CHAPITRE CINQUIÈME
brutes, et de les traiter comme de vils animaux »
Devant les mœurs que les traditions rabbiniques, réunies plus tard dans le Talmud, ont faites au Juif, un des Pères de l’Église, saint Épiphane, ne pouvait donc craindre de s’écrier : « Ah ! leur nature est devenue celle du chien que la rage possède » Et de nos jours, M. Michelet, le prêtropbobe, ne sera que le traducteur de l’une des vérités de l’histoire lorsqu’il laissera échapper ce cri : « Le Juif, c’est l’homme immonde qui ne peut loucher ni denrée ni femme sans qu’on la brûle-, c’est l’homme d’outrage, sur lequel tout le monde crache’ ! » Enfin, lorsque l’un des patrons de la race judaïque, M. Bail, reproduit l’inscription célèbre dans un si grand nombre de villes et que la cité de Francfort plaçait h l’entrée de sa promenade : « Défense aux Juifs et aux cochons d’entrer ici » il la répète sans que l’énormité de celte odieuse insulte étonne ceux qui savent ce que croit Israël, car un des livres doctrinaux de la nation juive établit, et chacun le savait jadis, que « tous les non-Juifs sont des cochons’. » Se faire l’écho de ce triste langage, ce n’était donc, après tout, que traiter le Juif d’après la loi mosaïque du talion! C’était lui dire : Grossier ennemi du genre humain , lu le veux , eh bien , puisque ta foi sauvage répand sur tous les peuples le mépris et la haine , nous ferons rebondir sur loi ta propre parole. Val nul homme n’est le prochain du Juif, et le Juif orthodoxe n’est qu’une brute, qu’un pourceau I
Loin de nous la pensée d'applaudir k ce droit brutal du talion , et nous le repoussons avec horreur -, mais nous tenons k savoir de quelle façon , dans quelle mesure s’exerce
' L. Ferrari, Protnpta biblioth., ord. 4 ; tract. 8 ; Laurent, ibid., t. II, p. 395, Syrie.
2 Est enim hæc natura canum , postquam rabie tentali sunt. S. Epiphan. Opéra; Paris, 1622, in-fol. Adv. hceres. t. II, I. iii,p. 1036. — la., S. Chrysostome, t. II, p. 347.
3 Dans Hallez, Des Juifs en France, p. 37 ; Paris, 1 845 ; et Michelet, Histoire de France, t. III, p. 110; Pans, 1852.
* Bail, Des Juifs, etc., p. 28, 2' édit.; Paris, 1816.
*> Yalkut-re-Ubêni, fol. 10, col. 3. Laurent, ib., t. II, p. 374.
l’esprit de haine que le Talmud inspire au Juif contre le chrétien , et nous atteindrons facilement notre but en parcourant de l’œil quelques échelons d’une échelle bien différente de celle de Jacob, qui de la terre s’élevait au ciel , et devenait le chemin des anges. Car descendant, plongeant dans les plus sombres abîmes de l’iniquité, cette mystérieuse échelle semble n’offrir ses échelons maudits qu’aux esprits infernaux du mensonge et de l'homicide.
Après les actes de spoliation auxquels la fraude et l’usure, deux moyens religieusement légitimes et méritoires, conduisent le Juif dans ses rapports avec le chrétien , c’est en effet la mort, et nous disons trop peu, c’est fort au delà, c’est la damnation éternelle que doit rêver et méditer contre tout membre de l’Église le véritable orthodoxe du judaïsme, l’inébranlable lalmudisant , celui dont la vivifiante et civilisatrice atmosphère du christianisme n’a point encore pénétré le cœur, en un mot le Juif fidèle aux traditions rabbiniques et qui se dit : La foi qui n’agit pas est-ce une foi sincère?
Au moment où la doctrine du Christ prit son essor , ses premiers et mortels ennemis, les Pharisiens, aigris, irrités de ses triomphes , inventèrent coup sur coup de nouvelles traditions, dont quelques-unes destinées h fomenter les sentiments féroces que portait la Synagogue au supplicié du Calvaire. Ils les ajoutèrent à celles que le Christ leur avait reprochées, et les chrétiens ne furent à leurs yeux que d’abominables apostats, que les adorateurs d’un infâme. Ils déclarèrent alors que c’était une œuvre de justice et de haute piété que de les persécuter à mort; et cette morale nouvelle fut vaillamment mise en pratique par les hommes de zèle. — Saint Paul, avant sa miraculeuse conversion, fit voir en lui l’un des passionnés instruments de cette foi, et la Synagogue inséra dans l’ordinaire de son office la fameuse imprécation dite Birhhat-Uamminim, où l’âme priante demande pieusement à Dieu qu’il daigne exterminer les mécréants ' !
* Maimonide, TraW de la prière, ch. n, § 4 . Drach , harmonie ,