‹ Le juifChapitre 69 sur 312 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

trouve donc devant lui les mêmes hommes de malfaisance qu’y ont trouvés ses prédécesseurs-, et ces Juifs, qu’il s’agit de refouler au dehors et d’éloigner h tout prix, n’ont donc cessé d’être, dans l’opinion de la France, un fléau public. Ne nous figurons point cependant que cette défense sévère empêche un certain nombre de ces hommes aventureux de pénétrer et de s’asseoir dans le royaume; quelle barrière au monde , quelle digue serait imperméable k la race juive? Mais elle signiûe ce que devait être aux yeux du justicier suprême ce fidèle du Talmud , que le procureur général du régent Philippe d’Orléans appelle, en 1717, « le monstre de la société civile ' ! »

Après avoir sommairement jugé de la doctrine 'judaïque par les mœurs du Juif, jugeons maintenant en elle-même cette doctrine adultérée; ouvrons le livre qui la contient, remontons aux premiers jours du monde , jetons un coup d’œil sur l’homme, tel qu’elle nous le décrit, sortant des mains du Créateur, et voyons ainsi, dès le principe, ce que devient la vérité biblique, ce que deviennent les livres sacrés de Moïse et la dignité même de notre nature devant la parole magistrale du Talmud.

« Le Seigneur, dit ce livre des livres, ne voulut point donner de compagne au père du genre humain avant qu’il la demandât lui-même. Car, « par la suite U arrivait qu’elle l'induhit au péché. Dieu prétendait qu’Adam ne fût point en droit de lui reprocher un présent funeste. Mais ayant pris cette précaution contre celui qu’il avait fait à son image. Dieu fit passer devant ce monarque de la terre toutes les créatures. Or, le premier acte de l’Adam talmudique est un de ces outrages k la nature que la loi de Moïse punit implacablement de mort * ; crime religieux, car il a pour inspirateur les dieux, c’est-k-dire les mauvais esprits ', sans cesse ‘appliqués k corrompre, k ravaler la dignité de l’homme;

* Passage que nous citerons dans un autre chapitre.

* Bible, Lévitique, xviii, Ï3-29; \x, 15-16, etc.

® Dii gentium dætnonia. Ps. xcv, 5.

crime vulgaire plus tard, et qui prit rang au nombre des abominations de ces Chananéens dont le fer d’Israël dut purger la terre.

Adam , qui se cherche une compagne ' , tombe dans de prodigieux égarements-, et, loin de sévir contre lui, Dieu daigne, pour complaire h ce premier homme du Talmud, lui tirer une côte hors du corps, et il en construit une Ève âgée de vingt ans ’. Mais notre première aïeule se n»ntrera-t-elle supérieure U ce triste mari? Aura-t-elle dans ses goûts de moins humiliants écarts? — Réponse : Copinion commune des rabbins est que la mère des hommes eut pour le serpent une atîection dont profila cet insideux animal pour la porter' k la transgression du précepte divin. Aussi le monstre lui communiqua- t-il le venin qu’elle transmit k sa postérité’.

Telles étaient, d’après les vénérables docteurs du Talmud, les mœurs de nos premiers pères au cœur du paradis et dans l’état d’innocence! La pénitence d’Adam n’eut lieu qu’après sa faute, c’est-k-dire lorsqu’il eut mangé du fruit défendu-, et nous citerons comme une preuve de sa longue durée la rigueur d’un jeûne de cent trente ans, pendant lesquels il refusa tout boire, tout manger, et s'isola d’Ève. Aussi cet excès de rigueurs imprudentes eut-il sa désolante réaction; car un jour qu’Adam vit Lilit, démon fémi-

‘ Nous indiquons le texte latin pour la continuation de ce récit, mais nous ne voulons pas le reproduire intégralement : Tune compressit omnes... sed cum nihilominusefTervere... petivit a Deo sociam similem sibi. Drach, lettre seconde, p. 340-314 ; 48Î7.

* Lettre seconde du savant Drach, ancien rabbin, p. 340-344, Paris, 4 827 ; in-8“. — Id., De perfidia Judæorum , par l’évêque Maiol , p. 809, col. 2; Mogunliæ, i645.

® Multoties eam... cum sese... injecit in eam tabem, Zouhama, — qua posteritas mulieris infîcitur. Telles sont les propres expressions ou Talmud, traité Sebabbot, fol. 446 r”; traité Yebamot, fol. 103 v"; traité Aboda-Zara, fol. 22 v“. Drach, Zfartnome, t. II, p. 321 , 4844; — lettre seornde,, Id., p. 343; 4827. Lire sur ces actes, communs dans le monde idolâtrique, Serpentem inter et mulierem : Etudes anthropologiques, culte du Serpent, etc., par le docteur Boudin, médecin en chef de l’hôpital militaire Saint-Martin , de l’armée d’Italie, etc., etc.; Paris, 4864, Rozier, 88 pages in-8“.

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