‹ Le Koran [Texte imprimé]Chapitre 23 sur 441 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

vos âmes *. Craignez Dieu , et sachez qu'un jour vous serez en sa présence. Annonce aux croyants d'heureuses nouvelles.

221. Ne prenez pas Dieu pour point de mire quand vous jurez d’être vertueux, de craindre Dieu et d’établir la concorde parmi les hommes. Il sait et entend tout \

225. Dieu ne vous punira point pour une parole inconsidérée dans vos serments, il vous punira pour les œuvres de vos cœurs. 11 est clément et miséricordieux.

226. Ceux qui font vœu de s’abstenir de leurs femmes , auront un délai de quatre mois pour réfléchir alin de ne pas se séparer de leurs femmes inconsidérément. Si pendant ce temps- là ils reviennent à elles , Dieu est indulgent et miséricordieux.

227. Si le divorce est fermement résolu , Dieu sait et entend tout.

228. Les femmes répudiées laisseront écouler le temps de trois menstrues avant de se remarier. Elles ne doivent point cacher ce que Dieu a créé dans leur sein , si elles croient en Dieu et au jour dernier. Il est plus équitable que les maris les reprennent quand elles sont dans cet état, s'ils désirent la paix. Les femmes à l’égard de leurs maris, et ceux ci à l’égard de leurs femmes, doivent se conduire honnêtement. Les maris sont supérieurs à leurs femmes. Dieu est puissant et sage.

229. La répudiation peut se faire deux fois 3. Gardez-vous votre femme , traitez-la honnêtement ; la renvoyez-vous , renvoyez-Ia avec générosité. Il ne vous est pas permis de garder ce que vous leur avez donné , à moins (pie vous ne craigniez de ne point obser- ver les limites de Dieu (en vivant avec elles) 4. Si vous craignez de ne point les observer , il ne résultera aucun péché pour aucun de vous, de tout ce que la femme fera pour se racheter. Telles sont

« mndocunque volncrîtis, id est stando, sedendo, jacendo a parte anteriori seu posteriori. Judæi « enim dicebant : Qui coierit cum uxore sua in vase quidein anteriori, sed a parle postica,

« procreabit iilium sagaciorem et ingenioaiorem, »

4 Par ces mois, Mahomet recommande aux croyants de faire quelque acte de dévotion ou de charité avant de voir leurs femmes.

2 Prendre Dieu pour point de mire, veut dire Pinvoqucr et se servir Je son nom. Les commentateurs cependant pensent qu’il faut lire : Quand vous jurez de n’etre point justes, ver • tueux , etc. ; car, disent-ils, les Arabes idolâtres avaient coutume de jurer qu’ils ne feront pas telle bonne action. Mahomet a, du reste, recommandé de changer son serment toutes les fois qu’on croit faire mieux en ne le tenant pas.

3 Sans entraîner d’autre conséquence que de reprendre simplement sa femme.

4 C est-^-dirc : si vous avez une aversion prononcée pour votre femme, il vaut mieux se séparer d’elle quoffenscr Dieu par les mauvais traitements et l’injustice.

LE HOKAN.

les limites posées par Dieu Ne les franchissez pas ; car qui franchit les bornes de Dieu est injuste.

230. Si un mari répudie sa femme trois fois, il ne lui est permis de la reprendre que lorsqu’elle aura épousé un autre mari, et que celui-ci l'aura répudiée à son tour. Il ne résultera aucun péché pour aucun des deux , s’ils se réconcilient croyant pouvoir observer les préceptes de Dieu. Tels sont les préceptes que Dieu déclare aux hommes qui entendent.

231. Lorsque vous répudiez une femme et que le moment de la renvoyer est venu , gardez-la en la traitant honnêtement , ou renvoyez-la avec générosité. Ne la retenez point par force pour exercer quelque injustice envers elle ; celui qui agirait ainsi , agirait contre lui-même. Ne vous jouez pas des enseignements de Dieu , et souvenez-vous des bienfaits de Dieu , du livre et de la sagesse qu’il a fait descendre sur vous et par lesquels il vous donne des admonitions. Craignez-le et sachez qu’il connaît tout.

232. Lorsque vous répudiez vos femmes et qu’elles auront attendu le temps marqué, ne les empêchez pas de renouer les liens de mariage avec leurs maris, si les deux époux conviennent de ce qu’ils croient juste. Cet avis regarde ceux d’entre vous qui croient en Dieu et au jour dernier. Ce procédé est plus méritoire. Dieu sait, et vous ne savez pas.

233. Les mères répudiées allaiteront leurs enfants deux ans complets si le père veut que le temps soit complet. Le père de l’enfant est tenu de pourvoir à la nourriture et aux vêtements de la femme d’une manière honnête. Personne ne doit être chargé au delA de ses facultés ; que la mère ne soit pas lésée dans ses intérêts à cause de son enfant , ni le père non plus. L’héritier du père est tenu aux mêmes devoirs. Si les époux préfèrent sevrer l’enfant (avant le terme) de consentement volontaire et après s’être consultés mutuellement , cela n’implique aucun péché. Si vous préférez mettre vos enfants en nourrice, il n'y aura aucun mal à cela , pourvu que vous payiez ce que vous avez promis. Craignez Dieu, et sachez qu’il voit tout.

23t. Si ceux qui- meurent laissent des femmes, elles doivent attendre quatre mois et dix jours. Ce ternie expiré, vous ne serez point responsables de la manière dont elles disposeront honnêtement d’ci les-mémes. Dieu est instruit de ce que vous faites.

* Au sujet de 1' *csprçs»iou, limite. r fie DU u , voje* ci-tiesins versot !$3, note 2.

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