‹ Le juifChapitre 94 sur 312 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

affaires el de mes peines ^ mais, si je dis vrai et agis bien, qu’Adonaï me soit en aide, et rien de plus »

S’il est de la morale judaïque que mentir au chrétien, que le tromper, que lui nuire dans sa personne et dans ses biens ce soit un acte méritoire, vraiment li quoi bon ce perfide et burlesque cérémonial du serment more judaîco? Le Juif le considère comme une sanglante injure ; mais ce serment eût-il de temps en temps sur son esprit , comme il paraît l’avoir, une valeur superstitieuse, ne détruit en somme ni les préceptes sauvages du Talmud ni la vertu dissolvante des paroles du Kol Nidrai. Se fier b l’honneur de tel ou tel Israélite-, croire et soutenir que le nombre de ceux dont il est raisonnable d’accepter la parole grossit k mesure que s’efface la croyance talmudique, soit, et rien de mieux k coup sûr^ mais se fier k des paroles que la foi d’un peuple déclare sans valeur à l’égard du chrétien, quelle naïveté de confiance et quel besoin de se prendre aux filets du chasseur!

En tout cas, ces différents échantillons de la méfiance universelle , légale , et légitime des peuples -, ces curieuses formules de serments prêtés more judaîco , c’est-k-dire conformément k l’usage des Juifs, ne sont point abolies et tombées en désuétude dans tous les royaumes de l’Europe. Et ce dont nous sommes témoins , c’est qu’elles exaspèrent et font rugir de fureur l’Israélite dans le pays où sa bouche est libre-, car elles proclament aujourd’hui même k la face des hommes la parfaite absence de crédit qui ruine d’avance toute promesse ou tout serment sortis de lèvres judaïques; elles montrent d’une manière authentique le chrétien réduit k compter sur la terreur qu’il suppose devoir naître de formules superstitieuses pour atteindre le Juif au fond de l’âme et le lier.

En vérité , nous ne saurions terminer ces tristes pages ni

' Id. Hallez, Des Juifs en France, etc., p. 362; Paris, 1854. Recueil des arrêts de la cour de Colmar, t. IV, p. 368, etc. Voir la note finale du Kol Nidrai.

LES JÜIFS.

commencer les suivantes sans répéter ces paroles de l’un des défenseurs de la cause Israélite ; Après avoir traversé sans y périr le torrent des siècles, « les Juifs ont conservé presque intactes leurs pratiques superstitieuses et leurs mœurs nationales , complètement incompatibles avec les conditions de la société moderne ' . »

‘ Hallez, Des Juifs, etc., p. 262-3; Paris, 1845.

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