‹ Le juif selon le TalmudChapitre 22 sur 31 · LES CHRÉTIENS · texte numérisé non relu

LES CHRÉTIENS

Les motsjEHit^m, idolâtres, étrangers, etc., désignent particulièrement les chrétiens. — Hypocrisie du rabbin Zevi à cet égard. — Preuves multiples du vrai sens et de la vraie portée de ces appellations.

Les Juifs ont sans cesse recours à un subterfuge adroit qui consiste à soutenir énergiquement que les chrétiens ne sont pas visés quand il est question de^Go^m^ à'Akum^ à! hérétiques, à' idolâtres^ etc., et qu'ainsi toutes les règles de conduite prescrites à regard de ceux-ci ne concernent aucunement les chrétiens.

Il est vrai qu'on a le droit de disposer comme on le veut des biens, des femmes et de la vie des hérétiques, des idolâtres

et des étrangers, mais les chrétiens restent hors de cause, dit-on, car ils ne sont pas compris parmi ceux-là.

Aussi les Archives Israélites * s'indignentelles contre ces « chrétiens qui ne se font aucun scrupule d'appliquer aux chrétiens ce qui évidemment ne pouvait avoir trait qu'aux idolâtres ».

Nous venons de voir que le Juif peut et doit affirmer avec serment que ses livres sacrés ne contiennent rien contre nous^ de peur que la vérité ne nous irrite contre lui ; nous savons du reste qu'il lui est toujours permis de mentir pour avoir la paix ; nous allons nous convaincre que cet enseignement est fidèlement gardé et compris, autant par les bons apôtres du réformisme que par les fanatiques du talmudisme.

Du moment que les doctrines juives représentent Jésus-Christ non comme un

* Archives wr., i867, n® 12, p. 554.

Dieu, mais comme une créature et un homme ordinaire, les chrétiens ne peuvent être que des idolâtres aux yeux des Juifs.

Car ridolâtrie consiste précisément à rendre les honneurs divins à une créature :

à vrai dire, les diverses formes dePidolâtrie peuvent être plus ou moins pures ; les rites des anciens Persans seront peut-être moins odieux que ceux des peuples de Chanaan :

à ce point de vue, telle forme de l'idolâtrie peut être plus morale que telle autre; cependant, du moment qu'une religion rend les honneurs divins à une créature, on ne peut pas la regarder autrement que comme un culte idolâtre et païen.

En faisant réflexion sur ces principes, on comprend dès l'abord qu'aucune exception n'est faite pour les chrétiens quand il est question dans les livres juifs deGoym, c'est-àdire de païens : on sait du reste que l'artifice qui consiste à doni^er m^ chrétiens des

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noms de peuples qui n'existent plus, est entièrement conforme à Tesprit des ensefgnements judaïques.

Ainsi le vieux rabbin Zevi raconte qu'il essaya d abord de persuader aux chrétiens qu'il était faux qu'ils eussent été de tout temps et fussent toujours traités de Goym ; cette tentative n'ayant pas réussi, il voulut leur faire croire que ce mot n'était aucunement une injure ; mais la seconde ruse n'eut pas plus de succès que la première, car on imagina de traiter de Goym quelques bons Israélites, et le premier qui fut ainsi interpellé protesta avec colère contre cette qualification.

De même, c'est un fait digne de remarque que la dernière édition du Talmud publiée à Varsovie (en 1863 et suiv.) évite avec un soin évident d'employer le mot goi et le remplace par un autre.

Akum est une façon déguisée de désigne^

non seulement les peuples non juifs en général, mais particulièrement les chrétiens, car il est dit * :

« Quand un Juif prie et rencontre un « Akum qui tient une croix ^ et que le « Juif en est à l'endroit de sa prière où « Ton se courbe, il ne se courbera pas, a quand même il dirigerait son intention (( vers Dieu. »

Un Akum qui tient une croix est évidemment un chrétien.

L' « aigle » Maimonides déclare avec une franchise qui ne laisse rien à désirer qu'il n'y a pas de différence entre le chrétien et les idolâtres*.

« Et s6U5he que ces peuples des Nazaréens « qui suivent Jésus dans ses errements, « quand même leurs doctrines seraient diff é- « rentes, sont tous comptés parmi les idolâ-

* Polemik, etc., p. 6.

« Ibid,, p. 7.

« treSy et qu'on doit agir avec eux comme a avec les idolâtres. »

Goi désigne également le chrétien :

« Les Juifs qui se font baptiser maintea nant (il s'agit évidemment de conversions sincères, car on a vu que les autres sont permises) se mêlent aux Goym et Ton ne dit <( pas sur Tun de ceux-là; que ton frère vive « avec toi I mais la loi est de le pousser « dans une fosse * . »

De même Min, Minim (hérétiques), car:

« Ben Damma fut un jour mordu par un « serpent et un chrétien voulut le guérir « au nom de son maître Jésus, mais Rabbi « Ismaël ne voulut pas le permettre, parce « qu'on ne doit pas se laisser guérir par « un hérétique ^ »

C'est pourquoi Rabbi Akiba ayant entendu un chrétien faire une remarque excellente,

* Polemik, etc., p. 8, ^ Ibid., p. 9. ^

vGooQle

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en éprouva une vive satisfaction dont il se repentit amèrement * , car cette vive satisfaction était un rapprochement vers Vhéj^ésie, Les chrétiens sont encore désignés sous le nom à' étrangers. Rabbi Jacob, qui porta le nom de Rabbenu Tarn vivait en France

au xn® siècle et il v amassa, nous disent les

livres juifs, une immense fortune parFusure : il prétendait que T usure était permise avec les étrangers : or les Français qu'il dépouillait étaient bien des chrétiens et il les qualifiait d'étrangers *.

Ainsi donc, si le Talmud * reconnaît pour les chrétiens la distinction dont nous parlions au sujet des Perses et des Chanaéens, distinction qui se trouve maintenue dans un supplément du xn® siècle *, il n'en est pas

1 Polemik, etc., p. 9.

2 Ihid., p. 9-10.

^ n s'agit dans ce passage du Talmud non mutilé. \ Tf. CholL, f. 13, 2 ; Aboda, s. 1, 1. Tos, ete.

moins vrai qu'ils sont tous à ses yeux de véritables Akum, de véritables païens, de véritables idolâtres .

Ainsi leTalmud dit * que « parmi les jours de fête des idolâtres, on compte le premier de la semaine, le JQur du Nazaréen », c'està-dire le dimanche des chrétiens.

Quand le Nazaréen est appelé par le Talmud a le fils du menuisier'», cette dénomination s'accorde bien avec celle qu'il reçut des Juifs de son vivant (Evangile selon saint Math. 13, 55). *

Quand son nom est tronqué par le Talmud* de manière à former un mot qui signifie « que son nom et sa mémoire soient anéantis » , c'est un fait qui s'accorde avec l'enseignement talmudiste déjà exposé, suivant lequel tout Juif doit exter-

» Aboda, s. f. 2, 1 et f. 6, 1 ; f. 7, %.

2 Ibid,, f. 50, 20.

? lô/ti., f. 17, f

miner Thérétique qui a abandonné le ju* daïsme.

Or le nom et la mémoire du Christ ne peuvent être anéantis que quand tous les chrétiens seront exterminés.

Quand le Talmud nomme Jésus-Christ une idole *, la conséquence en est que les chrétiens sont idolâtres puisqu'ils mettent leur plus grand honneur à le servir.

Quand le Talmud' rapporte que Jésus- Christ pratiqua lui-même la magie et Tidolâtrie, il s'ensuit que les chrétiens sont doublement idolâtres.

Quand il le traite de fou', cette injure s'accorde avec les traitements que lui firent subir Hérode élises contemporains qui déclarèrent qu'il était magicien et qu'il avait fait un pacte avec le diable.

* Tr. Aboda, s. f. 27, 2.

* Vid. supr, loc. cit.,

' Tr. Schab., f. 104, 2.

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Quand il le traite d'impie* et d'homme sans Dieu, il entend logiquement que les chrétiens adorateurs d'un impie ne sont pas moins impies qu'il ne l'est lui-même.

Or, entre autres choses, ilestdit dumeilleur des idolâtres qu'on doit le mettre à mort de ses propres mains, et nous voyons que les chrétiens sont incontestablement du nombre de ces goym, de ces impies, de ces idolâtres.

Raschi * prend moins de détours et n'hé- ,y site pas à appeler le chat par son nom :

« Il faut étrangler le meilleur des chrétiens. »

Et pour bien faire pénétrer dans l'esprit des siens que c'est des chrétiens qu'il s'agit, le Talmud dit encore une fois * : « Un goi ^ qui étudie dans la loi mérite la mort. » J

* Tr. Sanh., f. 105, 1.

2 Sur YExod,^ éd. d'Amsterdam, 7, 1. Dans Téd. de Venise, on lit « le meilleur des hérétiques », ce qui prouve bien l'identité des deux appellations.

8Tr. Sanh.,f. 59, 1.

En effet, d une part Tétude de la loi n'est pe.'mise au goi que s'il devient Juif par la circoncision, et d'autre part, chacun sait que dès le début les chrétiens étudièrent la loi de Moïse.

Quelques rabbins objectent bien que selon le Talmud *, un non-Juif qui étudie la loi est égal à un grand prêtre, mais le même Talmud expHque ' qu'il s'agit de la loi des sept commandements de Noé : en outre il faut toujours se rappeler que les contradictions du Talmud ont pour effet de permettre au Juif talmudiste de se diriger dans la pratique absolument comme il lui plaît.

Le Talmud dit encore en propres termes ^ :

« Les chrétiens sont des idolâtres, cependant « il est permis de faire le commerce avec

* Loc, cit.

2Tr. Aboda, s. f. 3, 1.

3 Tr. Aboda, s. f. 2, i.

« eux le premier jour de la semaine qui est « leur jour de fête. »

Quelques feuillets plus loin*, il est fait mention des offices chrétiens, des prêtres, des cierges et des calices et le tout est qualifié d'idolâtrie.

Plus loin encore ^ il est demandé si le Juif peut louer des maisons à des païens parmi lesquels il vit actuellement et la réponse est celle-ci :

* (( Oui, car ils n'apportent pas leur idole (( dans les maisons pour qu'elle y séjourne « en permanence, mais seulement quand (( quelqu'un des leurs va mourir. »

« Tous les peuples, est-il ajouté ' expres- « sèment, sans exception aucune sont des a idolâtre^. »

* Tr. Aboda, s. f. i4, 2.

l^es rabbins des époques suivantes ne nt pas différemment, insi Raschi * dit : « Un Nazaréen est i qui adopte les enseignements erronés 't homme qui prescrivit aux siens d'obser- ' le premier jour de la semaine. »

t Taigle Maimonides écrit *, comme nous ms déjà vu:

Les chrétiens qui suivent les errements î Jésus, sont tous des idolâtres malgré 3 différences de leurs doctrines, et Ton )it d'après renseignement exprès du ilmud en user avec eux comme on en le avec les idolâtres. »

insi Taigle exprime loyalement et sans ur ce que le Talmud a réellement igné. Il dit encore ailleurs' :

ir le tr. Aboda, s. f. 6, 4 .

ir Abedu Misch., 3, f. 78, 3.

d. ch. hilch. abod. s. 9, 4, édit. de Ven. i550.

« Les chrétiens sont des idolâtres ; le « premier jour de la semaine est pour eux « un jour saint. »

Le célèbre Kimchi sait même ' pour quelles raisons les chrétiens d'Allemagne en particulier appartiennent à la pire espèce de païens, c'est-à-dire aux Ghananéens :

« Les habitants de TAUemagne, dit-il *, « sont des Chananéens, car quand les Gha- « nanéens s'enfuirent devant Josué, ils s'en (( allèrent dans le pays d'AUemannia que Ton « nomme Allemagne, c'est pourquoi les « Allemands sont appelés encore aujourd'hui « Chananéens. »

Et ailleurs il dit' : « Les chrétiens sont des idolâtres parce qu'ils se prosternent devant la croix. »

* Comment, sur Obdj., 1, 20.

^SurJés., 2, 18,20.

Talmud appelle encore Jésus-Christ Juif apostat * », et F Aigle écrit * :

[1 est prescrit de tuer de sa main les es dlsraël et les hérétiques comme ; de Nazareth' et ses partisans, et de )récipiter dans la fosse de perdition. »

, doctrine de Jésus est une hérésie, dit

le nouveau Talmud * ; Jacques, son pie, est un hérétique, est-il dit encore*, i d'autres endroits les Evangiles sont lés les livres des hérétiques *.

s chrétiens, dit Abarbanel, sont des tiques, parce qu'ils croient que la divii de la chair et du sang \

\ Gittin, 57, i.

d. ch. hilch» Abod., s. cap. \0.

autres éditions disent : « Zadok et Baithos et

partisans. »

\ Aboda, s. f. 17, 1.

id,y 27, 2.

•. Tchab., 116, i.

ark. hammisch., f. 110, 3. Sur le Dew^, 32, 21.

Est hérétique, dit FAigle *, quiconque prétend que Dieu a pris un corps.

Le vieux Nizzachon écrit (page 47) à propos d'un verset des nombres (17. 8) :

(( Les hérétiques disent que ceci con- (( cerne cette Char j a (stercus, fumier), « Marie, qui serait restée vierge en douce nant le jour à Jésus : puisse leur esprit « crever ! »

Le même livre s'exprime ainsi (page 70) à propos d'un verset de Jérémie (31. 31) :

« Les hérétiques disent que ces paroles « sont une prédiction du prophète qui « s'applique à Jésus, lequel leur donna « l'ignominieux baptême à la place de la cir- <( concision et institua la célébration du « premier jour de la semaine à la place du « Sabbat i »

Par conséquent, quand un livre de droit

* Hagg. Maimon. Meir, IHlch. Seschuftaj c; 3;

Juif*, d'accord, du reste, avec tous les enseignements rabbiniques, déclare que « si le « Juif en a le pouvoir il doit tuer publique- « ment les hérétiques , sinon, qu'il se couvre '< d'un prétexte quelconque » ;

Quand le Talmud ^ enseigne qu'on a le « droit de les exterminer à main armée. »

Quand il traite des vices les plus abominables, comme l'impureté, la pédérastie, la bestialité'.

Tout cela s'applique non pas à des peuples idolâtres disparus depuis plusieurs milliers d'années, mais à tous les peuples non juifs et en particulier aux peuples chrétiens *.

* Arba Tur. Jore deah., 4, 158, f. 35, 4 et chosch. ham., f. 138, 1, 2.

2 Tr. Aboda. s. f. 4, 2. Tos.

3 Voir Aboda, s. f. 25, 2; 26, 1 ; ab. s. T. Jérus., f. 40, 3 ; Tos. d'Abod., s. f. 2, 1 au commencement, f. 14, 2 au milieu, f. 21, 1 à la fm etc., etc.

* Au sujet des vices et de l'infamie des chrétiens, on peut lire, non pas dans un traité rabbinique du xii« siècle, mais dans les Archives Israélites de 1868, pages \ 99-200, les belles remarques qui suivent et qui

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furent inspirées par la coutume alors conservée dans quelques pays, de spécifier la qualité de Juif des accusés de cette nation qui comparaissaient devant les tribunaux.

« Lorsqu'un membre de l'Eglise anglicane ou un anabaptiste, ou un méthodiste, ou un catholique romain, ou un adhérent d'une secte quelconque, détrousse les voyageurs, ou vole un objet, ou force une serrure, ou bat fausse monnaie, ou récèle les biens volés, il accomplit un acte dont on peut dire que plusieurs autres gens de sa croyance sont parfaitement capables : on ne voit en général rien d'extraordinaire dans l'accomplissement d'une fraude ou d'un crime par un chrétien. Mais s'il arrive qu'un assassin ou un brigand professe la religion juive, cette circonstance apparaît comme vraiment extraordinaire. C'est comme telle qu'elle excite l'attention de l'avocat général. Lorsqu'il note que l'accusé est Juif, il veut dire qu'il a devant lui une exception scandaleuse pour la généralité des Israélites. »

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