‹ Le Koran;Chapitre 32 sur 503 · Adam apprit de son Seigneur des paroles de prière; Dieu · texte numérisé non relu

Adam apprit de son Seigneur des paroles de prière; Dieu

' Le ciel ne formait d'abord qu'un lout; Dieu l'a partagé en sept cieux posés les uns au-dessus des autres, comme les pellicules de l'oignon.

' On peut aussi traduire : du nombre des infidèles, car en arabe le mol kafir signifie proprement celui qui enduit et recouvre la surface d'un objet avec quelque chose pour faire disparaître une écriture, etc. ; de là Tingrat et l'infidèle^ rhomme qui efface de son souvenir les bienfaits de Dieu.

- Dans le verset précédent, c'est Mahomet qui rnconle lui-même ou répète les paroles de l'ange Gabriel ; dans celui-ci, c'est Dieu qui est censé parler lui-même. Ce changement subit de narrateur se reproduit à chaque instant dans le Koran, non-seulement dans les différents versets, mais dans la même période. Le lecteur jugera par là du désordre que ces changements de personnes jettent dans les phrases ; le traducteur a cru devoir respecter à cet égard la contexture de l'original.

* C'est-à-dire hommes et démons.

CHAPIThE lî. 7

revint à lui; il aime à revenir à Vhomme qui se repent; il est le miséricordieux.

36. Nous leur dîmes : Sortez du paradis tous tant que vous êtes ; un livre destiné à vous diriger vous viendra de ma part ; la crainte n'atteindra jamais ceux qui le suivront , et ils ne seront point affligés.

37. iMâis ceux qui ne croiront pas, qui traiteront nos signes * de mensonge, seront livrés au feu éternel.

38.0 enfants d'Israël 1 souvenez-vous des bienfaits dont je vous ai comblés; soyez fidèles à mon alliance, et je serai fidèle à la vôtre ; révérez-moi, et croyez au livre que j'ai envoyé pour corroborer vos Écritures ; ne soyez pas les premiers à lui refuser votre croyance; n'allez point acheter avec mes signes un objet de nulle valeur. Craignez-moi.

39. Ne revêtez pas la vérité de la robe du mensonge; ne cachez point la vérité 2 quand vous la connaissez.

40. Acquittez-vous exactement de la prière, faites Taumône, et courbez-vous avec ceux qui se courbent devant moi 3.

41. Commanderez- vous les bonnes actions aux autres pendant que vous vous oublierez vous-mêmes? Vous lisez cependant le livre ^; ne comprendrez-vous donc jam^ais?

42. Appelez à votre aide la patience et la prière; la prière est une charge, m.ais non pas pour les humbles ,

43. Qui pensent qu'un jour ils reverront leur Seigneur et qu'ils retourneront auprès de lui.

* Le mot arabe aie signifie signe, mais surtout un signe d'avertissement da ciel, et par conséquent miracle, 'prodige; il signifie en outre verset du Koran, chaque verset étant la parole de Dieu, et regardé comme un miracle et un avertissement. Pour nous rapprocher autant que possible du texte arabe, nous avons conservé partout l'expression de signe; et c'est à cause de cela qu'on trouvera dans cette traduction les mots : réciter ourelire les signes de Dieu, c'est-à-dire les versets du Koran révélés à Mahomet.

' Mahomet reproche aux juifs, et souvent aux chrétiens, d'altérer le sens des Écritures pour en ôter ou éluder les passages dans lesquels la venue de Mahomet a du être prédite selon lui.

^ Les commentateurs ajoutent : delà prière musulmane, l'aumône musulmane, et c'est pour éviter toute équivoque, qu'il est dit: Courbez-vous, etc., car les génuflexions {rik'at) sont particulières aux musulmans.

* Le livre, pris absoiiiment, veut dire : tout livre révélé, les Ecritures : le Pentateuque, en parlant aux juifs; l'Évandle, en parlant aux chrétiens ; il s'applique aussi au Koran. Nous ferons observer, à ce sujet, que, dans ses prédications, Mahomet distingue lesidolâlres ou les ignorants de ceux qui ont, à quelque époque que ce soit, reçu des livres sacrés ; ces derniers sont appelés: famille du livre, gens des Écritures.

44. 0 enfants d'Israël ! souvenez-vous dos bienfaits dont je vous ai comblés, souvenez-vous que je vous ai élevés au-dessus de tous les humains.

45- Redoutez le jour où une âme ne satisfera point en quoi que ce soit pour une autre âme, où aucune intercession ne sera acceptée de sa part, où aucune compensation ne sera reçue d'elle; où les méchants ne seront point secourus.

4G. Souvenez-vous du jour cù nous vous avons délivrés de la famille de Pharaon qui vous infligeait de cruels supplices ; on imînolait vos fils et Ton n'épargnait que vos filles ^ C'était une rude épreuve de la part de votre Seigneur.

47. Souvenez-vous du jour où nous avons fendu la mer pour vous; où nous vous avons sauvés, et noyé Pharaon sous vos \eux.

48. Du jour où nous formions notre alliance avec Moïse pendant quarante nuits ; vous avez pris , pendant son absence , un veau pour objet de votre adoration , et vous avez agi iniquement.

49. Nous vous pardonnâmes ensuite , afin que vous nous soyez reconnaissants.

50. Nous donnâmes à Moïse le livre et la distinction -, afin que vous soyez dirigés dans la droite voie.

51. Moïse dit à son peuple : Vous avez agi iniquement envers vous-mêmes en adorant le veau. Kevenez à votre Créateur, ou bien donnez-vous la mort; ceci vous servira mieux auprès de lui. Il reviendra à vous {il vous pardonnera], car il aime à revenir vers celui qui se repent : il est miséricordieux.

52. Souvenez-vous du jour où vous dîtes à Moïse : 0 Moïse, nous ne l'accorderons aucune créance que nous n'ayons vu Dieu clairement. Le feu du ciel vous frappa pendant que vous y portiez vos regards.

' GeUe phrase se retrouve textuellement toutes les fois qu'il s'agit des peisécutions que les Israélites éprouvaient en Egypte ; on dirait que Mahomet clierche à la meUre en relief. Si l'on se rappelle que les Arahes idolâtres regardaient comir.e une calamité la naissance d'une lillo, il faudra convenir qu'on ne pouvait jeter plus de défaveur sur un prince idolâtre et impie (dont Pharaon est le type), qu'en insistant sur celle espèce de préférence donnée aux lilies sur les garçons.

' La distinction : el-forhan, s-applique ici au Penlaleuque comme, dans d'autres passages, au Koran. Ce mot désigne tout livre de révélation divine en tant q\i'û distingue le licite derillicile. On peut direqne, dans chaque livre divin, la parUe qui traite des usages, des aliments, etc., s'appelle el-forkan (distinction), de môme que la partie dogmatique al-hoiida (direction).

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