‹ Le Kantisme et ses erreursChapitre 30 sur 37 · LA CHOSE EN SOI, X INCONMJ · texte numérisé non relu

LA CHOSE EN SOI, X INCONMJ

1. — De tout temps les hommes s'étaient accordés à penser qu'on pouvait savoir sinon peu de chose du moins quelque chose du monde extérieur avec toute certitud^r"C^ûne part, on savait avec Saint Paul que notre connaissance est faite de fragments et d'énigmes ( per spéculum et in aenigmate ), et que nous oe pouvons être instruits que par le côté des choses qui est accessible à notre connaissance, et encore d'une manière imparfaite :

Jilous aimoiis par son nom à nommer chaque chose, £t les reconnaissons au nom qu'on leur impose ; Mais pour aller au fond nous devons avouer. Qiïen elles l'innommé persiste â nous jouer.

P£îCH. — KAMUSME. — 19. 289

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D'autre part oq a tenu et on tient fermement que. nous pouvons réellement' connaître ôeatt-

'coup de chosesavec certitude du monde objectif - et extérieur à l'acte de notre connaissance. On croyait devoir estimer d'autant plus, si petit qu'il fût, le' mince domaine dont nous pou- . vous faire notre propriété intellectuelle, et on trouvait dansj'étude du monde réel uneoccu- .. . pation qui, si elle humiliait notre orgueil,' du.^ moins aussi nous relevait et nous consolait.; Sur ce terrain.Kant est veiiu faire unerévo- i^

~iution.-:Conséquént-avee son point de ^dépa^l;^;mesquin, il ^^roduit un tel imbroglio de théo-;;^

:Irèmes^e Jusqu'à^ cette^beuréTnifl^è^ dire précisément ce que Kant a proprement eu -: dans la pensée ! '— ; . :

Le but de ce chapitre est de partir du fragment de vérité. resté sous la forme de \ai cfwse eîi^oi dans la doctrine de K^t, et de montrer.; ; "^e cette chose "en soi n'est pas -pour nousjun^j

-X inconnu,- mais que nous^pouvons en savoin;v? tout%equ'^n a -enseigné l'ancienne phil6s6-;,::7 phie chrétienner^ /^ ;; -

CH. Xin. LA CHOSE EN SOI

2. — Kant^ on l'a vu, a subjective, par une série de conséquences inéluctables, l'édifice entier de la connaissance depuis le fondement jusqu'au toit. Mais il se sentait menacé, comme par un spectre, parce fait que nos représentations expérimentales sont l'expression involontaire de quelque chose, de choses qui existent bors de"; nous indépendaminent de notre counaissance. De ce fait inéluctable dont l'atmosphère nous entoure, Kant croyait se débarrasser en soutenant que nous sommes contraints de rapporter Tobjet expérimental de nos représentations à un :X inconnu, à quelque chose qui n'est plus objet d'intuition; à peu près comme l'halluciné se sent contraint par la nature de son organisme de supposer hors de lui-même comme réelles des choses qu'il ne perçoit nullement, ^^ ïi^ ,,jious nous trouvons dans la nécessité subjective de concevoir hors de nous quelque chose comme fondement -du phénomène. De ce quelque chose, appelé chose en. soi, nous ne| savons, selon Kant, absolument rien ; il lui

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. LE KANTISME : ET :SES -ERREURS f^i:,.-.-'

1^ dénie jusqu'à rexistence, (Raison pure, 388). ^ Encore moins peut-on attribuer la substantia- ' , ^ lité, l'unité ou la pluralité, la réalité, lî eau- ~ salité etc., aux choses hors de l'esprit. Tout cela, ce sont des additions subjectives,^, qui . découlent des formes de rentendement.- Les choses sont et restent égales à X^ et^un so- . phisme seul peut nous induire à croire a tort que nous savons d'elles quelque chosé.^.i.: Par exemple, de l'idée de substance^, Kant V" enseigne que c'est une idée que nous formons, - '^'' il est vrai, nécessairement, afin de pouvoir conceyoi r le devenir- des . phénomenesi^ . mais j. .; "qul,^én .'/dehors ' de ^'activité mentalej> n'est z^ d'aucune application aux 'choses' en nsdl. De ,."" même que nous ne pourrions savoir sr le ' cours mobile des phénomènes, abstraction faite ..,. de ce que nous les percevons, existe'dans les -^ .^çiios^jBn soi, de^i;mêmé ; nous jneJ:pourrions ;^ savolr^^il y a dans lès choses un élément per- .;manéhti (substance), partant une différence . entré, le'fîxe' et le'passager, la substance et l'accident. La permanence, fondement de l'idée -

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