LES TRADITIONS
Le Juif est le dernier des hommes. — Au contraire, le Juif est le premier des hommes! — Temps anciens; traditions pharisalques des Rabbins ; elles sont la source du Talmud. — Quelles .sont les croyances, et par conséquent quelles sont les mœurs des Juifs? — Le peuple juif distinct de tout autre peuple. — Le caractère qui le distingue varie dès que se manifeste la décadence de sa loi religieuse. — Cette loi était celle de Mo’ise. — Elle fut attaquée par l’idolâirie, dont les doctrines sont celles de la cabale sabéiste primitive ^voir à la fin de ce livre), et par les traditions rabbiniques dont se forme le Talmud. — Il y a donc un abîme entre ces traditions talmudiques et la loi de Moïse, que, depuis le Christ, le Juif ne peut appeler sa loi religieuse sans mentir a l’histoire et à sa foi.
O Juif, recule, et vite! car, un peu plus, et tu risquais
de nous toucher, loi le dernier des hommes! Ce que
l’Orient, lorsque nous l’avons parcouru, nous a fuit voir, c’est que quiconque se respecte et te rencontre te crache ‘ au visage, te touche de son bâton, ou te caresse du bout de son pied. Cependant, nos paroles te font sourire de dédain, car l’or abonde dans tes coffres-, et qu’y a-t-il au-dessus de l’or? Ainsi raisonnes-tu ; nous le savons, et, vraiment, tu raisonnes h merveille pour un Juif. Mais va, tous n’ont pour le dire qu’une bouche 5 l’or que tu caches et
i LES JUIFS.
celui dont tu fais étalage, a l’odeur du sang ou de la boue; c’est pourquoi l’ennemi même du prêtre catholique, M. Michelet, vient de le crier par dessus les toits : tu es l'homme sur lequel tout le monde crachel Au large, Juif, au large! et gai de- toi bien de nous approcher : que ton vêtement ne touche point le nôtre ' !
... Que disons-nous, mon Dieul et quelles paroles indignes s’échappent de nos lèvres! Oh non, Juif, avance, toi le premier, le plus parfait des hommes, l’élu du Ciel; avance, et ne nous humilie point en reculant, si nous nous approchons de ta personne. Antique adorateur du vrai Dieu, quel sang plus pur et plus noble que celui du fils d’Abraham, dont la généalogie écrite dans les pages de la Bible, la plus certaine et la plus ancienne des histoires, traverse sans s’y perdre les eaux du déluge, et remonte, par une suite d’ancêtres connus, au premier des hommes. Nous autres chrétiens, fils d’Abraham par adoption, et devenus, depuis le Christ, les nobles devant Dieu et devant les hommes, les maîtres de la terre et les héritiers du ciel, nous voici choir dans l’ère de notre décadence; voici que nous allons te céder la terre et Dieu. Prends-les vite, toi qui sais si bien prendre, et rentre dans tes droits. Aux perfections supérieures de ta constitution physique et de tes facultés intellectuelles, qui nous étonneront tout à l’heure, ajoute, après l’ère de tourmente qui menace le monde, les perfections qui te manquent. Missionnaire historique de la cité du mal , et missionnaire futur de la cité du bien *, permets cependant, ô Juif, notre maître déj'a, notre seigneur bientôt, permets que nous nous rapprochions de toi pour te traiter en frère aîné; ne nous crache pas au visage et ne nous crie pas : Recule!
Ces deux mots, qui prétendent te résumer, nous ont fait
* Ces mœurs sauvages disparaissent de l’Afrique française, où nos lois les ont déjà réprimées.
2 Nous allons dans un moment expliquer ce qu’il y aurait d’énigmatique dans notre langage.