CHAPITRE II
dire : Nous sommes la tentation, prends garde de devenir infidèle. Les hommes apprenaient d’eux les moyens de semer la désunion entre l’homme et sa femme : mais les anges n'attaquaient personne sans la permission de Dieu ; cependant les hommes apprenaient ce qui leur était nuisible, et non pas ce qui pouvait leur être avantageux, et ils savaient que celui qui avait acheté cet art était déshérité de toute part dans la vie future. Vil prix que celui pour lequel ils ont livré leurs âmes, s’ils l'eussent su !
97. La foi et la crainte du Seigneur leur auraient procuré une meilleure récompense, s’ils l’eussent su !
98. O vous qui croyez 1 ne vous servez pas du mot raina ( observez-nous), dites ondhorna ( regardez-nous '). Obéissez à cet ordre. Un châtiment douloureux attend les infidèles.
99. Ceux qui possèdent les Ecritures ainsi que les idolâtres, ne veulent pas qu’une faveur quelconque descende sur vous de la part de votre Seigneur; mais Dieu accorde sa grâce à qui il veut, car il est plein de bonté et il est grand.
100. Nous n’abrogerons aucun verset de ce livre, ni n’en ferons effacer un seul de ta mémoire sans le remplacer par un autre, meilleur ou pareil. Ne sais-tu pas que Dieu est tout-puissant a ?
101. Ne sais-tu pas que l'empire du ciel et de la terre appartient à Dieu, et que vous n’avez d’autre protecteur, ni de défenseur que lui?
102. Exigerez-vous de vos apôtres ce que les Juifs exigeaient autrefois de Moïse 3 ? Celui qui échange la foi contre l'incrédulité, celui-là s’égare du chemin droit.
mes malgré l’euvoi réitéré des prophètes. Dieu leur ordonna de choisir deux d’entre eux pour juger les hommes. Harout et Marottt furent ces deux juges, et ils s'acquittèrent scrupuleusement de leur charge, jusqu’au moment où une femme d’une rare beauté (ou l’appelle Zobra, mot que l’on traduit communément par Vénus) leur apparut invoquant leur sentence contre son mari. Les deux anges, épris de ses charmes, voulurent la séduire, mais elle disparut en un clin d’œil, et les anges, revenant an ciel, se virent l’entrée défendue. Grûce ;i l’intervention d’un bienheureux, Dieu leur donna le choix entre les peines de Ce monde et celles de l’enfer, qu’ils savaient être éternelles. Ils choisirent donc les tourments de ce monde ; c’est ainsi qu’ils resten è Babylone, suspendus entre le ciel et la terre. Tel est le résumé le plus accrédité des commentateurs sur ce passage, bien qu’il serve peu ?i l’expliquer. D’autres docteurs pensent que Ifarott et Marout n’étaient que des magiciens enseignant la magie aux hommes.
4 Mahomet veut substituer dans la salutation le mot ondhor !» celui de. roi que les Juifs employaient à dessein comme ayant les mêmes lettres radicales que le verbe roua, qui veut dire : être malheureux.
* Voyex sur les abrogations dans le Korau la notice sur Mahomet, placée en tête de cette traduction.
8 De leur faire voir Dieu.
16 LE kOKAN.
103. Beaucoup d'entre ceux qui possèdent les Écritures désirent vous faire retomber dans l'incrédulité, excités par la jalousie et après que la vérité eut apparu clairement à leurs yeux. Pardonnezleur ; mais évitez-les jusqu’à ce que vous receviez à cet égard les ordres du Très-Haut qui est tout-puissant.
10i. Acquittez-vous avec exactitude de la prière, faites l’aumône; le bien que vous aurez fait, vous le retrouverez auprès de Dieu qui voit vos actions.
103. Ils disent : Les Juifs ou les chrétiens seuls entreront dans le paradis. C'est une de leurs assertions mensongères. Dis-leur : Où sont vos preuves ? apportas- les si vous êtes sincères.
106. Loin de là, celui qui se sera livré entièrement 1 à Dieu et qui aura pratiqué le bien, trouvera sa récompense auprès de son Seigneur ; la crainte ne l’atteindra pas, et il ne sera point affligé.
107. Les Juifs disent : Les chrétiens ne s'appuient sur rien ; les chrétiens de leur côté disent : Les Juifs ne s’appuient sur rien ; et cependant les uns et les autres lisent les Écritures; ceux qui ne connaissent rien 3 tiennent un langage pareil. Au jour de la résurrection, Dieu prononcera entre eux sur l'objet de la dispute.
10S. Qui est plus injuste que ceux qui empêchent que le nom de Dieu retentisse dans les temples, et qui travaillent à leur ruine ? Ils ne devraient y entrer qu'en tremblant. L’ignominie sera leur partage dans ce inonde, et un châtiment cruel leur est préparé dans l’autre.
100. A Dieu appartiennent le levant et le couchant ; de quelque côté que vous vous tourniez, vous rencontrerez sa face 3. Dieu est immense et il sait tout.
* Le texte porte : celui qui sc fera mousliin (muMiliiuu;. Ce mot veut dire : résigne' à la volonté de Dieu, qui s'est livre entièrement Si Dieu. Nous ferons observer en passant que les mahomtftans établissent une distinction entre mousliin, musulman, et mouniin, croyant. Le premier sa rapporte au culte extérieur, aux prati'|ucs religieuses établies par Mahomet, le dernier impliqua la foi vive et sincère. Pour citer un exemple, les Persans (les Chiites , dans leur haine contre les Turcs Sunnites), veulent bien reconnaître qu’ils sont mousliniin (musulmans), mais il., no sauraient leur accorder le nom do mouminin (vrais croyants).
3 Par ces mots : ceux qui ne connaît serti rien, q:ii ne savent rien, Mahomet entend les Arabes idolâtres, comme n'ayant jusqu'alors reçu aucune révélation, aucun livre sacré, par opposition aux Juifs et aux chrétiens qui possédaient les Ecriture*.
5 Ce verset sc trouve abrogé par le verset ICO du même chapitre. Le temple de la Caba, a la Mecque, a été définitivement désigné comme le point vers lequel les musulmans doivent sc tourner en priant*