‹ Le Koran;Chapitre 5 sur 572 · MAHAMMED · texte numérisé non relu

MAHAMMED

HAÇOUL

Allah.

Cette demarcîie lui ayant paru de la dernière Importance, il monta dans la tribune, d'où il avait coutume de haranguer le peuple, et déclara son dessein publiquement. Après avoir célébré les louanges de Dieu, et t'ait la profession de foi, il prononça ces mots : « Musulmans, j'ai dessein de choisir » parmi vous des ambassadeurs pour les envoyer aux rois » étrangers. Ne vous opposez point à mes volontés. N'imi- » tez pas les enfants d'Israël qui furent rebelles à la voix de » Jésus. » Les Mohagériens s'écrièrent : « Apôtre de Dieu, » nous prenons le ciel à témoin que nous t'obéirons jusqu'à » la mort. Ordonne, nous sommes prêts à partir. »

Le premier des souverains à qui Mahomet envoya des ambassadeurs fut Cosroës, roi de Perse. Abdallah, fils d'Ozafa, lui remit sa lettre de créance (2). Le prince fît appeler un interpiète pour la lire. Elle commençait par ces mots : « Mahomet, apôtre de Dieu, à Cosroës, roi de Perse. » Cette inscription l'irrita. Il avait conservé le faste des souverains de sa nation. Son orgueil fut humilié de voir un nom écrit avant le sien. Il prit la lettre et la déchira en disant: « Est-ce ainsi qu'un esclave ose écrire à son maître? » Ces paroles ayant été rapportées à Mahomet : « Dieu, dit-il, mettra en pièces son royaume. » Cosroës ne crut pas l'audace de celui qu'il traitait d'esclave assez punie. Il écrivit à Badhan, son vice-roi dans l'Arabie Heureuse, de lui envover sur-le-champ cet insensé qui faisait le prophète dans la province d'Elhejaz (3). Badhan dépêcha deux courriers à Mahomet pour lui signifier les ordres de son maître. Les envoyés se présentèrent devant lui en tremblant, lui remirent la lettre du vice-roi, et voulurent lui déclarer le sujet de leur message.

(1) Abul-Feda. p. 92.

(2' AbulFeda, p. 93.

(■3) Elhejaz est une partie de l'Arabie Pétrée. C'est dans cette province qu'est eituée Médiue.

21 les renvoya au lendemain sans avoir daigné les entendre Pendant la nuit même, si l'on en croit les écrivains arabes, il eut une révélation. Un messager céleste lui apprit la mort de Cosroës (1), assassiné par son fils (2) Siroës. De grand matin il fit venir les envoyés; il leur annonça cette nouvelle, et leur dit : « Apprenez que ma religion et mon em- » pire parviendront au faîte de grandeur où s'est élevé le » royaume de Cosroës. Allez. Dites à Badhan que je l'invite » à embrasser l'islamisme. » Ils partirent, et lui rendirent compte de leur mission (3). Peu de jours après, Badhan reçut une lettre de Siroës, qui lui faisait part de la mort, de son père, de son avènement au trône, et qui lui défendait d'inquiéter le prophète. Frappé du concours des circonstances, le vice-roi de l'Yémen crut y voir du miracle, et se fit musulman avec tous les Perses qui se trouvaient à sa cour.

Héraclius fut le second souve^^ain à qui Mahomet envoya un ambassadeur (4). Dohia lui présenta sa lettre de créance. César la reçut avec respect, et l'ouvrit ; elle était conçue en ces termes :

Vahom,et, fils d'Abdallah, apôtre de Dieu, à Héraclius,

empereur des Romains, salut (5).

« La paix soit avec celui qui marche au flambeau de la p vraie foi. Je t'appelle à l'islamisme. Je t'invite à l'embrasser. « Fais-toi musulman. Le ciel t'accordera une double récom- » pense. Si tu refuses de te soumettre à ma religion, tu » paraîtras, aux yeux de Dieu, coupable du crime des païens. » 0 chrétiens! terminons nos différents. N'adorons qu'un » Dieu. Ne lui donnons point d'égal. N'accordons qu'à lui » seul le nom de Seigneur. Si vous rejetez cette croyance, » rendez au moins témoignage que nous sommes lllusul- » mans (6). »

(1) Cosroës était le vingt-troisième roi de Perse de la famille des Sassanides. L'hégire ou la fuite de Maliomet arriva la trente-deuxième année de son règne, qui répond à la douzième de l'empire d'Héraclius. Abul-Feda. ,

(2) Avant de faire mourir ce prince, qui, dans les premières années de son règne, avait rempli l'Orient du bruit de ses victoires, Siroës lui dit : « Ne so's point surpris si je trempe mes mains dans ton sang. Tu m'as donné l'exemple du parricide. Souviens-toi qu'après avoir fait brûler avec un fer rouge les yeux de ton père Hormoz, tu le mis à mort. Pi tu avais respecté les jours d'un père, ton fils respecterait les tieus. » A ces mots il donna le signal, et ses satellites le massacrèrent. Abul-Feda, Vie de Cosroës Parviz.

13) Abul-Feda, p. 94.

\i) Ibid.

(5J Ahmed ben Joseph.

(^ Abul-Feda, p. 94.

Héraclius ayant lu la lettre, la posa avec respect sur un coussin, et s'entretint faniillèrement av«c Dolda. Lorsque l'ambassadeur eut satisfait sti curiosité, il le renvoya avec de riches présents.

liateb fut envoyé en ambassade vers Moknukas (1), vice-roi d'Egypte pour l'empereur Héraclius. Ce gouverneur avait pris le titre de prince des Cophtes (2). Appui secret de la secte des jacobistes, il haïssait les Grecs qui l'empêchaient de professer publiquement sa croyance. Prolitant du désordre des guerres que son empereur eut à soutenir contre les Perses, il retint les tributs qu'il était chargé de faire passer à Gonstantinople. Craignant déjà pour sa tète, il ne voulut pas s'attirer un nouvel ennemi. Il reçut avec honneur l'ambassadeur de Mahomet, lut sa lettre, et lui fit cette réponse :

A Mahomet, fils d'Abdallah, Mokaukas, prince des Cophtes, salut.

« J'ai lu la lettre par laquelle vous m'invitez à embrasser » l'islamisme (3). Cette démarche mérite des réflexions. Je » savais qu'il paraîtrait encore un prophète; mais je croyais » qu'il devait sortir de Syrie. Quoi qu'il en soit, j'ai reçu j» avec distinction votre ambassadeur. Il vous présentera de » ma part deux jeunes filles cophtes d'une noble extraction. » J'ai joint à ce présent une mule blanche, un âne (4) d'un » gris argenté, des habits de lin d'Egypte, du miel excellent » et du beurre. »

Quelques temps auparavant, Mahomet avait chargé Amrou, fils d'Omaïa, son ambassadeur auprès du roi d'Abyssinie, de lui remettre la lettre suivante :

(1) La dix-neuvième année de l'hégire, sous le califat d'Omar, les Arabes subjuguèrent l'Egypte. Mokaukas, trahissant le parti des Grecs, passa du côté A'Amroii, Ois à Elas, général des Musulmans, avec tous les Cophtes. Il obtint le libre exercice de la religion chrétienne pour lui et les siens, à condition qu'ils paieraient tribut aux califes. Eulichès.

Les Ottomans leur ont conservé les mêmes privilèges aux mêmes conditions. Les Cophtes possèdent des églises où ils célèbrent l'office divin. J'y ai assisté dans une jolie chapelle qu'ils ont au vieux Caire. Ils suivent l'ancien rite. Le peuple communie sous les deux espèces, et en sortant du banquet divin, se me* a tabla dans l'église.

(2) Ebn Patrik. Eutichès, t. II, p. 302.

(3) Ahmed ben Joseph, Histoire générale, sect. LIV, ch. ii.

(•i) Les ftnes d'Egypte «ont renommés pour leur force et leur vitesse. On lee exerce de bonne heure à li course. Ils vont le trot et le galop comme des choraux. C'est la mouture ordiuaiie du peuple. Il y en a qui se vendent six oe^t* lirrei.

Au nom âe Dieu cl&ment et miséricordieux.

Mahomet, apôtre de Dieu, à*Najashi Ashama, empereur

d'Abyssinie, salut.

« Gloire à Dieu! au Dieu unique, saint, pacifique, fidèle » et protecteur. J'atteste que Jésus, fils de Marie, est l'esprit » de Dieu et son verbe (1). Il le lit descendre dans Marie, » vierge bienheureuse et immaculée, et elle conçut. 11 créa » Jésus de son esprit, et l'anima de son souffle, ainsi qu'il » anima Adam. Pour moi, je t'appelle au culte d'un Dieu » unique, d'un Dieu qui n'a point d'égal, et qui commande » aux puissances du ciel et de la terre. Oois à ma mission. » Suis-moi. Sois au nombre de mes disciples. Je suis l'apôtre » de Dieu. J'ai envoyé dans tes Etats mon cousin Jafar avec » quelques Musulmans. Prends-les sous ta protection, et » préviens leurs besoins. Dépose l'orgueil du trône. Je t'in- » vite, toi et tes légions, à embrasser le culte de l'Etre su- » prême. Mon ministère est rempli. J'ai exhorte. Fasse le » ciel que mes conseils soient salutaires ! La paix soit avec » celui qui marche au flambeau de la vraie foi (2). »

Le roi d'Abyssinie ayant reçu cette lettre, se l'appliqua sur les yeux, descendit de son trône, s'assit à terre, prononça la profession de foi des Musulmans, et répondit en cette manière :

Au nom de Dieu clément et miséricordieux. A Mahomet, apôtre de Dieu, EInajashi Ashama, salut.

« La paix soit avec toi, apôtre de Dieul qu'il te couvre de » sa miséricorde ! qu'il te comble de ses bénédictions ! Il » n'y a de Dieu que celui qui m'a conduit à l'islamisme. » 0 prophète ! j'ai lu la lettre que tu m'as envoyée. Ce que tu ,» dis de Jésus est la vraie croyance. Lui-même n'a rien » ajouté de plus; j'en atteste le souverain du ciel et de la » terre. J'ai eu égard à ta recommandation. Ton cousin et » ses compagnons ont été reçus avec honneur dans mes » Etals. Ils y ont joui des droits de l'hospitalité. J'atteste » que tu es l'apôtre de Dieu, véritable et véridique. Je t'ai » prêté serment entre les mains de Jafar, j'ai professé l'isla- » mismp en sa présence. Je me suis dévoué au culte du Dieu » des mondes. 0 prophète I je t'envoie mon fils Ariha. Si tu » l'ordonnes, j'irai moi-même rendre hommage à la divinité

(1) Abn Elbaki, II" part, du livre sur l'excellence des Abyssiu».

(2) Idem Histoire d'Abyssinie.

ni' I.A VIE M. MAHOMET. 65

» de ton apostolal. J'allesLo ipie tes paroles sont la vérit<5. » Il ne reçut pas une réponse aussi favoraMc de Harct, fils d'/46u Shaindr le Gassanitc. Ce prince régnait sur une partie de l'Arabie Déserte. Son royaume s'étendait jusqu'aux confins de la Syrie (1). Shajan lui ayant présenté sa lettre de créance, il la lut, et lui dit : << Retourne vers ton maître. Je )) partirai dans peu, et je lui porterai ma réponse ». « Pé- )> risse son royaume ! » s'écria Maliomet.

Hmiuiza, souverain de la province d'Yemawa, était venu lui-même trouver le prophète, etavaitembrassé l'islamisme. Do retour dans ses Etats, il aposLasia. Malioinct lui envoya Solaït avec une lettre. Le priiicel'ayant lue, dit à l'ambassadeur : « Je me suis déjà fait musulman, j'ai secouru le pro- » phète; mais j'irai porter la guerre à Médine s'il me parle » encore de sa religion ». « Je ne lui ferai pas cet honneur, » répondit Mahomet. Seigneur, arrête ses projets, et qu'il » périsse ! »

(2) Un des derniers souverains à qui il envoya des ambassadeurs, fut Elinondar, roi de Bahràin (3). Il gouvernait le pays qui s'étend le long du golfe Persique. Oloa lui ayant remis la lettre de son apôtre, il la lut avec respect et embrassa l'islamisme (4). Les peuples de ses Etats suivirent son exemple. £/mo?zf/«r remporta dans la suite une victoire éclatante sur les Perses.

La paix régnait à Médine. Les Arabes d'alentour avaient embrassé l'islamisme. Les Juifs domptés n'osaient plus lever la tête. Mahomet choisit cet instant pour accomplir la visite des lieux saints. Le quatrième article du traité d'Hodaïbia lui en donnait le droit. Il partit de Médine au mois d'Eicaada. Un nombreux cortège l'accompagnait. Des soldats couverts" de fer, une troupe de bergers conduisant des victimes parées de fleurs, offraient tout cà la fois un spectacle guenier et pacifique (5). C'est dans cet appareil qu'il entra sur le territoire sacré. Abdallah, son grand écuyer, le précédait, tenant en main la bride de son chameau. Les Musulmans, les yeux attachés sur leur apôtre, observaient ses moindres mouvements. Tout était intéressant pour eux ; tout était important pour lui. Il se rendit au temple, baisa religieusement la pierre noire, accomplit les circuits sacrés, visita les collines de Safa et de Merva, et fit proclamer la prière à la porte du sanctuaire d'Abraham. Il demeura trois

(1) Abul-Feda, p. 96.

h\ Idem.

(3) Jannab.

•*) Abul-I'eda, p. 98.

^5) Jannab, p. 182.

06 AliKÉGË

jours à remplir les cérémonies prescrites par la religion, et après avoir immolé les victimes, il alla camper à six milles de la Mecque. La ville était déserte. La plupart des habitants s'étaient retirés sur les montagnes voisines. 11 aurait pu s'en emparer; mais la violation d'un pacte juré solennellement aurait sapé les fondements de sa puissance. Son ambition, réglée parla politique, ne l'aveugla point. Ses ennemis n'eurent jamais l'avantage de le trouver parjure.

La religion ne permet pas de s'approcher des femmes pendant le temps du pèlerinage (1). Mahomet, par un privilège attaché à la dignité d'apôtre, épousa Maimouna, lorsqu'il était encore revêtu de l'habit sacré de pèlerin; mais il ne consomma le mariage qu'après l'accomplissement de son vœu. La piété des dévots musulmans étant satisfaite, il ramena ses troupes à Médine.

(Depuis la chute d"Adam, suivant Abv.l-Feda, 6223. — Depuis la naissance de J.-C, 638. — Après l'iipgire, 8. — De Mahomet, fiO.)

Khaled, fils d'Elivalid, Amroit, fils d'El«s, Othman, fils de Tallia, ne tardèrent pas à s'y rendre. Le premier était le meilleur général des Arabes. A la journée d'Ahedon il commandait la cavalerie des Goreïshites, il avait fait pencher la victoire de son côté. Amron, fils d'Elas, le même qui dans la suite conquit l'Egypte (2), avait été envoyé deux fois en ambassade vers le roi d'Abyssinie (3), pour redemander les transfuges; mais le prince, gagné par Japir, avait rejeté sa demande. Otkmnn, préfet du temple delà Mecque, jouissait d'une grande autorité parmi les idolâtres. Ces trois chefs coreïshites lisant dans l'avenir, prévirent que le vainqueur des Juifs, l'allié des têtes couronnées, le législateur de sa nation, en serait bientôt le conquérant. L'un, guerrier ambitieux, voyant la valeur des Goreïshites enchaînée, désirait de combattre sous un général intelligent, et de montrer ses talents sur un plus grand théâtre. L'autre, après deux ambassades où il avait demandé la tête des compagnons de Mahomet, craignait pour ses jours. Othmnn, revêtu de la plus belle charge de l'Arabie, voulait prévenir une disgrâce qui ne lui paraissait pas fort éloignée. Tous trois, poussés par des motifs différents, se firent musulmans, et prêtèrent à leur apôtre serment de fidélité. Il leur assura l'oubli du passé ; il flatta leur ambition, et leur accorda ses bonnes grâces.

(J) Janvab, p. 184.

(2) C'est cet Amrou, qui, par l'ordre d'Omar, brûla la fameuse bibliothèque d'Alexandrie, perte à jamais irréparable pour les arts et les couuaissancea liumaincs.

'3> Jannah.

nr. i.A VIF. nr: maiiomet. 67

(1) Mahomet avait envoyé Elluircl, fils d'Oinaïr, au souverain de liosrn, pour l'engager à se faire musulman. L'ambassadeur, arrivé à Monta, sv reposait dans une parfaite sécurité. Il i^Miorait lesort qui l'af tendait. Amrou, tilsde Shoi-ail, gouverneur de la ville pour l'empereur Héraclius, le surprit au sein de la paix, et l'assassina. C'est le seul des ambassadeurs de Maiiomet qui ait été tué. Résolu de venger sa mort, il arma trois mille liommes, et leur ordonna de s'avancen jusqu'à MoH^fZ, ville île Syrie, située vis-à-vis d'E/C'froc (2), d'inviter les habitants à se soumettre à l'islamisme, et sur leur refus, de porter le 1er et la flamme au sein de leurs foyers. Ce fut la première fois que les Arabes prirent les armes contre les Grecs. Cette étincelle produisit un vaste incendie qui, pendant huit cents ans, embrasa l'Orient. Depuis cet instant le flambeau de la guerre ne cessa presque d'être allumé entre les deux nations, jusqu'au temps où les Ottomans conduits par Mahomet II s'emparèrent de Constantinople (3).

Mahomet donna le commandement de l'armée à Zaïd, son fils adoptif, et déclara en présence de ses soldats que, s'ils perdaientleur général, Ja/"«r, fils d'Abutaleb, le remplacerait, et que s'il était tué, ils éliraient à sa place Abdallah, fils de Roicaha. Les Musulmans se mirent en marche sous les ordres de Zaïd (4). Animés par la vengeance, ils traversèrent courageusement les sables bnUants et les vastes déserts de l'Arabie. Après des fatigues incroyables ils vinrent camper près de Monta. A la nouvelle de leur approche les ennemis s'étaient rassembles. Une armée de cent mille hommes était prête à fondre sur eux. On tint conseil. Leplusgrand nombre était d'avis d'éviter le combat, et de dépêcher un courrier au prophète pour lui demander du secours (o). Ce conseil timide déplut à Abdallah. Use leva au milieu de l'assemblée, et dit : « Compagnons, marchons contre les infidèles. Ou- )) vrons-nous un passage à travers leurs bataillons. Il ne j) peut nous arriver que cette alternative, ou le martyre ou » la victoire. » Ce sentiment prévalut. On se prépara au

[i) Abifl-Feda, p. 100.

(2) Ce château fut nommé, par les Français, Crac de Mont-Réal. Il est situé au delà du Jourdain. Ils s'en rendirent maîtres après la prise de Jérusalem, CD lOOS (l'an 402de l'hégire), nuiiro-vinirt-tionrnn'nnrns. lo !r--n I '-"^ '-.'■- '^.".■.ayant battu l'armée française près du lac de Tibériade, reprit ce cisâteau avec plusieurs autres forteresses. Ce fut dans cette bataille que Régui (Lusignan, roi de Jérusalem), son frère Haimar, le seigneur du Mont (de llonl-Fcrrat), Geofîroi, le prince Renaud, seigneur du château de Carac, furent faits prisonniers Elmaàn.

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