‹ Le juifChapitre 67 sur 312 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

appelle à l’église , vous ne réveillez pas le zèle des indifTérenls; mais lorsque le démon vous appelle à cette solennité juive des Trompettes, au lieu de retenir ceux que charme cet ' appel, vous les laissez s’engager dans le lieu de l’impiété et dans la voie glissante de l’impureté! car les courtisanes, les libertins, le chœur entier des danseuses, ont coutume de s’y réunir. Et pourquoi parler des impuretés qui s’y commettent? Ne craignez-vous pas que votre femme u’en revienne possédée du démou? N’avez-vous pas ouï démontrer clairement, dans notre premier entretien, que les âmes des Juifs et les lieux où ils se réunissent servent d’habitacles aux démons? Comment donc osez-vous, lorsque vous avez pris part à une danse diabolique, retourner dans l’assemblée des

apôtres? Quoi ! vous n’êtes pas saisis d’épouvante et

d’horreur après de telles prévarications ! »

« Ne vivant que pour leur ventre; affamés des biens présents-, d’une indépendance, d’une avidité, de mœurs en un mot comparables à celles des porcs et des bottes, les Juifs ne savent qu’une chose : lâcher les rênes à l’intempérance et k

l’ivresse La dernière des tavernes est encore moins

ignoble que les synagogues. La Synagogue n'est pas une demeure de voleurs, c’est la demeure même des démons ; et nous pourrions en dire autant des âmes des Juifs '. »

Le célèbre évêque de Vultourre, Simon Maïol *, semble avoir pris k tâche, entre tant d’autres historiens, de porter au cœur même de l’époque de la Renaissance le puissant et terrible témoignage dont saint Jean Chrysoslome faisait retentir le quatrième siècle, lorsque son éloquence tonnait contre les mœurs des disciples de la tradition pharisaïque.

De la perfidie des Juifs, tel est le titre SOUS lequel parut avec l’éclat d’un bruyant météore le traité dans lequel il

‘ Saint Jean Chrysostome, Œuvres complètes, trad. nouv. par M. l'abbé J. Bareille, t. Il, premier discours, p. 349, etc.; second discours, p. 372; Paris, Vivès, 1865.

® Savant remarquable, mais qui, dans les sciences profanes, partageait un grand nombre d’erreurs de ses contemporains.

veut que les chrétiens reconnaissent les fraudes et les impostures que machinent ces hommes sinistres. Du haut de sa gravité doctorale , il leur enjoint donc de repousser les appâts que leur tend la main du Juif, et de ne point prosti- ' tuer aussi follement qu’ils sont enclins h le faire la liberté qui leur est acquise par droit héréditaire' .

« Ces traîtres, les plus scélérats de tous les hommes, livrent au Turc notre patrie, nos ressources, nos forces, et nous les tolérons, et nous les nourrissons! C’est attiser le feu dans notre sein, c’est y réchauffer le serpent *. »

Méfiance, et méfiance encore ! car « l’expérience ne cesse de démontrer que, du premier au dernier, les Juifs poursuivent les chrétiens de la haine la plus implacable; et que, si l’occasion leur promet l’impunité, ils se groupent et se précipitent sur eux en bataillons serrés, semblables à des troupes de harpies qui ne peuvent se rassasier du sang qu’elles sucent. » Ah ! craignez jusqu’à leurs prévenances mêmes, jusqu’à leur obséquieuse soumission ; car vous avez d’autant plus â les redouter que la perfidie se glisse sous leurs empressements’. Voyez les mille formes décevantes dont ils revêtent l’usure! Conduite par eux, elle se prête à d’inimaginables artifices pour vous dévorer; et voyez encore : s’il se rencontre des voleurs , des malfaiteurs , des femmes vouées â la prostitution , la maison du Juif s’ouvre d’elle-même, devant leur face, et reconnaît en eux des hôtes (promptum prœbent hospitium). Que ces gens de rapine viennent offrir au Juif les produits d’un vol, et celui-ci les acliète aussitôt k vil prix; il encourage ces misérables, il les stimule et les aide k tous les méfaits. Vrais fruits de potence (furdferi), fléaux de tous les honnêtes gens, dépourvus de droit k toute tolérance, les Juifs sont, en un mot, les excitateurs et les auxiliaires du fils de famille con-

' Nec libertatem hereditario acquisilam , ilà temerè prostituere velint. T. III, p. 7 ; Moguntiæ, 4645.

* Ib., p. 809, col. 2.

3 Ib., p. 840, col. 1.

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