CHAPITRE CINQUIÈME. Ilï
chevelure; car cet oubli de soi-méme serait un crime contre la religion ' ; le mari se trouverait k l’instant même en droit de l'expulser du domicile conjugal et de lui délivrer une lettre de divorce ’ ; elle aurait répandu le scandale dans le sein du peuple élu!
Autre point : Les prières publiques de la Synagogue , et la plupart des cérémonies du culte, ne peuvent se faire que devant une réunion de dix personnes, parce que ce nombre, selon les rabbins , attire la présence du Seigneur Cependant, « s’il y avait neuf hommes et un million de femmes, il n’y aurait pas assemblée, par ta raison que les femmes ne sont rien. » Mais qu’il arrive seulement un garçon de treize ans et un jour, tout change aussitôt, et « il y a assemblée sainte*. »
Eh quoi! la femme juive n’être rien? C’est en vérité bien peu de chose. Rien devant le Dieu qu’elle adore! rien devant le fils qu’elle a mis au monde! rien devant l’homme qui, sous le toit conjugal , la place entre la concubine qu’il lui préfère et la lettre de divorce toujours meuaçante! Elle compte pour si peu dans le monde, « qu’exclue de toutes les cérémonies du culte *, elle ne peut même, sans péché, prendre connaissance des principes de sa religion ». Et « celui qui enseigne à sa fille la loi sainte, dit le Tatmud, est aussi coupable que s’il lui apprenait des obscénités °! »
1 Harmonie, t. 11, p. 373-4. — Archives israélites , IV, p. 1 84 ; 1 868 . Conducteurs aveugles, disait le Christ, qui avez soin de passer ce que vous buvez, a6n de ne pas avaler un moucheron, et qui avalez un chameau! Saint Matthieu, Evang., xxiii, 24.
^ Harmonie, t. II, p. 373-4. Les coquettes concilient les lois de la modestie et de la pudeur en portant de faux cheveux. Ihid.
® Talmud, traité Meghilla, fol. 23 v"; traité Sanhédrin, fol. 2 r®.
^ Harmonie, t. Il, p. 335-6, ib., 1844. Drach, ib.
^ En France même, de nos jours encore (1844), malgré les heureuses défaillances de la foi judaïque, les Juifs scrupuleux défendent à leurs femmes d’entrer dans la partie de la synagogue où sont les hommes. Elles doivent se tenir ou dans une pièce séparée, ou dans les galeries supérieures fermées avec des grillages et des rideaux. » Harmonie, t. II, p. 334; Paris, 1844.
® Lettre première, id., p. 85-6, 1825; — Harmonie, t. Il, p. 338; 1 844 . Talmud, traité Sotah, fol . 20 r® ; td. , — Malmonides, traité Etude
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Certes, nous aurons la caiuleur de reconnaître que si jamais une loi religieuse souillée de pages aussi attentatoires a la pudeur et aux sentiments d’un être qui se respecte que l’est le Talmud, pouvait nous être imposée, notre première sollicitude serait d'en détourner les yeux de nos filles, et que, selon les paroles rabbiniques, nous nous croirions aussi coupables de lui en prescrire l’étude que de lui apprendre des obscénités. Mais, ô renversement des lois de la nature, ce n’est point par un sentiment de respect pour la femme , c’est par respect pour ce code immonde de sa religion, que le Juif talmudisant en écarte sa fille!
Peu d’années après que la plume doctorale de Drach nous eut révélé ces mystères, et tandis que le vent soutenu de la révolution continuant h détruire, 'a jeter pêle-mêle et l’une sur l’autre toutes les croyances religieuses, finissait par entamer la foi jusqu’alors inébranlable du Juif, un peintre de mœurs d’origine judaïque ravivait d’un coup de pinceau saisissant l’ensemble de cette situation^ et son tableau, si nous supprimions les paroles que nous venons de rappeler, se laisserait prendre volontiers moins pour une toile digne des galeries de l’histoire que pour l’œuvre légère et fantasque d’un artiste malveillant et railleur :
de la loi, ch. i, § 13; id. t. I”. p. 59. Sous l’ancienne loi, la femme était, au point de vue du culte, l’inférieure de l’homme, mais la loi de rédemption l’a pleinement réhabilitée. S. Paul, Gai. iii, v. 28.
« Tout homme est tenu d’enseigner la loi religieuse à sa fille, » dit le Talmud. Solah, ch. iii;Mischna; 4, au nom de fien-.i43ai', disent les Archives israélites, XXI, p. 946; 1866. Et dans le numéro suivant, elles ajoutent, à propos des contradictions talmudiques ; « Le Talmud enregistre le pour et le contre, comme les journaux qui rendent compte des délibérations d’une assemblée; c’est un procès-verbal consciencieux et impartial de tout ce qui s’est dit. Mais, quand plusieurs opinions sont en présence, c’est l’histoire qu’il faut consulter pour savoir celle qui a prévalu. » XXII, p. 994; 1866.
C’est donc l’histoire que nous interrogeons, parce qu’elle nous apprend ce qui se pratique sous l’empire du Talmud, et nous y voyons que l’échappatoire des Archives n’est qu’une fausse porte, car il ne s’agit point de savoir ce qui peut être inscrit à tel ou tel titre dans le code religieux, il s’agit de savoir ce qui figure dans ce livre à titre de principe, à titre d’enseignement rabbinique, et c’est là ce que l’histoire vient de nous dire. Les paroles mêmes de W. Crémieux, président de l’Alliance Israélite universelle, nous l’ont rappelé. Voir ci-dessus.