I.MRODLCTIOX
Le rare talent de Tauteur, sa profonde connaissance de la langue, de la littérature et des antiquités rabbinîques, sa vaillante franchise et Tintérêt même du sujet redevenu plus actuel que jamais, assurèrent un éclatant succès à son livre, qui fut bientôt entre toutes les mains. Mais Israël alarmé de cette rapide et vaste difiusion, jugea qu'il était grand temps de se défaire d'un aussi désagréable diseur de vérités, et ne négligea, pour y parvenir, aucun des moyens qui lui sont familiers»
1. — D*abord Rohling se vit chargé de tous les côtés à la fois par une nuée de ces scribes dont Israël n'a jamais manqué. Les uns prétendirent le convaincre d^gnorance^ les autres le traitèrent de tronqueur de textes et de faussaire, tous démontrèrent, avec ensemble, qu'on n'avait devant soi qu'un brûleur d'hérétiques, un fanatique
animé d'inavouables haines, un halluciné à l'esprit troublé par les légendes des plus sombres jours du moyen âge, un énergumène né pour la honte du xix® siècle et de rhumanité.
Il est raconté * qu'un jour, Rabbi Josi, revenant sans doute de percevoir les profits de quelque bonne opération, fut assailli en chemin par une bande de quatre cents brigands : le saint homme était perdu sans le secours du ciel : il tomba à genoux et reçut d'en haut une force miraculeuse grâce à laquelle il tira de son corps une si puissante odeur que les quatre cents brigands tombèrent évanouis et qUe Codeur se répandant sur rOcéan, alla suffoquer les passagers de tous les vaisseaux alors en mer.
A cet égard, les Juifs sont restés fidèles à eux-mêmes, et Rohling put faire Fexpé-
* Seder Haddoroth^ p. 2o8.
rience que, dans leurs conflits avec nous^ leur première manière est restée leur meilleure et leur unique manière.
Essayez de rectifier quelque mensonge historique, risquez par exemple une timide réhabilitation de votre race et de vos pères, insinuez que vous descendez d'hommes qui ne furent, peut-être bien, ni des idiots, ni des pillards, ni des assassins; vous faites mentir Thistoire, vous mentez vous-même avec effronterie, Tignorance et le fanatisme parlent par votre bouche.
Hasardez- vous à suspecter la candeur des rabbins qui fabriquèrent le Talmud et la philanthropie des Juifs qui en firent leur code, vous êtes un noir persécuteur, un insulteur d'innocentes victimes, un apôtre de l'obscurantisme, un homme de ténèbres et de sang.
Osez faire la remarque que les Juifs d'au-
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jonrd'hni sont bien les héritiers des Juifs
d'autrefois et qu'en conséquence certaines
mesures de sûreté ne seraient peut-être pas
un excès de prudence, c'est la basse envie
qui vous dévore, c'est l'infâme cupidité qui
vous brûle : vous êtes la honte de votre
temps, le rebut de l'humanité, l'excrément
de la nature, et vous recevez sur la tête le
vase d'ordures que tout polémiste d'Israël
porte toujours plein à la main.
Cependant tout ce vacarme inquiétait assez médiocrement Rohling qui, fort de son droit, de sa science et de la vérité, tenait bravement tête à la cohue de ses ennemis. Ceux-ci constatèrent avec amertume qu'on viendrait difficilement à bout d'un tel adversaire, et comme le coup de la main gauche est en somme celui qu'ils exécutent le plus volontiers, c'est à lui qu'ils eurent recours encore une fois. Ils confièrent leurs
peines au gouvernement autrichien qui, n'ayant rien à leur refuser, ôta la parole à Rohling et lui défendit de répondre. Ainsi tout en ferraillant tant bien que mal de la main droite, Israël suivait de Vœil l'arme de son adversaire, l'escamotait lestement de la main gauche et frappait à son aise un homme traîtreusement désarmé, sans cesser pour cela de crier au fanatisme et à la persécution, et de jurer que c'était lui qu'on égorgeait.
2. — Tout cela fit naguère grand bruit à Vienne et en Allemagne. Mais nous ne voulons tirer qu'un enseignement de cette curieuse et instructive affaire : c'est que le judaïsme ne veut à aucun prix que la lumière soit faite sur le fond de sa croyance, sur sa morale, sur sa législation. Tandis que tous les autres peuples marchent bannière au vent, et ouvrent au grand soleil leur évan-
gile et leur code, le Juif seul s'enveloppe de ténèbres, le Juif seul cherche le mystère, le Juif seul fait de sa loi civile et religieuse un secret qui ne doit à aucun prix sortir de la famille israélite, et se fait un devoir sacré de mentir éternellement à tous les hommes des autres races et des autres patries.
C'est qu'en effet le Talmud est le livre par excellence de l'exclusivisme, du séparatisme, de la haine universelle, non seulement contre toutes les religions, mais contre tous les peuples de la famille humaine, contre leurs propriétés, contre leur existence sociale et nationale, et nous affirmons, sans crainte aucune, que pas un de ceux qui voudront bien parcourir cet ouvrage ne conservera le moindre doute à cet égard.
Aussi, quiconque est assez curieux pour soulever le voile, assez perspicace pour distinguer la réalité, assez indiscret pour ra-
I^'TRODUCTIO^'
coHter ce qu'il a vu, devient un homme dangereux dont il faut se défaire à tout prix, ou dont il faut tout au moins étouffer la voix, coûte que coûte.
C'est pourquoi les étrangers non juifs qui étudient le Talmud, de même que les Juifs qui le leur enseignent, méritent la mort suivant la loi du Talmud.
C'est pourquoi le Juif qui communique l'enseignement de ses livres feacrés à celui qui n'est pas juif, doit être puni comme dénonciateur et, à ce titre, mis à mort.
C'est pourquoi le Juif qu'on interroge sur le sens d'un passage de ses saints liwes, est tenu d'interpréter faussement le texte, car premièrement, il est défendu d'accroître les connaissances d'un étranger, et secondement on mérite la mort quand on lui livre les secrets de la loi. En effet, est-il ajouté, « il vaudrait tout autant exterminer tous les
Juifs, car si les non-Juifs savaient ce que nous enseignons sur eux, ne s'empresseraient-ils pas de nous mettre à mort
C'est pourquoi encore les rabbins sent qu'on a le droit de jurer et d'à par tous les serments, que les livres des Juifs ne contiennent rien cou peuples étrangers.
3. — Il n'y a donc pas lieu de s'( si presque toutes les tentatives faite éclairer l'opinion sur ce grave sujet tissent à de médiocres et insuffisants tats : presque toujours l'astuce et 1 sance judaïque apparaissent à point pour étouffer la voix de l'auteur, po primer son livre, bien souvent pour primer lui-môme.
Le vieil Eisenmenger vit d'abord se confisqué, puis, quand il fut étab n'avait fait en somme qu'exposer 1
il se vit circonvenu par les offres des [ui lui proposèrent 10,000 thalers, > considérable pour ce temps-là, s'il tait à en abandonner la publication, autre savant, Raabe, qui traduisit la la^ reçut d'un Juif de Mannheim une e 3,000 thalers avec une jolie villa )rds du Rhin, s'il renonçait à faire e son livre.
mann, à qui Ton doit de si curieuses ions sur le rabbinisme actuel, moune façon si étrange que personne ne ju'il n'ait été empoisonné conforméux lois talmudiques.
il sort fut réservé au docteur Pinner, mort vint surprendre au moment où vait de traduire le premier traité du
Vlousseaux reçut, un dimanche matin, sa condamnation et de son exécution
prochaine et il mourut subitement le lundi qui suivit. Quant à son livre, la première édition passa presque tout entière des magasins de Téditeur dans rarrière- boutique d'un bouquiniste de la rue Casimir- Delavigne, d'où elle ne ressortit plus.
Personne ne peut dire ce qu'est devenu l'ouvrage d'Achille Laurent sur les Affaires de Syrie ^ recueil de documents écrasants pour le judaïsme, et qui ne se trouve plus aujourd'hui.
Tout récemment une société de savants entreprenait à Bâle la traduction intégrale du Schulchan Aruch : il ne s'agissait que d'une œuvre purement scientifique et non d'un acte d'antisémitisme, mais tous les grands rabbins d'Allemagne et autres pays s'empressèrent de faire savoir que ce serait un péché de la dernière gravité que de favoriser cette entreprise en achetant la pubUcation.
Parmi ces faits sans nombre, le cas du docteur Briman et du juif Elbogen mérite une mention toute spéciale.
Briman avait entrepris, lui aussi, une traduction intégrale du Talm^d ; en outre , sa juste réputation de juge compétent en matière de littérature rabbinique Tavait désigné à l'attention de Rohling qui lui demanda de se prononcer à titre d'expert sur la véracité de ses écrits et de publier une consultation à ce sujet. Précisément à cette époque, Briman était poursuivi pour injures par une dame sur le compte de qui il avait eu le tort de s'exprimer en termes peu galants. Ce fut dans ces circonstances qu'il fut mandé par Elbogen avec lequel il eut une entrevue dont nous allons rapporter tous les détails.
« Le vendredi 9 janvier, entre cinq et six heures du soir, je comparus, dit Briman, au cabinet de M. Fr. Elbogen. Je trouvai chez
lui le docteur Koppet deux personnes que je ne connaissais pas. A mon arrivée, Elbogen m'accueillit en me disant : « Monsieur Brimanje vous suis très reconnaissant de votre visite. Depuis longtemps, mon attention s'était tournée vers vous, mais l'occasion ne s'étant jamais présentée, je n'avais pas encore pu amener de rencontre entre nous. Je suis revenu ce matin d'Innsbruck, où je m'étais rendu avec M. Kopp dans le but d'amasser contre vous des documents que vous voyez ici sur la table, et les circonstances m'ont paru favorables pour vous prier de passer chez moi.
« D'abord j'ai à vous faire savoir que je suis chargé de diriger les poursuites pour injures intentées par M^^^ N... que vous auriez traitée de... Ensuite je désire vous poser une question : Êtes-vous l'auteur
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des brochures intitulées : Miroir du Juif et Sagesse talmudique ? »
Je répondis affirmativement.
Mais dites-moi, je vous prie, demandat-il, comment pouvez-vous vous résoudre à nous exposer tous au danger d'être anéantis : moi je suis juif et je ne connais rien de pire que votre Miroir du Juif.
Je répondis : Si la publication du Miroir du Juif avait de fâcheuses conséquences pour les Juifs, je le regretterais, car je n'ai jamais eu l'intention de les persécuter. J'ai écrit dans le seul but de renseigner exactement le Juif honnête autant que le non-Juif sur la valeur du talmudisme et de ses enseignements. Mais personne ne pourra dire que j'ai écrit une seule Ugne contre la vérité.
— Mais dites-moi, au fond pourquoi êtesvous antisémite ?
— Vous m'êtes, monsieur, encore trop
inconnu pour que je réponde à votre question.
— Bien, je vois déjà que vous êtes un fantasque. Je veux vous parler à cœur ouvert. Dites-moi, connaissez- vous Rohling?
— Oui.
— Est-ce vous qui lui avez fait ses brochures ?
— Jamais de la vie. Je me suis clairement expliqué là-dessus.
— Mais comment se fait-il que Rohling écrive de pareilles brochure3? Il n'entend rien à toutes ces choses ?
— Je connais parfaitement Rohhng et je puis vous assurer qu'il s'y entend fort bien sinon autant que les plus savants rabbins.
— Rohhng vous a-t-il jamais écrit de donner une consultation sur ses ouvrages ?
— Oui.
— Vous êtes certainement un grand ami
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gi
de Rohling et vous ne demandez qu'à le défendre ?
— Pas le moins du monde; je suis même brouillé avec lui.
— Mais si vous étiez cité pour donner votre consultation, vous prononceriez-vous pour ou contre Rohling ?
— Je me comporterais comme l'exigeraient la vérité et ma conviction. Mais je ne m'écarterais pas d une ligne de la vérité soit pour contenter mes amis, soit pour faire pièce à mes ennemis.
— Eh bien ? je veux vous dire sincèrement la vérité. Moi et Kopp nous sommes allés hier à Innsbruck pour anéantir votre traduction du Talmud. Pas plus tard qu'hier au soir, à six heures, j'ai vu votre éditeur qui m'a affirmé qu'elle ne paraîtrait pas.
Vous savez que je suis chargé d'actionner contre vous; eh bien, nous chercherons tous
les moyens possibles pour vous anéantir moralement et physiquement. Cependant, il n'en sera ainsi que si vous continuez à marcher contre nous comme vous l'avez fait jusqu'ici, car vous voulez, vous, nous anéantir. Mais si vous consentez à marcher contre Rohling, nous ferons en sorte de vous trouver de beaux moyens d'existence. Que pensez-vous recevoir en argent pour votre Talmud?
— Environ 12,000 gulden.
— Eh bien, nous vous donnerons les 12,000 gulden, si vous voulez abandonner votre traduction. C'est véritablement une infamie étonnante que le gouvernement soutienne une pareille entreprise. Avez -vous encore la lettre de Rohling au sujet de la consultation ?
— Oui.
— Demandez ce que vous voudrez, et
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nous VOUS le donnons à Tinstant même si publiez cette lettre.
Je regrette vivement que vous me i?z capable d'une action pareille.
Alors, prenons une voiture, rendonschez vous pour que tout au moins vous .ssiez voir la lettre de Robling. Soyons amis : si vous me faites ce plaisir, je
tomber toute l'affaire de la demoiselle
elle vous inquiète, je me fais votre seur.
m'excusai en disant qu'il m'était imble de rentrer chez moi et qu'un de ténographes m'attendait à la porte pour îompagner ailleurs...
— Cette scène ne nous offre pas seule un parfait modèle de rouerie judaïque tion, en même temps qu'un mémorable pie de l'obstination avec laquelle le touffe la vérité quand elle le gêne ; elle
a surtout le mérite de démontrer avec la plus indéniable évidence combien le talmudisme qu'on nous dit si vieux est resté moderne, vivant, connu et pratiqué des juifs les plus éclairés de notre temps.
Quand les rabbins du Talmud et leurs disciples du moyen âge professent qu'un étranger qui se mêle d'étudier leur loi mérite d'être exterminé , parlent-ils autrement que ce magistrat qui se déclare prêt à l'anéantir moralement et physiquement ?
Quand les mêmes docteurs enseignent qu'un juif ne doit jamais perdre un procès, qu'on doit lui donner gain de cause en vertu de la loi juive si celle-ci est en vigueur, en vertu de la loi étrangère si l'on est en pays étranger, ou par d'adroites intrigues si l'on n'y parvient pas au moyen des lois étrangères ou juives, en quoi leur
ligne de conduite s'écarte-t-elle de celle de leur disciple d'aujourd'hui?
Quand le Talmud dit: Si vous donnez un soufflet à un juif, c'est comme si vous donniez un soufflet à la majesté divine, tient-il un autre langage qu'Elbogen qui voit une infamie étonnante dans l'œuvre indépendante d'un écrivain consciencieux, ou que les rabbins de tous les pays aux yeux de qui tout homme qui regarde le juif de travers est le déshonneur de son siècle et la honte de l'humanité ?
Au fond, les juifs se moquent de nous quand ils nous jurent que leur Talmud est enterré depuis des siècles.
Qu'un bon nombre se soient mis à l'aise vis-à-vis de quelques observances peu commodes pour le temps et les circonstances présentes, on peut encore le croire, mais qu'ils aient brûlé le livre jadis adoré, qu'ils
ea aient abjuré l'esprit et désappris les enseignements, c'est ce qu'il est impossible d'admettre.
Car s'il n'y avait plus rien de commun entre le vieux talmudisant et le juif moderne, celui-ci se sentirait moins douloureusement atteint chaque fois qu'on fait mine de dire tout haut les petits secrets de celui-là. Le juif réformé se contenterait de dire :
« C'est vrai, nos devanciers ont eu à votre égard, àl'égard de vos biens, de vos femmes, de vos personnes, de fort singulières idées qu'ils ont eu la malice d'appliquer toutes les fois qu'ils ont pu. Nous en convenons.
« Mais ces gens-là sont morts.
« Entre eux et nous s'est placé un intervalle de siècles durant lesquels le monde a changé et nous aussi.
« Parlez d'eux comme il vous plaira : cela ne nous touche et ne nous regarde, pas Cela
ne compte pas pour nous, car nous restons hors du débat.
« Quant à ceux de nos frères qui persistent dans lesr errements du temps jadis, nous les renions également, et nous sommes trop éclairés, trop philosophes, trop libéraux, trop de notre temps et du vôtre pour nous compromettre en pareille compagnie :
arrangez- vous avec eux. »
Ce serait le moyen le plus radical de prouver que le Talmud est réellement répudié, réellement enterré. Mais les juifs se sont gardés de nous donner cette preuve.
Jamais plus qu'aujourd'hui le lien de la solidarité ne s'est montré étroit et solide.
Jamais le juif éclairé, le réformé, n'a renié autrement qu'en vaines et menteuses phrases le talmudisme des siècles passés et le talmudisme des jours présents.
Jamais il n'a manqué une occasion d'unir
sa cause à la cause des fanatiques les plus déclarés.
Jamais Y Alliance Israélite n'a eu Tidée de dire : Nous ne voulons pas de talmudisants chez nous, nous ne voulons pas des fanatiques obstinés qui tiennent encore pour les vieilles lois.
Elle a au contraire ouvert les bras aux marchands de filles, aux usuriers de profession, aux sacrificateurs scélérats de Roumanie, de Gallicie et de tous pays avec autant d'amour qu'aux philosophes de l'Institut.
Et toutes les fois que les premiers ont soulevé l'indignation des peuples en se faisant prendre sur le fait dans quelque immonde ou criminelle affaire, ce ne sont pas les crasseux de la Pologne et de l'Orient qui ont arrêté le bras de la justice ; ce sont les Crémieux et les Montéfiore, ce sont les juifs
humanitaires et philosophes qui ont remué le monde entier pour sauver les coupables et qui ont ouvertement déclaré par leurs actes que frapper les assassins des jeunes chrétiennes, les bouchers de chair humaine, les sacrificateurs de la Pâque, c'était frapper en plein cœur le judaïsme moderne tout entier.
D'ailleurs, le Talmud n'a jamais cessé de s'imprimer et par conséquent de se lire.
Depuis la fameuse exécution de Tan 1254 où le roi de France ordonna de saisir tous les exemplaires de ce livre monstrueux, la main des rabbins ne s'est jamais reposée, et il n'y a pas un seul siècle, pas même le nôtre, qui n'ait à son actif un bon nombre de traités ou d'éditions nouvelles. J'imagine du reste que si l'Eglise catholique venait à rejeter de son enseignement l'Évangile ou les Epîtres de saint Paul ou même les traités du Père Gury, un pareil événement ne pas-
serait pas sans laisser de trace, et l'his enregistrerait quelque décret des pe quelque décision d'un concile, une dati fin par laquelle on saurait qu'en telle a et en vertu de telle disposition, le livre a été définitivement banni de la doctri; de la morale chrétienne.
Or, nous ne voyons guère chez nos qu'un synode général de Van 1866 lequel pareille question ait été agite fut décrété qu'aw^r yeux des chrétien repousserait le SchulchanAruch, mais ( réalité tout juif devait s'en tenir à sef en tout pays et en tout temps ; la aion fut signée par 94 rabbins, 182 avo 45 médecins et 11,672 juifs de qualité verses *.
Ces faits parlent^ et û quelque chose les contredire, ce n'est certes pas l'affi
^ Imprimé à Lfemberg en 1873;
tien d'hommes à qui leur loi impose le mensonge et le faux serment comme des devoirs sacrés, dès qu'il s'agit de cacher les enseignements de leurs docteurs.
Nous avons donc la certitude qu'en offrant aux lecteurs français un portrait fidèle du juif selon le Talmud, nous ne ressuscitons pas un personnage des siècles passés ; nous ne rajeunissons pas une figure vieillie, nous n'exhumons pas un reste des choses disparues. Le juif talmudiste est l'homme d'aujourd'hui autant qtie celui d'hier et c'est avec une admirable justesse que la légende allemande du Juif-Eri^ant a nommé son héros le Juif éternel.
5 . — il est donc indispensable de connaître les principales dispositions de la loi talmudique à notre égard, pour apprécier. avec quelque justesse l'action du judaïsme contemporain.
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Le Talmud seul peut nous en rendre raison; le Talmud seul peut nous permettre de coordonner les faits et de calculer leur portée ; le Talmud seul peut nous faire entrevoir ce qu'un avenir prochain nous réserve logiquement et fatalement, si le sentiment national et le simple instinct de conservation ne se réveillent pas comme jadis, quand la nation française, d'accord avec ses rois, entreprit de faire rentrer le juif idans le rang.
Le Talmud, déjà en pleine période de formation à la venue de Jésus-Ghrirst, était entièrement écrit et rédigé avant les premières années du vi® siècle ; ce ne fut donc pas — remarquons-le en passant — la prétendue persécution du moyen âge qui créa Tesprit talmudique, puisqu'il existait avant le moyen âge. L'époque où la France se mit en garde fut précisément celle où des milliers de com-
tateurs du Talmud enseignaient dans les gogues qui couvraient notre pays que irétien et le Français n'étaient que des s de somme ou des esclaves, que feur ae comptait pas plus que celle d'une che, que leur argent et leurs terres snt de toute éternité destinés aux juifs, leurs filles n'étaient qu'un instrument de ir pour ceux-ci. Si donc les Français int mis en garde, ils ont bien fait; s'ils frappé, c'était leur devoir et nous leur nés reconAaissants de nous avoir conî et transmis notre patrie, comme nous iserverons, Dieu le veuille, aux Français lemain en démasquant le talmudisme erne, et en le combattant avec la derî énergie jusqu' à ce que notre sol en encore une fois débarrassé.
Le docteur Rohling ayant désiré assurer à son livre une diffusion aussi vaste que possible, a préféré ne se réserver aucun droit de traduction et de reproduction. Il nous est donc permis d'offrir ce curieux ouvrage à nos compatriotes sans recourir à une autorisation que le vaillant et généreux savant ne nous aurait pas refusée, mais qui l'aurait gravement compromis auprès de diverses Excellences du gouvernement autrichien.
Usant de la liberté qui nous était laissée, nous avons augmenté la dernière édition de son livre de quelques textes remarquables empruntés à des ouvrages récents , en particulier aux suivants :
1° Polemik und Menschenopfer, par Rohling, Paderborn, 1884, Bonifacius Druckerei ;
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30 introdu.ctioî:^
2° Prof. Rohlingund die Judenfrage, etc., par C. Victor, Leipzig, Th. Fritsch, 1887 ;
3^ Esther oder die semitische Unmoral, par Radenhausen, Leipzig, Thiele, 1887.