CHAPITRE XVI
alors on ne permettra point aux infidèles de faire valoir des excuses, et ils ne seront point accueillis.
87. Alors les méchants verront de leurs yeux le supplice qu'ils ne sauront adoucir. Dieu ne daignera pas même jeter un regard sur eux.
88. Les idolâtres apercevront leurs compagnons, ces divinités qu’ils associent à Dieu , et diront : Seigneur, voici nos compagnons que nous adorions à côté de toi ; mais ceux-ci leur riposteront : Vous n'êtes que des menteurs '.
89. Ce jour-là les idolâtres offriront leur soumission à Dieu, et les divinités qu'ils avaient inventées disparaîtront.
90. Nous ferons subir châtiment sur châtiment pour prix de leur méchanceté à ceux qui n'ont point cru et qui ont détourné les autres du chemin droit.
91 . Un jour nous susciterons du sein de chaque peuple un témoin qui déposera contre lui, et toi, ô Mohammed! nous t’instituerons témoin chargé de déposer contre les Arabes, car nous t'avons donné un livre qui contient l’explication de toute chose, qui est une preuve de notre miséricorde, qui sert de direction et annonce d'heureuses nouvelles à ceux qui s'abandonnent à la volonté de Dieu.
92. Dieu commande la justice et la bienfaisance, la libéralité envers ses parents, il défend la prostitution et l'iniquité, et l’injustice, il vous avertit, afin que vous réfléchissiez.
93. Soyez fidèles au pacte de Dieu, vous qui l’avez conclu ; ne violez point les serments que vous avez faits solennellement. Vous avez pris Dieu pour caution, et il sait ce que vous faites.
91. Ne ressemblez point à celte femme qui a défait le fil qu’elle avait tordu solidement, ne faites point entre vous de serments fallacieux, parce qu'une troupe d’entre vous est plus nombreuse qu’une autre*. Dieu cherche à vous éprouver à cet égard; mais, au jour de la résurrection, il vous rappellera l’objet de vos disputes.
95. Si Dieu avait voulu, il aurait fait de vous un seul peuple, mais il égare celui qu'il veut, et dirige celui qu’il veut ; un jour on vous demandera compte de vos actions.
VC’est-i-dire : les divinités chimériques s’empresseront elles-mêmes de désavouer toute prétention de se croire égales h Dieu.
3 Mahomet reproche ici aux Arabes leur mauvaise foi dans leurs traités qu'ils ne regardaient comme obligatoires que lorsqu’ils étaient les plus faibles.
96. Ne vous servez point de vos serments comme d’nn moyen de fraude, de peur que vos pieds, fermement posés, ne viennent à glisser, et que vous n'éprouviez le châtiment pour avoir détourné les autres du sentier de Dieu. Un supplice terrible vous serait réservé.
97. N'allez point acheter avec le pacte de Dieu un objet de vil prix. Ce que Dieu tient eu réserve vous sera plus avantageux, si vous avez de l’intelligence.
98. Ce que vous possédez passe, ce que Dieu tient en réserve est éternel. Nous donnerons aux [>ersévérants la récompense qui leur est due, la plus conforme à leurs œuvres.
99. Quiconque fait une bonne action, et aura été croyant en même temps, qu’il soit homme ou femme, nous lui accorderons une vie heureuse, et nous lui accorderons la plus belle récompense digne de ses œuvres.
100. Quand tu lis le Koran, cherche auprès de Dieu un refuge contre Satan le maudit1.
101. Satan n’a point de pouvoir sur ceux qui croient et qui mettent leur confiance en Dieu.
102. Son pouvoir s’étend sur ceux qui s’éloignent de Dieu et qui lui associent d'autres divinités.
103. Si nous remplaçons dans ce Koran un verset par un autre (Dieu connaît mieux que qui que ce soit ce qu’il révèle), ils disent que tu l’inventes toi-méme. Non, mais la plupart d’entre eux ne savent rien.
104. Dis-leur que l’esprit de sainteté te l’a réellement apporté de la part de ton Seigneur pour affermir les croyants, pour les diriger et pour annoncer d'heureuses nouvelles aux vrais croyants.
I0o. Nous savons bien qu'ils disent : Un homme, l'instruit, Mohammed. La langue de celui qu’ils veulent insinuer est une langue barbare, et vous voyez que le Koran est un livre arabe clair.
106. Certes, Dieu ne dirige point ceux qui ne croient point en ses signes ; un châtiment cruel leur est réservé.
4 Mot îi mot, le lapidé. Il arriva plus d’une fois a Mahomet de prononcer des blasphèmes ou des paroles futiles au milieu des plus graves discours ou des prières ; il attribuait ces écarts a l’intervention du diable. Pour se prémunir contre ce danger, il ordonne d’invoquer l'assistance de Dieu; c’est ce que font les musulmans en prononçant, avant la prière, ces mots : je me ré - J'ugie auprès de Dieu contre Satan le lapide» An sujet de celte épithète, voyeachap. 111,34.