pouvoir protecteur de la civilisation chrétienne lient bon contre leurs efforts; et, lorsque les Juifs stipulent leur retour en France sous le règne de Louis le Hutin, le traité de juin 1315 porte « que tous les livres de la loi leur seront rendus, à l’exception du Talmud', » car ce livre est abominable; et les lettres des papes HonoriuslV et Jean XXII (1286 et 1320), relatives aux scélératesses des Juifs d’Angleterre et d’Aragon , nous peignent en couleurs assez vives l’horreur que ces hommes inspiraient aux peuples civilisés. « Nous n’avons pu apprendre sans nous en aflliger, s’écriait l’un de ces pontifes, que les Juifs, mettant de côté l’ancienne loi que Dieu leur avait donnée par son serviteur Moïse , aient adopté une autre loi qu’ils prétendent tenir du Seigneur, ce qui est une fausseté, et qu’ils nomment ïalmutz. Tissu d'innombrables indignités, celte œuvre énorme contient, outre une multitude d’abominations, des malédictions et des imprécations horribles que les Juifs perfides et ingrats envers les chrétiens profèrent chaque jour contre eux dans leurs prières et leurs exercices de dévotion. On saisira donc ce livre impie*... et digne de tous les anathèmes. »
Mais hâtons-nous maintenant, après avoir prêté l’oreille
1 Traité de la police, 4 vol. in-fol., t. p. 282-284, 1705, ouvrage monumental de Delamarre.
* Lisez l’œuvre monumentale de Baronius, Annales ecclesiasticœ , etc. In Angliam Judæi... ul ob graviora scelera... An. 1286, xxiv. Ces dates et ces nombres permettent de ne pas indiquer les volumes de col immense ouvrage. — Ipsi enim librum quemdam... quem Thalmud vulgariter nuncupant, abominationes, falsilates, infidelitales et abusiones mullimodos contineniem...
Singulis quoque diebus, in oratiunibus, vel potius in execrationibus suis, in maledictionem Christianorum...prorumpunt, alianonnulla cornmittendo nequissima... Ib., 1286, xxiv.
Dolentes quippe audivimus et narramus quod Judæi... lege veieri præterinissa, quain per Moysen suum contulit majestas omnium conditoris, quatiidam legem aliam, sou Iraditionem, quam ïalmutz vocant,
faiso Iradidisse Dominum conflngunt in cujus amplo volumine
abusiones fere innumerabiles, etc... Maledictiones quoque gravissimæ, ac imprecationes hnrribiles, quæ ab iisdem Judæis ingratis atque per-