‹ Le juré; monodrame en cinq actes. FrontChapitre 4 sur 90 · IV LE MONODRAME · texte numérisé non relu

IV LE MONODRAME

rendent perplexe : elles ne tendent à rien moins quà pi^oclamer injouables, à moins d'une mutilation sacrilège, des chefs-d'œuvre d'art dramatique incomparablement au-dessus de tout ce qu'on représente aujourd'hui.

Je m'y résigne difficilement.

C'est la question des décors, des changements et de la figuration, qui cause l'embarras. Notf^e public n'admettrait pas des transformations si répétées et nos machinistes non plus. Ces derniers sont pourtant infiniment plus habiles et ont à leur disposition des moyens d'action insoupçonnés au temps d'Elisabeth.

Singulières contradictions !

Qu'y a-t-il donc qui nous empêche d'interpréter et surtout de goûter ces œuvres admirables qu'exécutaient les ancêtres de manière à enthousiasmer?

Était-on plus facile à contenter ?

Faible raison, car les représentations avaient lieu devant une Cour raffinée et fastueuse. De plus, les pièces du grand Will étaient comprises, admirées sans 7'éserve ; or, cela n'aurait pas été possible avec une mise en scène qui eût été nécessaire et qu'on eût absolument négligée.

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