‹ Le juif selon le TalmudChapitre 16 sur 31 · LA FRAUDE · texte numérisé non relu

LA FRAUDE

Théorie du procès entre Juifs et non-Juifs. . — Ce que veut dire profaner le nom de Dieu. — Exemples donnés par les rabbins — Le jour du Sabbat. .

Le Talmud dit :

(( Tu peux tromper un étranger et exercer Tusure sur lui , mais si tu vends, ou si tu achètes quelque chose à ton prochain (c*està-direà un Juif), tu ne dois pas tromper ton frère*. »

« Quand un Juif a un procès avec un non- Juif, dit aussi le Talmud, tu fais gagner ton frère et tu dis à Tétranger : Ainsi le veut notre loi (il s'agit ici d'un pays où les Juifs

* Tr. Baba, m. f. 61, 4. Tes. Tr. Megilla, 13, 2.

gouvernent) ; si les lois des peuples sont favorables au Juif, tu fais encore gagner ton frère et tu dis à Tétranger : Ainsi le veut votre propre loi. Si aucun des deux cas ne se présente (si les Juifs ne sont pas maîtres du pays ou s'ils n'ont pas la loi pour eux, alors il faut circonvenir les étrangers au moyen d'intrigues, » jusqu'à ce que le gain reste au Juif.

Là-dessus viennent les « Paroles de Rabbi Ismaël », d'après lequel Akiba aurait enseigné qu'en ces sortes d'affaires il fallait prendre garde de se laisser prendre, de peur que la religion juive n'y perdît de son renom ^

Il est intéressant de remarquer comment la littérature rabbinique exprime cette dernière pensée.

Compromettre le judaïsme en se faisant prendre en flagrant délit de parjure, de vol, * Tr. Baba k., f. H3, i.

de mensonge, c'est « profaner le saint nom de Dieu ».

Ainsi, on peut, dit Raschi, frauder un douanier non-Juif pourvu que le nom de Dieu ne soit pas profané, pourvu que le douanier ne s'aperçoive pas que Ton a menti en jurant qu'il n'y avait rien *.

Rabbi Ismaël de Narbonne se demande comment on peut justifier le parjure puisque Akiba défend de circonvenir le non-Juif par intrigue à cause de la sainteté du nom de Dieu: C'est, répondit-il, que Akiba n'a rien voulu dire sinon qu'on doit faire en sorte de ne pas être découvert par le non-Juif*.

Le Talmud raconte de Rabbi Samuel, l'un de ses plus grands patriarches, qu'il était d'avis qu'on pouvait voler un non- Juif: lui-même avait acheté à l'un d'eux une bouteille en or que le non-Juif croyait en cuivre,

* Prof. Rohling, etc., p. 58.

« Id., p. 58-59.

il ne Tavait payée que quatre drachmes et encore avait-il soustrait une drachme au vendeur.

Rabbi Cahana acheta cent vingt tonneaux de vin à un non-Juifaulieude cent qu'il lui paya. Un troisième rabbin ayant vendu à un non-Juif des troncs d'arbres destinés à être fendus, appela son domestique et lui dit : Va , retranche quelque chose à chaque tronc d'arbre, le Goy sait bien leur nombre, mais il ne sait pas exactement leur épaisseur*.

Mais c'est assurément une prescription de la prudence sacrée que cette parole de Rabbi Mose *.

« Si un non-Juif fait un compte et se trompe, l'Israélite doit dire: Je ne sais pas, mais il ne convient pas de tromper le nonl Juif dans le cas où il pourrait se laisser

* Babak. 113, 1.

2 Seph. miz. g. f. 132, 3.

tromper volontairement pour mettre le Juif à répreuve. »

Le vieux Rabbi Brentz écrit dans son judenbalg * : quand les Juifs ont couru çà et là toute la semaine pour tromper les chrétiens, ils se rassemblent aux. sabbat, ils se vantent entre eux des tours qu'ils ont joué et disent: Il faut arracher le cœur du corps des chrétiens et mettre à mort le meilleur d'entre eux.

* Friedrich Brentz. Jùdisch abgestreifter Schlangenbalg. Nurnberg, 1880.

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