OBJETS TROUVÉS
iéfendu de les rendre. — Raisons de cette défense.
I Talmud * dit :
Si quelqu'un rend à un Goy ce qu'il a
11, Dieu ne lui pardonnera pas. »
^ « il est défendu de rendre à un Goy ce
a perdu >> *
3st pourquoi Rabbi Mose enseigne aussi'
est défendu de rendre les objets perdus
hérétiques, aux idolâtres et à tous ceux
profanent publiquement le sabbat.
aités Sanhédrin, fi 76 bi Baba Karama, 413j b; . Joma, f. 88, 4.
c.citi.î, 132, 3.
« Quand un Juif, est-il dit ailleurs*, donne des renseignements sur un autre Juif en fuite pour ne pas payer Targent dont il est redevable à des non- Juifs, on ne le traite pas à vrai dire comme le dénonciateur (qui est mis à mort), puisque ce Juif doit réellement les sommes ; mais ce n'en est pas moins une grande impiété de la part de celui qui donne le renseignement; il n'est pas moins coupable que s'il avait rendu à un non-Juif un objet perdu. C'est pourquoi il est tenu de dédommager l'autre Juif de tout ce qu'il lui a fait perdre par les indications données. »
Rabbi Jerucham* dit de môme: « Quand un non-Juif tient en main le titre d'un Juif, sur lequel il a prêté de l'argent à ce Juif et qu'il vient à le perdre, le Juif qui le retrouve ne doit pas le lui rendre, car l'obligation
* Pr. Dr. Rohlingj etc.j p. 67;
* Sepher raesch., 51, 4;
n'existe plus dès qu'un Juif a retrouvé i le titre. Si le trouveur dit : Je veux le lui / j rendre à cause du saint nom de Dieu, on
doit lui répondre : Si tu veux honorer le nom de Dieu, fais-le avec ce qui t'appartient. »
Or, il faut se rappeler ce que les rabbins entendent par ces paroles honorer le nom de Dieu, profaner le nom de Dieu. Profaner le nom de Dieu, c'est compromettre la bonne réputation d'Israël en se laissant convaincre de parjure, d'adultère, de vol, etc. On trouvera aisément cent exemples de cette façon de parler. Honorer le nom de Dieu, c'est au contraire glorifier le judaïsme devant le monde par la parade de vertus comme la charité, l'humanité, la philanthropie, etc.
Ces préceptes sont légitimés par maintes raisons.
Le fameux Raschi * explique que « celui
* Sur le Tr. Sanhédrin, loc, cit.
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qui rend à un non-Juif la chose perdue, le met au même rang qu'un Israélite » .
Et Taigle Maimonides ^ ajoute : « Celui \^ qui rend au non-Juif ce qu'il a perdu com- /
met un péché, car il augmente la puissance des impies. »
Enfin, un Juif qui agit ainsi, dit encore Raschi % se comporte comme s'il aimait un Goy « et celui qui aime un Goy. hait son propre créateur » .
Wad. ch. 4, 11,3, f. 31, 1.
2 Rohling. Polemik, etc., 20.