DU PROCHAIN
Le prochain du Juif est le Juif seul. — Les autres hommes sont des bétes ayant la forme humaine. — Des ânes, des chiens, des cochons. — Il faut les détester, mais ne pas le témoigner. — Théorie de l'hypocrisie permise.
Les Israélites, dit le Talmud \ sont plus agréables à Dieu que les anges.
Celui qui donne un soufflet à un Juif est aussi coupable quef s'il donnait un soufflet à la majesté divine, dit encore le Talmud *, et
* Traité Chollln, f. 91,2.
2 Tr. Sanhédrin, f. 58, 2.
lOi LETALMUD
les rabbins le répètent avec ces paroles citées :
Qu'un Juif est de la substance de Dieu mme un homme est de la substance de n père. »
est pourquoi un goy, c'est-à-dire un 1, un non-Juif, qui frappe un Juif, ;e la mort suivant le Talmud *.
S'il n'y avait pas de Juifs, nous apprend Talmud, il n'y aurait aucune bénédicn sur terre ^ il n'y aurait ni pluie ni eil ^ c'est pourquoi les peuples de ce inde ne pourraient pas subsister s'il n'y lit pas de Juifs *.
[1 y *a une différence entre toutes 3ses, et autant les hommes sont élevés ■dessus des animaux, autant les Juifs
Sanhédrin, f. 58, 2.
aiité Jebam, f. 61, 1,
îhai, sur la Pentaleuque, p. 34, f. 153, 3.
•or, h. f. 107, 2.
« sont élevés au-dessus des peuples de la <( terre*. »
Bien plus, dit le Talmud % c c'est une « semence de cheval que la semence d'un « étranger».
Or, étranger et non-Juif sont, d'après Rabbi Kroner ', une seule et même chose. Et le Talmud dit qu'un étranger est celui qui n'est pas circoncis, qu'un étranger et un païen sont une seule et môme chose *.
Le Talmud enseigne encore « que les tombeaux des non-Juifs ne souillent pas Israël, car lés Juifs seuls sont des hommes ^ et les autres nations ne sont qu'une variété â! animaux^ ^K
Les non-Juifs sont môme des chiens pour
*Zéror, f. 10i,2.
« Tr. Jebam., f. 94, 2. Tos.
' Cf. la Réplique de Kroner, 1, 47.
♦ Traité Berach, f. 47, 2. Tr. Gittin, f. 70, 1. Tr. Aboda. S. f. 26, 2. Tos.
«Tr.Baba, m. f. 114, 2.
le Talmud, car à propos d'un passage de FExode (12,16) il écrit que les fêtes sacrées sont pour Israël, non pas pour les étrangers, non pas pour les chiens*.
Rabbi Mose ben Nachmann répète cette même appréciation en disant :
« C'est pour vous et non pour les Goym, c'est pour vous et non pour les chiens » que sont instituées les fêtes *.
Il en est de même dans Raschi à propos du passage de l'Exode (12) dans l'édition de Venise, tandis que dans le Pentateuque d'Amsterdam, le commentaire « et non pour les chiens » est prudemment laissé de côté.
Ailleurs il est enseigné que le non-Juif est même inférieur aux chiens, car « aux jours de fête on peut bien préparer la nourriture des chiens, mais non pas celle des non-Juifs, en effet on n'est tenu de laisser
* Tr. Megilla, 7, 2.
2 F. 50, 4, par. Bo.
vivre que les chiens et non pas les non- Juifs * » .
« Il n'est pas permis de donner la viande « au non- Juif, mieux vaut la jeter au chien, « car le chien est meilleur que lui*. »
Les non-Juifs sont, non seulement des chiens, mais des ânes% et Abarbanel dit:
« Le peuple élu est digne de la. vie éternelle, les autres peuples sont pareils aux ânes*. »
(( iVne est la dénomination du non- Juif\ »
« Les enfants d'un non-Juif et d'un esclave n'ont avec leurs parents aucun rapport de parenté, car ils sont égaux aux ânes •.
« Les maisons des Goym sont des mai-
^ p. Dr. Rohling, etc.j p. 60.
2 Ibid.
* Tn Berach, 2o, 2.
* Tr. Berach, 4, f. 230, 4.
«Polemik, p. 11.
« Prof; Rohling, etc; 72:
108 LETALMUD
sons d'animaux^ » et quand Nabuchodo- )p offrit sa fille à Ben Sira, celui-ci lui mdit :
Je suis un enfant des hommes et non une bête*. »
abbi Menachem ' dit :
Vous, Israélites, vous êtes des hommes, 3 les autres peuples ne sont pas des imes, car leurs âmes viennent de Tesprit ur, et les âmes d'Israël viennent d^ Tesde Dieu. »
dkut* écrit dans le même sens, que les élites sont appelés des hommes, et que idolâtres (par conséquent les chrétiens, ;qu'ils adorent « une idole » sont appelés cochons parce qu'ils viennent de l'esimpur).
.eb. tob.,f. 46, 1.
>ira, f. 8, 2.
i. c, f. 14, 4, par. 1.
alk. rub., f. 10, 2.
C'était aussi Tavis du célèbre rabbin Edels au dire de qui le psalmiste « fait du non- Juif régal de Timpup cochpn des forêts* ».
Aussi, (( la femme qui sort du bain doit se laver de nouveau si la première chose qu'elle voit est un objet impur, comme un chien, un âne, un fou, un non- Juif, un chameau, un cochon, un cheval ou un lépreux* ».
Chien, âne ou porc, le non-Juif n'est autre chose qu'un animal :
« Sa semence est comptée comme semence de bête' et une femme étrangère qui n'est pas fille d'Israël, est, dit Abarbanel, une bète*. »
Ce n'est que par une disposition toute spéciale de la délicatesse divine à l'égard
1 Polemik, 10.
• Radenhausen,Eslher, Die SemitischeUnmoral,etc., p. 13, X.
' Polemik, 10.
* Matk. h. in p. tavo.
i 10 LE TALMUD
des Juifs que les autres hommes ont reçu la forme humaine, en effet :
« Dieu créa les non-Juifs avec la forme humaine en Fhonneur des Juifs, caries non- Juifs n'ont été créés que pour servir les Juifs nuit et jour sans se détourner de leur service ; or il ne convient pas qu'un prince soit servi par un animal ayant sa forme d'animal, mais bien par un animal ayant une forme humaine*. »
C'est pourquoi « quand la servante ou le domestique chrétien d'un Juif vient à mourir, on ne lui offre pas de condoléances comme pour la mort d'un homme, mais comme si un de ses animaux venait de crever*. »
C'est pour la même raison qu' « il est dé* fendu au Juif de louer la science ou la vertu d'un chrétien, à moins qu'il ne le fasse avec la môme disposition d'esprit que s'il louait
* Polemik, p; 12.
* Prof. Rohlingi etc., p; 64.
la force physique ou la beauté d'un animal, auquel le non-Juif est identique * » .
D'accord avec la tradition, le rabbin Nathansohn, mort à Lemberg il y a trois ans et en grande vénération dans le judaïsme, donnait ce conseil qui serait curieux si les textes précédents ne fixaient pas son véritable sens :
« Il est prudent de s'abstenir du théâtre quand il y a ballet, car on peut être conduit à deux péchés : d'abord le costume des danseuses provoque à la luxure, et secondement leur beauté pourrait amener à les louer, ce qui est défendu si elles sont non- Juives*. >
En vertu de ces principes, tous ceux qui ne sont pas juifs, tous ceux surtout qui se sont éloignés du judaïsme, comme Jésus- Ghrist, qui, suivant leTalmud*, tomba dans
^ Prof. Rohling, etc., p. 63.
^ Prof. Rohling, etc., p. 63.
3 Aboda, Si 26^ 2j V.
Tidolâtrie et en séduisit plusieurs, — tous
ceux-là doivent renoncer à être recon-
us comme prochain par les Juifs. On
'exerce pas F amour du prochain envers
n animal.
Le païen qui ne se fait pas Juif et le chréen qui reste fidèle à Jésus-Christ, sont au oint de vue du Juif des ennemis de Dieu t des ennemis des Juifs.
C'est pour cela que le ïalmud dit que Btte parole de la Bible : Dieu ne ressent as de colère (Isaïe, 27, 4), s'appHque aux iiifs, et que cette autre parole : Dieu entre n courroux, s'applique aux peuples de la 3rre*.
Le nom de Sinaï, dit le Talmud', signifie ue la haine est descendue sur les peuples e la terre. C'est pourquoi le Talmud 'trouve
* Aboda, s. f. 4, 1.
2 Tr. Schab., f. 89, 1.
3 Tr. Jebam, f. 123, 1.
que c'est à eux que se rapporte cette autre parole : « Tu ne leur témoigneras pas de bonté. >
Et ailleurs * : « Il est défendu d'avoir compassion d'un homme qui est privé de raison. »
De même Rabbi Gerson' : « Il ne convient pas que Fhornme de bien ait pitié du méchant » et AbarbaneP : « Il n'est pas juste d'user de miséricorde envers ses ennemis. »
Il est encore permis, suivant le Talmud, aux amis et aux parents de Dieu de tromper les impies, car il est écrit : tu seras pur avec ceux qui sont purs, et pervers avec les pervers*.
(( Gomme un Maure se distingue de toutes les créatures, ajoute encore Rabbi Eheser^
* Tr. Sanh., f. 92, i .
^ Mark, ham., f. 77, 4.
* Tr. Baba, b. f. 423, 1. — Tr. Megilla, f. J3, 2. » Perke, cf. 53.
ainsi Israël se distingue des peuples de la terre par ses bonnes œuvres. »
« En conséquence, dit le Talmud*, il est défendu de saluer les impies. »
Mais c'est vraiment une perle que le précepte suivant, selon lequel :
« L'homme doit en tout temps être rusé dans la crainte de Dieu^ »
C'est pourquoi on salue aussi l'étranger, qui n'est pas Juif, mais en vue de la paix, pour se faire bien venir et n'avoir pas de contestation '.
« Ainsi entendue, dit Bêchai*, l'hypocrisie est permise :
« L'homme (c'est-à-dire le Juif) peut se montrer poli et déférent envers l'impie (c'està-dire le non-Juif) ; il peut lui dire qu'il l'aime ;
* Tr. Gittin, f. 62, 1 2Tr. Berach, f. 17, 1.
^Ibid., etTr. Gittin, f. 61, 1.
* Kad. hak.. f. 30, 1.
cela est permis, dit Bêchai*, si rhomme (c'est-à-dire le Juif) le juge nécessaire et s'il a peur. »
Car le Talmud enseigne : « Il est permis d'être hypocrite avec les impies \ »
Or, ces impies sont tous les peuples de la terre, tous ceux qui ne sont pas Juifs.
Tout le bien qu'ils peuvent faire, les aumônes qu'ils peuvent distribuer, la charité qu'ils exercent, tout, dit le Talmud', leur est compté comme péché, car ils ne le font que pour se grandir : chose du reste assez naturelle, car tous les incirconcis sont, pour le Talmud, des païens, des gens sans foi, des gredins*, et la circoncision des Turcs eux-mêmes ne les met pas en dehors de cette catégorie, car elle n'est pas la bonne*.
1 Tr. Sota, f. 44,2.
2 Tr. Baba b., f. 10, 2,
3 Tr. Nedarim, f. 31, 2; pes., f. 92, 1.
*Tr. Aboda, s. f. 27, 1.
^ Pr. Rohling, etc., p. 71, 5.
C'est pourquoi il est enseigné* qu'un Juif qui rencontre un non-Juif peut le saluer en disant : Que Dieu t'assiste, ou, que Dieu bénisse ton travail, pouvu qu'il pense à part lui que le Dieu des chrétiens ne peut rien, et qu'il se moque intérieurement du chrétien en exprimant ce souhait.
C'est pourquoi encore le Juif peut faire du bien aux chrétiens, visiter leurs malades, ensevelir leurs morts, comme l'enseigne le Talmud, mais uniquement en vue de la paix, et par crainte de s'attirer leur colère ^
C'est pourquoi enfin Rabbi Gahana joignant l'exemple au précepte, avait coutume de saluer les non-Juifs par ces mots : Que la paix soit avec vous, mais en dirigeant son intention vers son maître et non vers le non- Juif.
* Tr. Gittin, f. 64, 4.
2 Meine Anlworten, etc., p. 27.