CHAPITRE CINQUIÈME. 4t
nin, Lilit lui plut, tandis qu’Ève, délaissée, rencontra de son côté des démons qui n’étaient pas de son sexe , et que ces séducteurs lui plurent. Ainsi naissait la race féroce et terrible des hommes issus des démons ' .
O singulières austérités de la pénitence chez ce peuple dont la nature semble se retourner et se mettre comme d’elle-même h l’envers, dès qu’il se révolte contre son Créateurl O navrantes aberrations de son livre doctrinal et doctoral par excellence, qui nous rapporte du ton naïf dont se disent les choses les plus simples, ces néfastes et calamiteuses relations entre l’homme, le démon et la brute * !
L’homme agit d’après sa foi^ sa croyance engendre ses actes , lorsque cette croyance est sincère. Voilà ce que nous répétons sans cesse-, aussi la conviction de l’infaillibilité doctrinale du Talmud est-elle si profondément enracinée dans l’esprit du pur orthodoxe, qu’elle domine chez le père de famille jusqu’aux sentiments les plus naturels, jusqu’aux plus indomptables instincts du cœur. La crainte de flétrir l’innocence de ses propres tils était donc , hier encore, insuffisante à empêcher le Juif de les initier à ces détestables études.
Ainsi, par exemple, et le dire est plus aisé que le croire, l’assertion du Talmud relative aux premiers rapports .d’Adam avec les animaux est-elle « répétée dans un commentaire que l’on fait apprendre aux plut jeunet enfante ; et ce commentaire, le seul qui soit enseigné dans les écoles, renferme une foule d'horreurs pareilles, que les maîtres ne peuvent se dispenser ctexpliquer aux élèves. La première partie, qui explique la Genèse, renferme vingt-sept de ces passages
' Drach, lettre seconde, p. 316 , t'6.
^ Idem, De aliis contra naturam criminibus. Lire dans t Eglise et la Synagogue, p. 131 à 136, les remarquables paroles et les cruelles accusations d’Egiza, sanctionnées par le huitième canon du concile de Tolède , en 693, où Rgurent cinquante-neuf évêques. — Sur les alliances entre l’homme et le démon, lire notre livre Les hauts phénomènes de la magie, ch. vi; Paris, 1864, Plon.
que je me rappelle, mais je crois que le nombre en esl plus considérable. » Or, continue de nous dire, en l’année 1827, le savant orientaliste Drach que nous venons de citer, un riche Israélite de Paris crut devoir renvoyer un instituteur qu’il avait placé près de ses enfants parce que celui-ci s’était rendu coupable d’un acte de révolte contre le livre sacré du Judaïsme. Quelle était donc la gravité de cet acte? la voici : « Ce jeune homme s’était permis de supprimer dans ses leçons un de ces passages révoltants! C’est blasphémer nos sages docteurs, dit le père de famille, de croire que leurs écrits renferment des choses pernicieuses. Et notre instituteur en fit l’expérience -, ne pouvaiU plus trouver d'occupation parmi les Juifs de ce pays, malgré sa grande instruction, il tomba dans une profonde misère , sans pouvoir obtenir le moindre secours de ses frères. La charité chrétienne l’aida ’a s’en retourner ’a Berlin, sa ville natale ‘ . »
Que si le Talmud est, dans le Judaïsme, la cause de la corruption morale, nous aurons k voir s’il ne fut point, s’il ne serait pas encore, dans les lieux où il domine, la source d’une haine dont le flot s’épanchait, ou s’épanche, du sein d’Israël sur tout homme étranger ’a sa race. Chacun des chapitres qui vont se succéder dans nos pages nous édifiera, selon son titre, sur les mœurs étranges dont ces traditions pharisaïques des rabbins sont devenues le principe.
' Drach, lettre seconde d’un rabbin converti, p. 311 ; Paris, 1827.