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Les guildes

Le mouvement des guildes, développé principalement en Angleterre après la grande guerre, cherchait à redonner à l’ouvrier une certaine indépendance, à la fois morale et matérielle. .

La guilde est essentiellement un mouvement de syndicats, qui constitue une entreprise complète avec ouvriers, techniciens et capital. Son but est de fabriquer et de vendre directe-

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ment au public. Ce groupement poursuit en cela des buts désintéressés : il ne recherche pas le gain le plus élevé, mais il veut, au contraire, rendre service au public et réformer la mentalité ouvrière. Aux ouvriers travaillant dans la guilde, on versait un salaire; mais le profit, au lieu d’être réparti entre eux, comme dans les coopératives ouvrières employant des salariés, était versé à des œuvres sociales. La direction appartenait à un comité nommé par les syndicats de la profession intéressée et responsable devant tous les ouvriers de cette profession.

Les capitaux sont fournis, soit par les syndicats qui fondent la guilde, soit par des prêts ou des avances des pouvoirs publics, ou même par des emprunts. C’est ainsi que les guildes du bâtiment qui furent les plus nombreuses établissaient à l'avance le prix qu’on leur verserait pour l’immeuble qu’elles allaient bâtir, puis elles émettaient un emprunt d’un montant égal à ce prix, lequel emprunt était remboursé au jour du payement de la maison.

Avec les guildes du bâtiment, qui furent les plus prospères, à cause de la politique de construction d'habitations suivie par le gouvernement, on peut citer les guildes de l’ameublement, du vêtement, de la construction des machines, de l’agriculture.

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