Vous avez votre religion et moi j’ai la mienne
18. Dis à ceux qui disputeront avec toi : Je me suis abandonné
entièrement à Dieu, ainsi que ceux qui me suivent.
19. Dis à ceux qui ont reçu les Ecritures et aux ignorants : Vous livrez-vous à Dieu ? S’ils le font, ils seront sur la droite voie; s’ils tergiversent, tu n’es chargé que de la prédication. Dieu voit ses serviteurs.
66 Disputeront-ils avec vous devant le Seigneur? Dis-leur :
Les faveurs sont dans les mains de Dieu : Il les accorde à qui il veut. Il est immense et savant.
99. Si Dieu voulait, tous les hommes de la terre croiraient. Veuxtu contraindre les hommes à devenir croyants ?
100. Comment une âme pourrait-elle croire, sans la volonté de Dieu ? Il déversera son indignation sur ceux qui ne comprennent pas.
47. N’écoute ni les infidèles, ni les hypocrites. Ne leur fais pas cependant de mal, mets ta confiance en Dieu. Dieu te suffit comme patron.
§ 29. discussions [8 versions].
126. Appelle les hommes dans le sentier de Dieu par la sagesse et par des admonitions douces ; si tu entres en dispute avec eux,
RELIGION
fais-le de la manière la plus bienveillante ; car ton Seigneur connaît le mieux ceux qui devient de son sentier et ceux qui suivent le droit chemin.
xvn 55. Dis à mes serviteurs de ne parler qu’avec douceur, car Satan pourrait semer la discorde.
xvm 52. ... L’homme est la plupart du temps enclin à la dispute.
xxix 45. N’engagez des controverses avec les hommes des Ecritures que
de la manière la plus honnête, à moins que ce ne soient des méchants. Dites : Nous croyons aux Livres qui nous ont été envoyés, ainsi qu’à ceux qui vous ont été envoyés. Notre Dieu et le vôtre est le même, et nous nous résignons entièrement à sa volonté.
xliii 57. Si l’on propose à ton peuple le fils de Marie pour exemple, ils ne veulent pas en entendre parler.
58. Ils disent : Nos dieux valent-ils mieux que le fils de Marie, ou le fils de Marie que nos dieux ? Ils ne proposent cette question que par esprit de dispute. Oui, certes, ils sont chicaniers.
59. Jésus n’est qu’un serviteur {homme) que nous avons comblé de nos faveurs, et que nous proposâmes comme exemple aux enfants d’Israël.
vi 164. ... Vous retournerez au Seigneur qui vous déclarera ce sur quoi vous étiez en désaccord les uns avec les autres.
§ 30. sectes h [32 versets].
ii 254. Nous élevâmes les prophètes les uns au-dessus des autres.
Les plus élevés sont ceux à qui Dieu a parlé. Nous avons envoyé Jésus, fils de Marie, accompagné de signes évidents, et nous l’avons fortifié par l’esprit de sainteté. Si Dieu avait voulu, ceux qui sont venus après eux et après l’apparition des miracles ne se seraient point entretués. Mais ils se mirent à disputer; les uns crurent, d’autres furent incrédules. Si Dieu l’avait voulu, ils ne se seraient point entretués ; mais Dieu fait ce qu’il veut.
h Les cultes bâtis sur le naturalisme, sur l’hommage de crainte ou d’admiration
in 5. C’est {Dieu) qui t’a envoyé ( ô Mohammed /) le Livre de sa
part. Il s’y trouve des versets immuables, qui sont la mère du Livre, et d’autres qui sont métaphoriques. Ceux dont le coeur dévie de la vraie route courent après les métaphores, par envie du désordre et de l’interprétation ; mais il n’y a que Dieu qui en connaisse l’interprétation. Les hommes d’une science solide diront : Nous croyons en ce Livre, tout ce qu’il renferme vient de notre Seigneur. Il n’y a que les hommes doués d’intelligence qui réfléchissent.
rendu aux diverses forces de la nature et à leurs effets, l’idolâtrie en un mot, peut multiplier les temples sans penser à vider les anciens.
L’illustre J. J. Ampère a fait la très-profonde remarque suivante :
« Quant au dogme Bouddhique proprement dit, il a produit ce qu’il est dans l’essence « de tout dogme fécond de produire : l’hérésie. Il est souvent question dans le voyage « de Fa-liien et dans d’autres livres Bouddhiques, des philosophes hétérodoxes. Du « temps de Bouddha h il y avaitdéjà, selon la tradition, quatre-vingt-seize sectes d’hé- « résie; les Bouddhistes appellent vues les diverses opinions des hérésiarques. Parmi « elles, on retrouve les spéculations métaphysiques les plus raffinées; dans toutes les « religions, la métaphysique est la mère de l’hérésie » 2.
L’Islamisme n’a point échappé à cette loi. Cependant Mahomet, très-inhabile métaphysicien, avait eu, certainement, toute autre intention que celle d’appeler ses fidèles à se préoccuper de pures abstractions.
« Le nombre des sectes musulmanes fut de soixante-douze dans les premiers temps « de l’islamisme. Les Motazélek, les Kharédji, les Ismaëli ou Ismaéliens, furent les « trois les plus importantes et les plus répandues. Celle des Motâzéleh se divisa en « vingt branches qui se taxèrent d’infidèles les unes et les autres et celle des Ismaéliens « en sept branches 3.
« Mon peuple, dit le prophète, d’après une tradition, est divisé en soixante-treize « sectes, qui toutes sont condamnées au feu, excepté une, celle qui est suivie par moi « et mes compagnons. » 4
A y regarder d’un peu près, il n’y a vraiment que trois sectes dans l’Islamisme : deux politiques: lesSchiites, lesSonnites, une purement religieuse, les Wahabites. Les
L Le prince royal Hindou, Cakyamouni d’abord simple réformateur égalitaire et charitable du trèsantique Brahmanisme aristocratique, puis fondateur d’un culte distinct de celui-ci, bien que l’enveloppant, de même que le christianisme a fait du Judaïsme, naquit vers la fin du VII° siècle avant l’ère chrétienne (Barthélemy Saint-Hilaire, le Bouddha et sa religion).
2. La Science et les Lettres en Orient , 2 • édit. 1867, pag. 195.
3. Les principaux points de discussion peuvent être résumés ainsi:
Nature de Dieu. — Sa puissance absolue ou limitée pour la production du mal; a-t-il, ou n’a-t-il pas d’attributs ?
Libre arbitre de l’homme admis, ou contesté, ou nié.
Peines et récompenses éternelles ou temporaires. (Voir un essai sur la matière : Observations hist. et critiq. sur le Mahométisme, par G. Sale, section 8. Remarquez seulement que G. Sale range, à tort, les quatre rites orthodoxes au nombre des sectes.)