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Nous avons recommandé à l’homme de bien agir envers ses

père et mère ; sa mère l’a porté avec peine et l’a mis au monde avec peine, et la grossesse et V allaitement jusqu’au sevrage durent trente mois. Il parvient enfin à la maturité, il parvient à quarante ans, et alors il adresse à Dieu cette prière : Seigneur, inspire-moi de la reconnaissance pour les bienfaits dont tu m’as comblé ; fais que je pratique le bien qui te plaît ; rends-moi heureux dans mes enfants. Je reviens à toi, et je suis du nombre de ceux qui se résignent -à ta volonté.

15. Ce sont les hommes dont nous accueillerons les plus belles

œuvres, en passant outre sur les mauvaises : Ils compteront parmi les habitants du paradis. Les promesses qui leur ont été faites sont des promesses infaillibles.

16. Celui qui dit à ses parents : Nargue de vous ! Allez-vous me

promettre que je renaîtrai de mon tombeau ? pendant que tant de générations ont passé et disparu avant moi. Ses parents imploreront Dieu en sa faveur. Malheur à toi ! lui diront-ils ; crois, car les promesses de Dieu sont véritables. Mais il dira : Ce sont des fables des anciens.

17. Celui-là sera de ceux au sujet desquels la parole de Dieu s’est

réalisée, parole prononcée contre ces peuples qui les ont précédés, peuples de génies et d’hommes; ils seront perdus.

4. Dieu n’a pas donné deux cœurs à l’homme ; il n’a pas fait que vos épouses que vous pouvez répudier soient pour vous comme vos mères, ni que vos enfants adoptifs soient comme vos propres enfants. Ces mots ne sont que dans votre bouche.

6. ... Selon le Livre de Dieu, les hommes liés entre eux par les liens du sang sont plus proches les uns des autres que les autres croyants...

2. Ceux d’entre vous qui répudient leurs femmes en disant qu’ils les regarderont comme leurs mères (elles ne sont pas leurs mères, leurs mères sont celles qui les ont enfantés) profèrent une parole blâmable et une fausseté.

14. O vous qui croyez ! vous avez des ennemis dans vos épouses et dans vos enfants; si vous passez outre, sachez que Dieu est indulgent et miséricordieux.

15. Vos richesses et vos enfants sont votre tentation, pendant que Dieu tient en réserve une récompense magnifique.

23. {Les vertueux) entreront dans les jardins d’Eden ainsi que ceux de leurs pères, de leurs épouses et de leurs enfants qui auront pratiqué les bonnes œuvres...

8. Seigneur, introduis-les dans les jardins d’Eden, que tu leur as promis, ainsi que ceux de leur parents, de leurs épouses et de leurs enfants qui auront pratiqué le bien. Tu es le puissant, le sage.

21. Ceux qui ont cru et dont les enfants ont suivi les traces dans la foi, seront réunis à leurs enfants.

22. Voilà ce que Dieu annonce à ses serviteurs qui croient et font le bien. Dis-leur : Je ne vous demande pour récompense de mes prédications que l’amour envers vos parents... *.

L On est trop généralement disposé à se figurer que le Koran est la loi suivie rigoureusement par tous les musulmans : Il n’en est rien.

« Dans la société Kabyle, dit M. le colonel Hanoteau 2, l’unité sociale est la famille et non, comme chez nous, l’individu. Les biens restent en commun et sont administrés par le père de famille, et à sa mort par celui de ses fils qui est jugé le plus capable de les gérer. Le produit du travail de chaque membre de la famille revient à l’association. Il arrive cependant quelquefois que la désunion se met dans la famille, et amène la dissolution de l’association.

« L’exclusion des femmes de l’héritage paternel est la conséquence naturelle d’une pareille organisation sociale, car, si les filles héritaient au même titre que leurs freres, le partage des biens aurait bientôt amené la dispersion de la famille. C’est à cette organisation que l’on doit attribuer, selon moi, l’état d’abaissement où est tombée la femme chez les Kabyles.

« La domination française modifiera nécessairement avec le temps cet état de choses, l’action d’un pouvoir fort, capable de protéger l’individu isolé, rendant inutiles les associations qui avaient leur raison d’être dans l’état d’anarchie où vivaient les Kabyles, anarchie qui forçait les individus à se grouper pour se défendre contre leurs ennemis.

« Avant la Révolution de 1789, il existait dans les provinces du centre de la France, le Nivernais, le Bourbonnais et le Berry, un grand nombre de communautés nées d’une exigence féodale et présentant beaucoup d’analogie avec ce qu’on observe maintenant en Kabylie. Il n’y a pas plus de trente ans que la dernière communauté du Nivernais, celle des Jaux, a cessé d’exister. De même que chez les Kabyles, les biens restaient en

2. Poésies populaires de la Kabylie du Jurjura, Imprimerie Impériale, 1867, p. 255, note.

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§ 21. arabes [42 versets.]

ni 106. Vous êtes le peuple le plus excellent qui ait jamais surgi parmi les hommes ; vous ordonnez ce qui est bon et défendez ce qui est mauvais, et vous croyez en Dieu...

98. Attachez-vous à la corde de Dieu tous, et ne vous séparez

point. Rappelez-vous les bienfaits de Dieu sur vous, lorsque vous étiez ennemis. Il a mis l’amour entre vos coeurs et ainsi, par sa grâce, vous vous êtes trouvés être des frères.

99. Vous étiez au bord de l’abîme du feu, et il vous en a retirés. C’est ainsi qu’il vous fait voir ses signes, afin que vous ayez un guide;

100. Afin que vous deveniez un peuple appelant les autres au bien, ordonnant les bonnes actions et défendant les mauvaises...

il 137. C’est ainsi que nous avons fait de vous une nation intermédiaire, afin que vous soyez témoins vis-à-vis de tous les hommes, et que l’apôtre soit témoin par rapport à vous.

xvi 84. Si les Arabes te tournent le dos, qu’importe , ô Mohammed! tu n’es chargé que de la prédication ouverte.

85. Ils connaissent les bienfaits de Dieu, et puis les méconnaissent. La plupart d’entre eux sont infidèles.

commun et étaient gérés par le vieillard jugé le plus capable. La femme qui épousait un homme étranger à la communauté perdait tous ses droits aux biens de la famille et ne recevait qu’une dot en argent, une fois payée. »

Espérons que le grand travail qu’achèvent en ce moment M. le colonel Hanoteau et M. Letourneux, conseiller à la cour impériale d’Alger, sera prochainement publié. Ces deux savants donneront sur les Kabyles du Jurjura, l’une des nombreuses fractions de la race Berbère qui occupe encore, en immense majorité, l’Afrique septentrionale et se retrouve jusqu’au Sénégal, des renseignements certains qui prouveront que l’organisation sociale islamique n’a pas été et ne saurait être, plus que les autres organisations sociales, qu’un texte religieux avait paru immobiliser, moins dociles aux indications des besoins vrais ou faux, résultant soit de la marche du progrès, soit de circonstances qui l’arrêtent ou l’entravent L

*. Cet important ouvrage a été publié depuis sous le titre : la Kabylie et les Coutumes kabyles , par M. le général Hanoteau et M. le conseiller A. Letourneux. Imprimerie nationale, 1872, 3 vol.

97. Nous avons rendu le Koran facile en te le donnant dans ta

langue, afin que, par lui, tu annonces de belles promesses aux pieux et avertisses le peuple querelleur.

98. Combien de générations n’avons-nous pas anéanties? Peux-tu trouver un seul homme qui en reste? As-tu entendu un seul d’entre eux proférer le plus léger murmure ?

77. Combattez pour la cause de Dieu comme il convient de le faire ; il vous a élus. Il ne vous a rien commandé de difficile dans votre religion, dans la religion de votre père Abraham ; il vous a nommés musulmans (qui s’ abandonnent à Dieu.)

78. Il vous a nommés ainsi bien avant nous et dans ce Livre aussi, afin que votre prophète soit témoin contre vous, et que vous soyez témoins contre le reste des hommes. Observez donc la prière, faites l’aumône, attachez-vous fortement à Dieu, il est votre patron ; et quel patron et quel protecteur !

4. Eloignerons-nous de vous l’admonition, parce que vous êtes un peuple transgresseur ?

28. J’ai permis (aux Arabes idolâtres) et à leurs pères de jouir des

biens terrestres jusqu’à ce que la vérité et l’apôtre véritable viennent au milieu d’eux.

29. Mais lorsque la vérité leur apparut, ils s’écrièrent : Ce n’est

que de la sorcellerie, nous n’y croyons pas.

30. Ils disent : Si au moins le Koran avait été révélé à quelque

homme considérable des deux villes (la Mecque et Médine ), nous aurions pu y croire.

31. Sont-ils donc distributeurs des faveurs divines? C’est nous qui leur distribuons leur subsistance dans ce monde ; nous les élevons les uns au-dessus des autres, en sorte que les uns prennent les autres pour serviteurs...

91. Plusieurs des Arabes du désert sont venus s’excuser et demander à être exemptés de la guerre. Ceux qui accusent de mensonge Dieu et son apôtre, sont restés chez eux. Un châtiment douloureux attend ceux d’entre eux qui n’ont point de foi.

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98. Les Arabes du désert sont les plus grands impies et les plus turbulents perturbateurs. Ils sont loin de garder (d’observer) les limites que Dieu a tracées dans sa loi révélée à son prophète...

99. Il en est parmi les Arabes du désert, qui regardent l’aumône

comme une contribution ; ils guettent les vicissitudes du sort à votre égard. Une mauvaise vicissitude les attend, eux; car Dieu entend et sait tout.

100. Il en est parmi les Arabes du désert, qui croient en Dieu et au jour dernier, qui regardent l’aumône comme un moyen de s’approcher de Dieu et d’obtenir les prières du prophète. Certainement l’aumône les rapprochera de Dieu ; {Dieu) les fera comprendre dans sa miséricorde, car il est indulgent et miséricordieux.

102. Il y a parmi les Arabes du désert qui habitent autour de vous,

et parmi les habitants de Médine, des hommes endurcis dans leur hypocrisie. Tu ne les connais pas, ô Mohammed! mais nous les connaissons. Nous les punirons deux fois, puis ils seront livrés au châtiment douloureux.

103. D’autres ont avoué leurs fautes ; ils ont ainsi mêlé une bonne action à une action mauvaise. Peut-être Dieu pardonnerat-il à ceux-ci, car il est indulgent et miséricordieux.

104. Reçois une aumône de leurs biens pour les purifier et les relever de leurs péchés ; prie pour eux, car tes prières leur rendront le repos, et Dieu entend et sait tout.

105. Ne savent-ils pas que Dieu accepte le repentir de ses serviteurs, qu’il agrée l’aumône ? Il est indulgent et miséricordieux.

106. Dis-leur encore : Agissez ; Dieu verra vos actions, ainsi que

son apôtre et les croyants. Vous retournerez un jour à celui qui connaît les choses visibles et invisibles. Alors il vous redira ce que vous avez fait.

107. D’autres attendent la décision de Dieu, soit qu’il les punisse,

soit qu’il leur pardonne; Dieu est savant et sage.

108. Il en est qui ont bâti un temple pour nuire aux croyants , et

par infidélité, dans le but de désunir les croyants et afin que

ce temple soit un lieu d’embuscade pour ceux qui font la guerre à Dieu et à son apôtre. Ils jureront en disant : Nous n’avons voulu que le bien. Dieu est témoin qu’ils mentent.

109. N’y mets jamais le pied. Il est un temple bâti dès le premier jour sur la crainte de Dieu ; il mérite mieux que tu y entres. Il s’y rassemble des hommes qui désirent être purs. Dieu aime ceux qui aspirent à la pureté.

110. Lequel des deux vaut mieux ; est-ce celui qui a établi les fondements d’un temple sur la crainte de Dieu et sur le désir de lui plaire, ou celui qui les a assis sur un escarpement d’argile miné par un torrent, et prêt à s’écrouler avec lui dans le feu de la Géhenne ? Dieu ne conduit pas les méchants.

111. Le temple qu’ils ont construit ne cessera pas d’être une occasion de doute dans leurs cœurs, jusqu’à ce que leurs cœurs soient brisés en morceaux. Dieu est savant et sage.

121. Quelle raison avaient les habitants de Médine et les Arabes nomades d’alentour d’abandonner l’apôtre de Dieu, et de préférer leur vie à la sienne ? Quelle raison avaient-ils d’en agir ainsi, quand ni la soif, ni la fatigue, ni le besoin ne pouvaient les atteindre dans le sentier de Dieu, quand ils ne faisaient aucun pas capable d’irriter les infidèles, quand ils n’éprouvaient de la part de l’ennemi rien sans que cela leur fût compté comme une bonne œuvre? Certes, Dieu ne laisse point périr la récompense de ceux qui font le bien.

xl vm 11. Les Arabes du désert qui restèrent derrière vous, viendront te

dire : Nos troupeaux et nos familles nous ont empêchés de te suivre ; prie Dieu qu’il nous pardonne nos péchés. Leurs langues prononceront ce qui n’est point dans leurs cœurs. Dis-leur : Qui pourra lutter contre Dieu, s’il veut vous affliger d’un malheur ou vous accorder quelque bien ? Dieu connaît vos actions.

12. Mais vous vous êtes imaginé que l’apôtre et les croyants ne retourneront jamais auprès de leurs familles, et cette pensée plaisait à vos cœurs : vous avez conçu de mauvaises pensées, vous avez été des gens perdus auprès de Dieu.

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15. Allez-vous enlever un butin sûr, oh ! alors, les Arabes qui

sont restés dans leurs maisons vous diront : Laissez-nous marcher avec vous. Ils veulent changer la parole de Dieu. Dis-leur : Vous ne marcherez point avec nous. Dieu l’a ainsi décidé d’avance. Ils te diront que vous le faites par jalousie : point du tout, mais peu d’entre eux ont de l’intelligence.

16. Dis encore aux Arabes du désert qui sont restés chez eux : Nous vous appellerons à marcher contre un peuple doué d’une puissance terrible, vous combattrez ces gens jusqu’à ce qu’ils se tassent musulmans. Si vous obéissez, Dieu vous accordera une belle récompense ; mais si vous tergiversez, comme vous l’avez déjà fait une fois, il vous infligera un châtiment douloureux.

xlix 14. Les Arabes du désert disent : Nous avons cru. Réponds-leur : Point du tout. Dites plutôt : Nous avons embrassé l’Islam, car la foi n’a pas encore pénétré dans vos coeurs. Si vous obéissez à Dieu et à son apôtre, aucune de vos actions ne sera perdue, car Dieu est indulgent et miséricordieux.

17. Ils te reprochent, comme un bienfait de leur part , d’avoir

embrassé l’Islam. Dis-leur : Ne me reprochez point votre Islam. Dieu pourrait bien vous reprocher comme un bienfait de vous avoir conduits vers la foi. Convenez-en , si vous êtes sincères.

xxxiv 14. Les habitants de Saba avaient dans le pays qu’ils habitaient, un signe d’avertissement : Deux jardins, à droite et à gauche. Nous leur dîmes : Mangez de la nourriture que vous donne votre Seigneur, rendez-lui des actions de grâces. Vous avez une contrée charmante et un Seigneur indulgent.

15. Mais ils se détournèrent de la vérité. Nous envoyâmes contre

eux l’inondation des digues, et nous échangeâmes leurs deux jardins contre deux autres produisant des fruits amers, des tamarins et quelques fruits du petit lotus.

16. C’est ainsi que nous les rétribuâmes de leur incrédulité.

Récompenserons-nous ainsi d’autres que des ingrats?

17. Nous établîmes entre eux et les villes que nous avons bénies

des cités florissantes ; [nous établîmes à travers ce pays une

route, et nous dîmes : Voyagez-y en sûreté le jour et la nuit.

18. Mais ils dirent : Seigneur, mets une plus grande distance entre nos chemins. Ils ont agi avec iniquité envers eux-mêmes. Nous les rendîmes la fable des nations, et nous les dispersâmes de tous côtés. Il y a dans ceci un avertissement pour tout homme qui sait souffrir et qui est reconnaissant.

36. Ceux qui ont reçu les Ecritures se réjouissent de ce qui t’a été révélé. D’autres, les partis des Arabes, en rejettent une partie. Dis-leur : Dieu m’a ordonné de l’adorer et de ne lui associer aucun être. J’appelle les hommes à son culte, et je retournerai à lui.

§ 22. nations [8 versets.]

209. Les hommes formaient autrefois une seule nation. Dieu envoya les prophètes chargés d’annoncer, et d’avertir. Il leur donna le Livre (le Pentateuque ou l'Évangile) contenant la vérité, pour prononcer entre les hommes sur l’objet de leurs disputes. Or, les hommes ne se mirent à disputer que par jalousie les uns contre les autres, et après que les signes évidents leur furent donnés à tous...

252. ... Si Dieu ne contenait les nations les unes par les autres, certes la terre serait corrompue. Mais Dieu est bienfaisant envers l’univers.

32. Chaque nation a son terme. Quand leur terme est arrivé, les hommes ne sauraient ni le reculer ni l’avancer.

20. Les hommes formaient d’abord un seul peuple; ils se divisèrent dans la suite ; et si la parole de Dieu (< différant leur châtiment) n’avait pas été révélée précédemment, le sujet de leur dissentiment aurait été décidé à V heure qu'il est.

48. Chaque nation a eu son prophète ; et lorsqu’un prophète vint à eux (les Mecquois ) aussi, le différend (existant entre eux , infidèles) fut décidé avec équité, et ils ne furent pas traités injustement.

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50. ... Chaque nation a son terme; lorsque ce terme est venu, xv 5. elle ne saurait le retarder, ni l’avancer d’une seule

et xxiii 45. heure.

§ 23. tribus [3 versets.]

xlix 13. O hommes! nous vous avons procréés d’un homme et d’une femme; nous vous avons partagés en familles et en tribus, afin que vous vous connaissiez entre vous.

îv 91. ... Ne cherchez parmi ( les infidèles ) ni protecteur ni ami ;

92. Excepté ceux qui chercheraient un asile chez vos alliés et ceux qui sont forcés de vous faire la guerre ou de la faire à leur propre tribu...

§ 24. inégalité des conditions [18 versets.]

vi 165. {Dieu) vous a établis les remplaçants de vos devanciers sur la terre. Il vous a élevés les uns au-dessus des autres à des degrés différents afin de vous éprouver par cela même qui vous est échu *.

xvn 22. Vois comme nous avons élevé les uns au-dessus des autres par les biens de ce monde . Mais la vie future a des degrés plus élevés et des supériorités plus grandes encore.

xxi 72. Nous donnâmes ( à A braham) Isaac et Jacob comme une faveur surérogatoire et nous en finies des hommes justes.

73. Nous les avons institués chefs chargés de diriger les hommes d’après nos commandements et nous leur avons inspiré la pratique des bonnes œuvres, l’accomplissement de la prière, ainsi que l’aumône, et ils nous adoraient.

'. L’opinion de Mahomet sur l’existence de la noblesse avait été chancelante. Tantôt il avait prêché l’égalité complète, tantôt il avait reconnu la noblesse. Il avait dit : « Plus « de fierté payenne, plus d’orgueil fondé sur les ancêtres! Tous les hommes sont « enfants d’Adam... » (Caussin de Perceval, t. III, p. 231.) Mais il avait dit aussi : « Ceux qui étaient nobles sous le paganisme restent nobles sous l’islamisme, pourvu qu’ils « rendent hommage à la véritable sagesse. » (Dozy, 1. 1, p. 39.)

iv 97. Les fidèles qui resteront dans leurs foyers sans y être contraints par la nécessité ne seront pas traités comme ceux qui combattront dans le sentier de Dieu , avec le sacrifice de leurs biens et de leurs personnes. Dieu a assigné à ceux-ci un rang plus élevé qu’à ceux-là; il a fait de belles promesses à tous, mais il a destiné aux combattants une récompense plus grande qu’à ceux qui restent dans leurs foyers ;

98. Des degrés plus élevés auprès de lui, l’indulgence et la miséricorde...

xxxni 66. Le jour où {les infidèles') tourneront leurs regards vers les flammes , ils s’écrieront : Plût à Dieu que nous eussions obéi à Dieu et au prophète.

67. Seigneur! nous avons suivi nos princes et nos riches, et ils nous ont écarté du droit chemin.

68. O Seigneur ! porte au double leur supplice et prononce sur eux une grande malédiction.

xxxiv 30. ... Si tu voyais les méchants, lorsqu’ils seront amenés vers leur Seigneur et se renverront mutuellement des reproches ! Les faibles de la terre diront aux puissants : Sans vous, nous aurions été croyants.

31 . Et les puissants répondront aux faibles : Est-ce nous qui vous

avons empêché de suivre la direction quand elle vous a été donnée ? vous en êtes coupables vous-mêmes.

32. Es les faibles répondront aux puissants : Non, ce sont vos

ruses de chaque jour, de chaque nuit, lorsque vous nous commandiez de ne point croire en Dieu et de lui donner des égaux...

vi 123. ... Dans chaque cité nous avons fait que les riches en sont les hommes criminels, afin qu’ils y tendent des pièges; mais ils n’auront tendu des pièges qu’à eux-mêmes.

129. ... Parmi les méchants, nous donnons les uns comme chefs aux autres , pour prix de leurs œuvres.

xvi 77. Dieu vous propose pour objet de comparaison un homme esclave qui ne dispose de rien, et un autre homme à qui nous avons accordé une ample subsistance, et qui en distribue une

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partie en aumône publiquement et secrètement; ces deux hommes sont-ils égaux? Non, grâce à Dieu; mais la plupart d’entre eux n’entendent rien.

78. Dieu vous propose encore pour objet de comparaison deux hommes, dont l’un est muet de naissance, et qui ne peut rien entendre, et qui est un fardeau pour son maître ; quelque part qu'il l’envoie, celui-ci ne lui rapportera rien de bon ; un tel homme peut-il aller de pair avec un homme qui commande selon toute justice et marche dans la droite voie?

§ 25. démocratie [2 versets.]

xlii 34. Tous les biens que vous avez reçus ne sont qu’une jouissance temporaire; ce que Dieu tient en réserve vaut mieux et est plus durable aux yeux de ceux . . .

36. Qui obéissent à leur Seigneur, s’acquittent de la prière, qui décident de leurs affaires communes en se consultant, et font des largesses des biens que nous leur avons dispensés *.

§ 26. association [5 versets.]

xxxvm 20. Connais-tu l’histoire de ces deux plaideurs qui, ayant franchi le mur, se présentèrent dans l’oratoire ?

21. Quand ils se présentèrent devant David, il fut saisi de frayeur

b Le général tunisien Klieir-ed-din, dont l’ouvrage intitulé Réformes nécessaires aux États musulmans (Paris, 1868), a été l’objet d’une mention de la part du journal La Patrie , démontre que ce verset 36 condamne les gouvernements absolus, les gouvernements qui ne souffrent ni conseils ni contrôles. Il ne saurait être question ici d’examiner si l’auteur ne va pas un peu loin en présentant les États musulmans, l’Empire de Turquie notamment, comme n’attendant pour atteindre au degré de lumière et de puissance où sont parvenus les États chrétiens de l’Occident, que d’être pourvus de gouvernements parlementaires à ministres responsables. Il suffît de faire remarquer quelle influence énorme notre contact a exercé sur la raison d’un musulman. Celui-ci est très-convaincu que le Koran contient les germes du progrès en toute chose; mais que pour les faire se développer, il faut se garder de ne tenir compte que de la lettre, ainsi que l’exigent les Ulémas, parvenus à constituer ce qu’on appelle un clergé.

en les voyant. Ne crains rien, lui dirent-ils, nous sommes deux adversaires. L’un de nous a agi iniquement envers l’autre. Prononce entre nous, comme la justice l’exige, sans partialité, et dirige-nous sur le chemin le plus égal.

22. Celui-ci est mon frère; il avait quatre-vingt-dix-neuf brebis et moi je n’en avais qu’une. 11 me dit un jour : Donne-la moi à garder . Il me Va ravie et il a prévalu contre moi dans la dispute.

23. David lui répondit: Il a commis une injustice à ton égard en te demandant une brebis pour l’ajouter aux siennes ; un grand nombre des hommes qui s’associent abusent les uns des autres ; ceux qui croient et pratiquent le bien n’agissent pas ainsi ; mais leur nombre est si petit!...

xxiv 60. ... Il n’y a aucun inconvénient pour vous à manger en commun ou séparément.

§ 27. autorité publique [4 versets.]

iv 62. O croyants ! obéissez à Dieu, obéissez à l’apôtre et à ceux d’entre vous que exercent l’autorité. Portez vos différends devant Dieu et devant l’apôtre, si vous croyez en Dieu et au jour dernier. Ceci est le mieux. C’est la meilleure issue du débat.

h 248. ... Dieu donne le pouvoir à qui il veut...

ni 25. Dis : Seigneur, le pouvoir est entre tes mains : tu le donnes à

qui tu veux, et tu l’ôtes à qui il te plaît ; tu élèves qui tu veux, et tu abaisses qui tu veux...

îv 85. Reçoivent-ils une nouvelle qui leur inspire de la sécurité, ou telle autre qui les alarme, ils la divulguent aussitôt. S’ils l’annonçaient au prophète ou à leurs chefs, ceux qui désireraient la savoir l’apprendraient de la bouche de ces derniers...

§ 28. oppression [2 versets.]

iv 147. Dieu n’aime point que l’on divulgue le mal, à moins qu’on ne soit victime de l’oppression. Dieu entend et sait tout.

xlii 38. ... (Dieu) n’aime pas les oppresseurs.

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§ 29. réunions secrètes [2 versets.]

Lvm 9. N’as-tu pas remarqué ceux à qui les entretiens clandestins ont été défendus, et qui reviennent cependant à ce qui leur a été défendu, et qui parlent entre eux péché, inimitié et désobéissance au prophète? ... ce qui leur revient, c’est la Géhenne ; ils seront chauffés à son feu . Quel détestable dénouement.

il Les entretiens clandestins viennent de Satan, qui veut vous

affliger; mais il ne saurait vous causer aucun mal, si ce n’est avec la permission de Dieu . Que les croyants mettent donc leur confiance en Dieu.

§ 30. conspirations [3 versets.]

lviii 10. O croyants ! lorsque vous conversez ensemble, que le péché, l’inimitié, la désobéissance aux ordres du prophète, ne soient point le sujet de vos discours; parlez entre vous justice et crainte de Dieu ; craignez Dieu devant lequel vous serez tous rassemblés.

11. Les entretiens clandestins viennent de Satan, qui veut vous affliger, mais il ne saurait vous causer aucun mal, si ce n’est avec la permission de Dieu. Que les croyants donc mettent leur confiance en Dieu.

xxxv 11. ... Ceux qui trament de mauvais projets recevront un châtiment terrible. Leurs machinations seront mises au néant.

§ 31. bannissement [4 versets.]

il 78. Quand nous stipulâmes avec vous que vous ne verseriez point le sang de vos frères, et que vous ne vous banniriez point réciproquement de votre pays, vous y donnâtes votre assentiment, et vous en fûtes vous-mêmes témoins.

79. Malgré cela vous commettiez des meurtres entre vous, vous chassiez une partie d’entre vous de votre pays, vous vous

prêtiez une assitance mutuelle pour les accabler d’injures et d’oppression ; mais s’il vous vient des captifs (de vos compatriotes), vous les rachetez. Or, il vous était d’abord défendu de les chasser de leur pays. Croirez-vous donc à une partie de votre Livre, et en rejetterez- vous une autre? et quelle sera la récompense de ceux qui agissent de la sorte ? L’ignominie dans ce monde, et, au jour de la résurrection, ils seront refoulés vers le plus cruel des châtiments...

lx 8. Dieu ne vous défend pas d’être bons et équitables envers ceux

qui n’ont point combattu contre vous à cause de votre religion et qui ne vous ont point banni de vos foyers. Il aime ceux qui agissent avec équité.

9. Mais il vous interdit toute liaison avec ceux qui vous ont combattus pour cause de religion, qui vous ont chassés de vos foyers, ou qui ont aidé les autres à le faire. Ceux qui les prendraient pour amis seraient des méchants.

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