‹ Le juif selon le TalmudChapitre 10 sur 31 · MYSTÈRES · texte numérisé non relu

MYSTÈRES

Création d'Adam et Eve. — Le roi Og; sa taille et son aventure avec les fourmis. — Gomment il mourut et ce qu'Abraham fit de ses os.

Le rabbin Fabius, de Lyon , expliquait dans son discours du premier jour de Tannée juive en 1842, que la religion juive avait sur la religion chrétienne et aussi bien que sur les autres, Timmense avantage de n'avoir pas de mystères : car tout en elle était raison et lumière, tandis que celle des chrétiens disait à la raison de se taire et à la folie de parler.

Le Talmud* nous a déjà fourni de nom-

* Tr. Sanh., f. 38, 1 et 2; Berach., f. 61, 1 etErubiny f. 18, 1.

breux exemples de la sagesse et des lumières vantées par Fabius, mais il s'en faut bien que ce soit tout.

Quand Dieu eut ramassé toute la poussière du monde entier, il en forma une masse qui devint Thomme. Mais ce ne fut d'abord qu'un homme double, un homme à deux faces, que Dieu. coupa en deux pour en tirer Adam et Eve.

Adam était si grand que sa tête touchait le firmament ; quand il se couchait, sa tête atteignait les extrémités du monde à T Orient tandis que ses pieds dépassaient à l'Occident *. Dieu fit pour lui une lucarne par laquelle il pouvait voir d'un bout à l'autre du monde*.

Mais quand Adam eut péché, Dieu le fit petit comme le commun des hommes*.

1 Tr. Sanh., f. 38, 2.

2 Tr. Chagiga, f. 12, i.

3 md.

Og, roi de Basan, dont il est parlé dans la Bible, reçut son nom pour avoir rencon- / tré Abraham au moment où celui-ci faisait cuire les gâteaux de Pâques qui s'appellent V en hébreu ugga^. Au temps du déluge, Og "rut sauvé avec un rhinocéros grâce à la précaution qu'il prit de marcher à côté de Tarche. Car l'eau restait froide autour de l'arche tandis qu'elle était partout ailleurs aussi chaude que de l'eau bouillante ^

La nourriture d'Og était chaque jour un troupeau de deux mille bœufs avec autant de gibier qu'il mangeait en buvant mille mesures*.

Quand Israël s'approcha de Basan, Og entendit dire que le camp d'Israël avait trois lieues d'étendue. Il arracha alors une montagne de trois lieues de tour, il l'enleva de

* Tr. Nidda, f. 61, 1. Tos.

2Tr. Seb.,f. 113, 2.

3 Tr. Soph., f. 14, 4.

terre, la plaça sur sa tête et se mit en marche.

Mais Dieu fit venir des fourmis sur cet énorme rocher. Elles parvinrent à le miner et à creuser un trou dans Tintérieur, en sorte que la tête d'Og passa au travers et que la montagne lui resta autour du cou comme un collier.

Il arriva même que ses dents ayant pénétré dans le rocher en passant au travers de ses mâchoires, il lui fut impossible de se débarrasser de sa montagne.

Moïse saisit le moment Ml accourut avec une hache de dix aunes de long, et il sauta en Tair à une hauteur de dix aunes, ce qui lui permit de frapper Og sur la cheville du pied, et c'est ainsi qu'il le tua^

Mais ce dénouement n'empêche pas le

\ Tr. Berach., f. 54, 2.

2 Tr. Derech erez, f. 20, 3.

LE TALMDD

Talmud de dire que Og est entré vivant

" le paradis.

pendant le même Talmud * raconte que i Jochanan trouva un jour le tibia d'un et qu'il marcha trois heures durant le de ce tibia sans en trouver la fin : or, t celui d'Og, roi de Basan.

Talmud sait encore nous dire qu'Abrabut et mangea autant que soixanterze hommes ensemble ; c'est pourquoi t aussi fort que soixante-quatorze Qes réunis *.

)endant, il était petit en comparaison i Og. Car un jour, Og p erdit une dent >X9^hg,in sjen.jftLjyuL.Jit : toutefois les as disputent pour savoir s'il s'en fit ou un escabeau '.

■aut convenir que les chrétiens n'ont

Soph., f. 14, 4.

Nidda, f. 24, 2.

tout de môme pas de mystères de ce genre, ni en réalité, ni en figures, encore bien qu'ils soient eux aussi originaires de TOrient.

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