‹ Le juif selon le TalmudChapitre 19 sur 31 · LES PERSONNES ET LA VIE DES NON-JUIFS · texte numérisé non relu

LES PERSONNES ET LA VIE DES NON-JUIFS

Il est permis de tuer ceux qui ne sont pas Juifs — C^est même un devoir quand on le peut. — Exemple de la fosse et hypocrisie dont il faut user. — Ces règles regardent les chrétiens et tous les autres païens. — Faits historiques relatés par les livres juifs.

Il est enseigné * que quand un cohen (prêtre juif) a tué un homme, il ne lui est plus permis de donner la bénédiction sacerdotale, laquelle se donne en élevant les mains, et cela, quand même il aurait commis le meurtre involontairement et quand même il en aurait fait pénitence. Les commentaires motivent cette disposition en disant qu'il ne convient pas de bénir avec la main qui a tué

* Prof. Rohling, etc., p. 53.

un homme. Cependant, remarque Schaàre Teschube, il lui est toujours permis de bénir quand la personne tuée n'est qu'un non- Juif, quand bien même il l'aurait tué avec intention. On voit déjà que le meurtre du non- Juif n'est pas un péché, mais bientôt nous apprendrons qu'il est de plus une œuvre bonne et agréable à Dieu.

En effet*.

« Il est écrit des peuples de la terre :

leur chair est la chair des ânes et leur semence la semence des bêtes, et à cause de cela les Juifs bénis sont les enfants de la vérité et la souche qui fut parfumée sur le mont Sinaï en sorte que toute malpropreté fut éloignée d'eux : ils ont tous été parfumés, de aorte qu'ils sont tous entrés dans l'alliance sainte, pour rester parfaits nuit et jour en toute manière, tandis que l'impureté ne s'éloigne que difficilement des peuples de la

* Polemikj etc., p* 19-20.

CORRUPTlOiN DE LA MORALE 147

terre et reste attachée à eux jusqu'à la troisième génération * ; c'est pour cela que nous avons reçu cet enseignement : extermine le meilleur d'entre les non- Juifs,

Le Talmud dit encore ' :

« Ote la vie au plus honnête des idolâtres. »

Et quelques pages plus loin ^ :

« Si Ton retire d'une fosse le païen qui y est tombé, on conserve un homme ù l'idolâtrie. »

« Si un païen tombe dans une fosse, on

recouvre la fosse avec une pierre, » et Ras-

chi ajoute que « l'on doit rendre vains tous

les moyens que celui-ci peut employer pour

en sortir* ».

Car, ditl'aîgle Maîmonîdes : « Il estdéfendu ;

* Après leur conversion au judaïsme.

« Aboda, s. f. 26, 2. Tes. et Soph., édit. de Venise, 13, a.

«Aboda, s. f. 20, l.Tos.

* Polemik, etc., p* 20,

d'avoir compassion d'un idolâtre, c'est pourquoi, quand on le voit tomber dans une rivière ou en danger de mort, on ne doit pas le sauver*. »

Diverses raisons justifient ces préceptes rigoureux. Ainsi,

« Les sept peuples de Chanaan qui devaient être exterminés par les Juifs ne disparurent pas entièrement, mais se perdirent parmi les autres peuples de la terre : c'est pour cela que Maimonides enseigne de frapper de mort tout non-Juif, quand on en a le pouvoir. Car ce non-Juif peut précisément être un rejeton de ces sept peuples, et le Juif transgresse la loi, toutes les fois que, pouvant tuer, il ne tue pas : le précepte de l'extermination des sept peuples s'applique à tous les temps ^ »

D'ailleurs « quiconque nie une parcelle

Uad. chas., 1, 10, 1, f. 40, 1.

2 Polemik, etc., p. 20.

de la croyance juive est un hérétique et un Epicurien et Ton est tenu de le haïr, de le mépriser et de l'anéantir : car il est dit : Ne dois-je pas haïr, seigneur, ceux qui vous haïssent *?»

« Quiconque veut tuer un animal et tue un homme par méprise, quiconque veut tuer un païen (ou un étranger, suivant d'autres versions) et par méprise tue un Israélite, celui-là est innocent ^ »

Or, il est dit maintes fois que le meurtre d'un Israélite est le plus horrible des crimes : il faut donc que l'intention soit bien méritoire pour excuser une action aussi criminelle.

n est permis, dit le Talmud*, de tuer celui qui nie Dieu. « Quand un hérétique

^ Abarbanel, rosch. am., f. 9, 1. Maimonides, sur le Sanhédrin, 121,2.

2 Traité Sanhédrin, f. 78, 2.

3Tr. pes.,f. 122, 2. Tos.

OU trn traître, enseîgne-t-il encore*, tombe dans une fosse, on ne Ten retire pas. S'il y a une échelle dans la fosse, on Tenlëye et Ton dit : Je Tôte de peur que mon bétail ne descende ; ou bien, s'il y avait une pierre sur l'ouverture de la fosse, on l'y replace en disant : Je fais ainsi afin que mon bétail puisse passer là... etc. »

Il est juste, dit encore le Talmud*, d'exterminer de sa main tout hérétique. Celui qui répand le sang des impies, disent les rabbins •, offre un sacrifice à Dieu.

Mais qui faut-il comprendre sous ce nom d'impies, demande le Talmud? — « Sous ce nom, répond Rabbi Eliéser, on comprend Jésus et ses partisans. » Mais Rabbi Jehoschua démontre que ce titre ne désigne pas

» Tr. Aboda, s. f. 26, 2.

2 Tr. Aboda, s. f. 4, 2.

8 Jalk. Schim., f. 245, 3. Sur k Pmtat,; Bfpaidbi r., p. 21, f. 229, 3.

seulement Jésus et ses adeptes, mais tous les païens sans exception*.

Comme il est tout naturel qu'une attaque même supposée, contre Juda, suffise pour rendre un homme tout particulièrement impie, on conçoit que ma vie soit doublement compromise. Un anonyme juif m'écrivit de Hamm que je devrais mourir pendu comme Aman. Un autre Juif m'envoya de Kreuzthal de semblables menaces : Nous regardons comme une œuvre agréable à Dieu de t'ôter de notre chemin ; c'est par nos mains que tu seras enlevé de cette terre. Dans la suite des lettres du même genre me parvinrent en masse '.

Le commandement : tu ne tueras pas, signifie qu'on ne doit pas tuer un homme d'Israël, dit l'aigle Maimonides*.

* Prof. Rohling, etc., p. 54, 3.

Mad. ch., 4, i,f. 47, i.

Ceux qui nient renseignement d'Israël, particulièrement les adeptes du Nazaréen, doivent être mis à mort, et c'est toujours une bonne œuvre que de les exécuter ; si on ne le peut pas, on doit tâcher d'occasionner leur mort*.

Tout cela est juste, car la captivité d'Israël doit durer tant que les dominateurs étrangers ne seront pas anéantis*.

C'est pourquoi ceux qui auront mis à mort des chrétiens, des étrangers, des non- Juifs trouveront leur récompense éternelle dans le quatrième palais du paradis \

Mais celui qui tue une âme d'Israël, dit le Talmud*, sera jugé comme s'il avait tué le monde entier, et celui qui sauve une âme d'Israël, comme s'il avait sauvé le monde entier. . .

* Pr. Rohling, etc., p. 56.

« Pr. Rohling, etc., p. 80, 8.

3 Pr. Rohling, p. 79, 4.

* Sanhed., f. 37, i.

C'est pour cela que le Talmud écrit encore et que TAigle répète :

« Un enfant de Noé (un non-Juif par conséquent) qui blasphème, qui s'adonne à ridolâtrie ou qui tue un autre non-Juif ou qui dort avec sa femme, est innocent s'il accepte la foi juive après avoir commis ses fautes, mais s'il tue un Israélite et se fait Juif, 11 est coupable et doit être mis à mort à cause de cet Israélite *. »

Le Juif qui se fait chrétien est soumis aux mêmes lois que le chrétien et le non-Juif. A vrai dire, il peut se convertir, mais à condition que sa conversion ne soit que simulée, car : ' .

« Si un Juif peut tromper les non-Juifs et leur faire croire qu'il est lui-môme un non- Juif, cela lui est permis ^ »

Mais « les baptisés, qui se firent d'abord

* Tr. Sanh., f. 71, 2 ; Jad. ch. 4, 10, f. 295, 2. •2 Polemik and Menschenopfer, etc., p. 14.

baptiser (par calcul) et (jui dans la suite se sont mêlés aux chrétiens pour pratiquer l'idolâtrie comme eux, ceux-là sont mis à Tégal des chrétiens, on les jette dans une fosse et on ne les en retire plus *. »

Ces enseignements hypocrites et barbares se retrouvent fréquemment dans la bouche des Juifs modernes les mieux enduits de réformisme et de philosophie humanitaire:

leur pensée véritable^ se montre assez souvent plus ou moins nue. Ainsi Oraetz, Juif fort circonspect, s'oublie' jusqu'à louer Bœrne et le trop fameux Heine dans les termes suivants : « Ils se séparèrent extérieurement du judaïsme, mais comme les combattants qui prennent Tarmure et le drapeau de Pennemi pour le frapper plus sûrement et pour le mieux anéantir .» Ainsi Graetz, professeur au séminaire rabbinique de Breslau,

* Polemilf, etc.j p. 14-15.

* Geschichte der Juden, t. II. Leipzig, 1870.

désigne le chrétien comme un ennemi qu'il est bon d'anéantir et loue Temploi de moyens aussi perfides et aussi hypocrites *.

D'ailleurs, le caractère sanguinaire* du rabbinisme est un fait de l'histoire universelle. SatiP partit en campagne contre les chrétiens, ne respirant que le carnage (spirans caedis). Les actes des apôtres nous apprennent que les Juifâ soulevaient contre les chrétiens les habitants de toutes les villes où ils venaient s'établir. Les Juifs racontent eux-mêmes dans le Seder hadoroth ce fait rarement observé par les historiens, que les rabbins provoquèrent dans la Rome païennne la mort d'un grand nombre de chrétiens.

On s'accorde communément à absoudre Antonin le Pieux de tout reproche de haine contre les chrétiens. Or, déjà en 1781,

* Cf. Polemik., p. 15.

2 Actes des apôtres, 9, l.

Haffner discuta la parfaite authenticité de i'édit d'Antonin en faveur des chrétiens, et quand même l'empereur aurait, comme le rapporte Eusèbe (iv,26), prévenu les explosions de la fureur populaire contre les chrétiens dans certaines villes, ce fait n'exclut aucunement ce que raconte le Seder hadoroth, page 127 : Rabbenu Jehuda, y est-il ,dit, possédait la faveur du monarque ; il lui désigna la malice des Nazaréens comme cause d'une maladie pestilentielle et obtint la mort de tous les Nazaréens qui se trouvaient à Rome, en l'an 3915, c'est-à-dire 155 après Jésus-Christ.

En ce même endroit, il est raconté que ce fut par suite des efforts des Juifs que Marc- Aurèle fit mettre à mort tous les Nazaréens.

Plus haut, page 125, il est dit qu'en l'an 3974, c'est-à-dire 214 après Jésus-Christ, lesJuifs tuèrent 200, 000 chrétiens à Rome et tous les chrétiens de Chypre.

Le Sefer Juchasin (Amsterdam, ^'^^'^^ rapporte, au folio 108, qu'au temps di Clément, les Juifs mirent à mort à Rc hors de la ville une foule de chr innombrable « comme le sable de la \ et en particulier, que sur le désir des Dioclétien tua un grand nombre de tiens parmi lesquels les papes Gains e1 cellinus, de même que le frère de Ca sa sœur Rosa.

Il est d'ailleurs bien connu qu'ils a trouvé Taccès du cœur de Néron*.

On voit donc que le précepte n'eg resté à l'état de lettre morte et que < il a été possible d'agir, le bras d'Isn s'est pas souvent reposé.

* Polemik, etc., p. 21.

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