CHAPITRE CINQUIÈME
considérable chez les Juifs que chez tout autre peuple, devra sans doute nous tenir le même langage non-seulement à propos de l’usurier, mais h propos du simple voleur.
Et, de fait, M. Bail, le candide avocat de la cause judaïque, n’hésite point h nous affirmer que « sur douze vols ou escroqueries jugés devant les tribunaux de Leipsick, onze sont commis par les Juifs '! » Puis, méconnaissant aussitôt l’effet de la croyance sur les actes, c’est-à-dire l’action nécessaire qu’exercent sur l’esprit et le cœur des Juifs les préceptes antisociaux du Talmud, M. Bail, docile aux préjugés qui découlent de ses opinions libérales, ajoute : « Rien , ce me semble , ne fait mieux contraster les effets de l’esclavage ou de l’émancipation! Libres en France , ils y sont honnêtes gens *. »
Honnêtes? Nous serions heureux de le croire; et, cependant nous devons observer qu’un tiers de siècle plus tard, en 1847, un écrivais de race Israélite, d’accord avec toutes le* traditions du royaume *, combat celte assertion par des paroles dont l’éclat fut assez grand pour que l’oubli n’en ait pas effacé les traces :
(( Que les Israélites de France y prennent garde; ils courent peut-être à une réaction désastreuse dont nous voudrions prévenir les effets par nos conseils et nos avertissements. Ils ne s’aperçoivent pas combien, chez enx,lamoralc est relâchée, abandonnée; combien les idées sordides, et la convoitise d’un lucre facile, les égarent en les éblouissant. Un simple rapprochement de calcul statistique fera comprendre facilement toute la vérité et la portée de notre pensée. »
Et de ce calcul, auquel se livre M. Cerfberr, il résulte que le nombre des condamnés est pour les Juifs largement le double de ce qu’il est parmi les autres citoyens! Mais bien s'en faut, d'après le même calculateur, que ce double nous dise assez; car, à son sens, ce qui distingue les Juifs entre les
* Bail, Les Juifs au dix-neuvième siècle, p. 24 ; Paris, 1816.
^ Ibid., p. 24. Il s’en fallait que le Juif fût esclave eu France !
3 Traité de la police, 1705, Paris, l. l'^ p. 278, eici, etc.
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autres hommes, « ce soûl des crimes d’une perversité plus profonde, parce qu’ils sont le résultat de la préméditation. Ces crimes sont l’escroquerie, le faux, l’usure, la captation, la banqueroute frauduleuse, la contrebande, la fausse monnaie, les tromperies en matière de recrutement, le stellionat, la concussion, la fraude, le dol enfin sous toutes les formes et avec toutes les aggravations. »
Et si l’on ajoute ’a la considération de ces faits, « combien, par leur nature, leur caractère, leur intelligence et leurs rélicences mentales, qui leur permettent de prêter le serment civil par lequel ils ne croient pas être engagés, ils sont plus rusés que les chrétiens, on peut facilement comprendre que le nombre des Juifs qui écbap|)ent à la vindicte publique est supérieur peut-être a celui qui se trouve sous les verrous, et qui ne renferme certes pas les plus coupablesi »
Ainsi va pour la France. Quanta « l’Israélite allemand , qui est le type et le prototype du Juif tel qu’on le dépeint et que nous le connaissons en général, » vaudra-t-il mieux que le Juif son voisin? — Réponse : k II est astucieux, avide et rapace, sans foi ni loi, quoique d'une dévotion fanatique lorsqu’il se trouve dans les derniers rangs de sa nation ‘. w
A ces quelques lignes si précises, un publiciste allemand d’une remarquable sagacité, M. Hermann Kuhn, ajoute un résumé de quelques lignes encore, et nous dit en novembre 1866: « Parmi les honnêtes industriels dontVienne abonde, s’il faut s’en rapporter à la statistique criminelle, les Juifs forment la grande majorité de ceux que frappe la justice, bien qu’ils aient la réputation d’être tes plus habiles à esquiver ses coups. On peut se figurer combien ils ont dû rire de la morale de la feuille officielle, et de ses efforts pour faire renaître le dévouement au bien public, pour rétablir le sentiment du devoir et de l’iionueur! »
H Ce n’est pas une justice distributive plus sévère,
* A.CerfberrdeMedelftheim, Les Juifs, leurhistoire, leurs mœurs, etc., p. 2, 3, 39; Paris, 1847. Ces études, reproduites en partie dans la revue périodique des Français peints par eux-mémes, eurent en Europe un immense succès.