CHAPITRE QUATRIEME
gue ; c’est-à-dire de prouver par des textes formels la fausseté de la quatrième décision du sanhédrin de 1807 , sans préjudice de ce que j'aurais à dire relativement à ses autres décisions! Mais la charité chrétienne me défend de publier , si ce n’est en cas de nécessité absolue, la traduction des passages révoltants que je |>ourrais citer dans cette note. Je me bornerai à en indiquer une partie à ceux de mes frères qui les ignorent, et qui savent assez la langue rabbinique pour les lire dans les livres originaux... »
Car le Talmud et les autres ouvrages des rabbins contiennent une foule tChorreurs et dc recommandations détestables contre les chrétiens et le christianisme. Mais n depuis que la connaissance de la langue hébraïque s’est répandue en Europe, les imprimeurs juifs ont pris la précaution de supprimer tous ces passages , en laissant des lacunes à leur place. Ils substituent des noms quelconques à ceux de Minim, Goyim nohhrim (chrétiens), Meschoummedim, Moumrim (Juifs baptisés)», et pour remédier à ces lacunes « ils enseignent verbalement ce qu’elles indiquent et rectifient les mots changés à dessein. Quelquefois aussi ils rétablissent à la main dans leurs exemplaires les suppressions et les corrections politiques des auteurs juifs. Ce dernier cas est arrivé dans l’exemplaire du Talmud que je possède. Helvicus raconte dans son traité sur les paraphrases des Bibles cbaldéennes, p. 10, qu'il avait un Talmud dont un Juif s’était servi avant lui , et dans lequel toutes ces corrections étaient faites à la plume. »
« D’un autre côté , l’extrême rareté et peut-être la perte irréparable de plusieurs livres anciens,... assez connus par leurs passages favorables au christianisme , a donné lieu à l’accusation de mauvaise foi contre les rabbins. Je regrette dc déclarer que cette accusation est fondée , et c’est une chose connue dans notre nation qu’ils ont fait disparaître (ganezou) des livres qui contredisaient leur doctrine '. »
' Parmi ceux-ci, le Targum, dont ces passages cités par des orientalistes qui les y ontlus ; « Jéhova m’a dit ; Tu es mon fils.Ces deux, Père
Ce sérail donc bien a tort que les avocats mal inspirés de la race juive nous diraient : « Si ou rejette les Israélites comme Juifs, on les punit d’être nés dans une religion plutôt que dans une autre-, c’est une infraction manifeste ii toutes les lois humaines et positives'. » Non, d’abord; car appliquer a ceux qui se donnent pour sectateurs de la loi de Moïse la loi du talion*, se placer sur le terrain de leur propre justice et tourner contie eux-mêmes leur code religieux qui est le Talmud , ce serait les traiter d’après la règle qui les dirige à notre égard. Non, derechef; car, nous proposer l’adoption des Juifs, sans se soucier s’ils persistent ou non « dans les pratiques superstitieuses que le» rabbins ont ajoutées aux prescriptions de Moïse *, » lorsque ces superstitions abrutissantes sont homicides, ce serait nous proposer d’introdu'ire la plante vénéneuse dans le froment du père de famille , et souiller le champ de la civilisation.
C’est pourquoi naguère , dans une assemblée qui prend à lâche la régénération du judaïsme, un Israélite, frappé de ces considérations dont l’évidence commence h saisir les esprits clairvoyants, s’écriait devant M. Cerfberr ; « Il faut nous hâter de sortir du vieux temple ; — c’est-'a-dire , pour les Juifs modernes , du temple talmudique, — si nous ne voulons bientôt être ensevelis sous ses ruines*. » C’est encore pourquoi, de nos jours, l’un des coryphées de l’école des
et Fils, sont trois, en union avec une troisième personne, et ces trois ne font qu’une substance, qu’une essence, qu'un Dieu. » Ps. 2, etc., deuxième lettre, Drach, tS27, p. 263.
Les Juifs modernes se regardent comme les seuls monothéistes, et nous accusent d’adorer plusieurs dieux à cause de ce dogme delà sainte Trinité. Voir comment, dans l’ancienne loi, leurs pères adoraient, dès les temps les plus reculés, ce Dieu en trois personnes. Harmonie entre l’Eglise et la Synagogue, t. P'', p. 280, 285, 368, 433, etc.
Aussi a quelques rabbins, en traitant de la Trinité divine, s’exprimaient d’une manière si orthodoxe qu’ils ne laissent rien à désirer au théologien le plus scrupuleux sur les termes. » Ib., p. 280 ; Paris, 1844.
‘ Des Juifs au dix-neuvième siècle, p. 16, par M. Bail, ancien inspecteur, etc. Seconde édition, Paris, 1816, in-8".
- Bible, Exode, chap. xxi, p. 24, etc.
3 Th. Hallez, Des Juifs en France, p. 5-6; Paris, 1845.
* Les Juifs, leur histoire, etc., p. 12; Paris, 1847.