‹ Le Kantisme et ses erreursChapitre 3 sur 37 · INTRODUCTION O · texte numérisé non relu

INTRODUCTION O

est-il un des articles les plus discutés sur le marché de la science, et un journal a pu dire avec raison : « La vieille plai- « santerie sur un auditeur qui avait com- « pris le philosophe, mais l'avait mal « compris, s'apphque infiniment mieux

- « au philosophe de Kœnigsberg qu'à d Hegel. Lange, dans la deuxième édition fc de son Histoire du Matérialisme, dé- « clare que, dans la première, il avait

-■-«mal compris Kant. Dans son ouvrage a Des limites de la philosophie ( Berlin,

'a 1875 ), G. Tobias, qui revient à Kant « bannières déployées, divise les Kantiens « en pseudo-Kantiens et en Kantiens au-

- « thentiques: naturellement, c'est lui (( qui est, en attendant, le principal re- « présentant de cette seconde classe » (l).- Ils se comptent par douzaines ceux qui

sont dans le même cas que Tobias. Et cela est certainement une fatalité pour un homme qui est invoqué comme le père de la science moderne.

N'ayant à nous occuper que des points capitaux et les moins contestés du Kantisme, nous échapperons heureusement aux disputes des philosophes de profession. Nous ne nous occupons pas de la « philologie de Kant », nous ne nous demandons pas tout ce qu'on peut y lire ou entirer; nous le prenons tel qu'il se présente, tel qu'il a agi sur le monde, tel que l'ont connu et compris les hommes de science. Nous espérons ainsi atteindre notre but qui est de faire, dans la mesure de nos forces, que le grand penseur allemand sorte de son obscurité inquiétante, et parle pour être compris non seulement I d'une étroite caste de modernes aruspi- ^ 1 ces, mais encore de la masse des lecteurs.

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