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CHAPITRE CINQUIÈME

CINQUIÈME DIVISION. — MORALE TALMUDIQUE. l’uSURE.

Juif et usure, mots associés par une force de cohésion vingt fois séculaire. — Le Juif usurier? — Paradoxe, car il ne peut Vitre! — Ruse et contradictions. — Les Juifs dévorent la France. — Chassés pour crime d’usure , ils acceptent avec transport la servitude et les conditions les plus dégradantes pour obtenir le droit de rentrée. — En quelques années « Ta plus grande partie des biens des chrétiens sont dans leur dépendance. » — Les chrétiens deviennent locftose de ceux £ dontils ont fait leurs serfs. — La fameuse requête de Pierre de Clugny contre ces excès. — Le Juif, malgré les persécutions dont il se lamente, ne veut d’autre paradis que la terre de ses persécuteurs. — Lettre célèbre et magnifique d’innocent III dénonçant leurs crimes et engageant les princes à leur faire rendre gorge. — Ces princes souvent accuséssans justice de cupidité. — Protection des pontifes s’étendant sur le Juif qui sollicite leur justice, et sur ses biens, ainsi que sur le chrétien. — Les Archives de Champagne. — Exemple : les Juifs de Troyes , etc. — Taux de leurs usures. — On trouvait bon, cependant, d’avoir dans les Juifs « une corporation damnée d’avance, qui fit le métier de réprouvé. » — Un concile les condamne à porter une marque qui les distingue. — Bannissement définitif sous Charles VII, « pour les crimes qu’ils commettent chaque jour. » — Louis XllI renouvelle cet arrêt. — La Lorraine et l’Alsace, qui sont exceptées, sontdévorées par leurs usures. — Edit de Léopold contre eux en Lorraine, en 1728. — Le procureur général du Régent, en France, où beaucoup de Juifs sont revenus, les appelle a les monstres de la société civile. » — Ce que les Juifs font de l’Alsace. — Napoléon I"' et les usuriers juifs. — Les Juifs en Alsace, et M. de Bonald. — Sentence contre les Juifs de M. Michelet, avec cette finale : « De soufflets en soufflets, les voilà au trône du monde. — Effrayante excuse de l’usure. — Elle est, chez le Juif, le fruit do sa croyance religieuse. — M. Toussenel et les Juifs. — Le roi-citoyen Louis- Philippe et les Juifs. — Morale de ce chapitre.

L’homme à qui vous dites; «Tu n’es qu’un Juif! » crie à l’insulte , et lève la main sur votre joue ; car, si dans le monde des affaires usure et vol sont deux aspects d’un même crime, Juif et usure sont, h tort ou 'a raison, deux mots associés l’un à l’autre par une force de cohésion vingt fois séculaire-, et jusqu’à ce jour nulle puissance de raisonnement n’a pu la vaincre, cette force!

Mais que nous importe un préjugé! Les préjugés ne sonU ils point des monstres qui se déclarent indomptables jusque sous le bras vengeur d’Hercule? Le Juif usurier! qui donc aura le front de soutenir ce criant paradoxe? car le Juif ne peut l’être; comment dès lors le serait-il? et nous prenons

tout (l’abord a témoin de cette impossibilité l’Israélite Bèdarride, l’interprète des paroles du grand Synode de l’an 1806.

« L’usure ne peut être autorisée par la loi de Sldise, qui n’a jamais entendu parler que d’un intérêt légal'. » Nous prenons ensuite à témoin l’un des grands organes du Judaïsme, les Archives Israélites, où nous lisons ; En l’an 1807, « le grand Sanhédrin voulant dissiper l’erreur qui attribue aux Israélites la faculté de faire l’usure avec ceux qui ne sont pas de leur religion, comme leur étant laissée par cette religion , et confirmée par leurs docteurs talmudistes, déclare que le texte qui autorise le prêt d intérêt avec l’étranger ne peut et ne doit s’entendre que des nations étrangères avec lesquelles on faisait le commerce, et qui prêtaient elles-mêmes aux Israélites*. «

K Tout Israélite, nous est-il dit ailleurs, est obligé envers ceux qui observent les Noachides*, quelle que soit d’ailleurs leur religion, de les aimer comme des frères, de visiter leurs malades, d’enterrer leurs morts, d’assister leurs pauvres comme ceux d’Israël, et il n’y a point d’œuvre de charité, de miséricorde dont il puisse se dispenser envers eux. »

Le grand Sanhédrin puise donc son langage k dans la lettre et l’esprit de l’Écriture sainte ». 11 répète cette parole du Deutéronome : « Vous ne prêterez k intérêt à votre frère ni de l’argent", ni du grain, ni quelque chose que ce soit. » Il ordonne k tous enfin *, « comme précepte religieux, et en particulier k ceux de France, de ne faire aucune distinction à l’avenir, en matière de prêt, entre concitoyens et coreligionnaires*. »

* Les Juifs, etc., par l’avocat Israélite Bédarride, p. 405; 2' édition, Paris, 1861. Toujours la loi de Moïse! tandis que la loi du Juif, c’est, au contraire, le Talraud.

Actives israélites, p. 35; l*"" janvier 1867.

3 Herachin, ch. vu. Les Noachides sont les préceptes donnés à Noé, énoncés plus haut, Arch. ïsr., XVIII, p. 832.

* Mais de quel droit ordonne-t-il ? quelle est son autorité religieuse? Il n’en a aucune, et surtout contre leTalmud, autorité suprême (.supra).

* Archives israélites, XVIII, p. 830 à 833, 13 septembre 1867.

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