‹ Le Koran [Texte imprimé]Chapitre 9 sur 441 · Ils commettent des désordres, maisilsnelecomprennentpas · texte numérisé non relu

Ils commettent des désordres, maisilsnelecomprennentpas

12. Lorsqu’on leur dit : Croyez, croyez ainsi que croient tant d’autres, ils répondent : Croirons-nous comme croient les sots? N’est-ce pas plutôt eux qui sont des sots ? mais ils ne le sentent pas.

13. S’ils rencontrent des fidèles, ils disent ; Nous avons la même croyance que vous; mais dès qu’ils se trouvent à l’écart, en société de leurs tentateurs % ils disent : Nous sommes avec vous, et nous nous rions de ceux-là. .

14. Dieu se rira d’eux ; il les fera persister longtemps dans leur rébellion, errant incertains çà.et là.

13. Ce sont eux qui ont acheté l'erreur avec la monnaie de la vérité , mais leur marché ne leur a point profité ; ils ne sont plus dirigés dans la droite voie.

IG. Ils ressemblent à celui qui a allumé du feu ; lorsque le feu a jeté sa clarté sur les objets d’alentour et que Dieu l’a enlevée soudain , laissant les hommes dans les ténèbres , ils ne sauraient voir.

17. Sourds, muets et aveugles , ils ne peuvent plus revenir sur leurs pas 3.

18. Ils ressemblent à ceux qui , lorsqu’un nuage gros de ténèbres , de tonnerre et d’éclairs , fond du haut des cieux , saisis par la frayeur de la mort , se bouchent les oreilles de leurs doigts , à cause du fracas du tonnerre , pendant que le Seigneur enveloppe de tous côtés les infidèles.

10. Peu s’en faut que la foudre ne les prive de la vue ; lorsque l’éclair brille, ils marchent à sa clarté ; et, lorsqu’il verse l’obscurité sur eux , ils s’arrêtent. Si Dieu voulait, il leur ôterait la vue et l’ouïe, car il est tout-puissant. O hommes 4 ! adorez votre Seigneur,

4 Littéralement : ne corrompez pas sur la terre ; mots par lesquels on entend les crimes tels que les brigandage», les violences de toute espèce et l'idolâtrie ; pour faire mieux ressortir le contraste entre cette phrase et celle qui termine le verset, il faudrait traduire cette dernière : loin de lu, nous corrigeons.

3 Le texte porte : quand ils sont à V écart arec leurs Satans. Le mot cheitan, Satan, ne se dit pas seulement en arabe de Satan, diable, mais de tout homme ou de tout être qui convie au mal. Dans ce verset, on drit entendre par les tentateurs, les chrétiens et les Juifs hostiles è la mission de Mahomet, et cherchant è en détourner les Arabes idolâtres et les nouveaux convertis.

8 Les commentateurs donnent a ces mots le sens de : ils ne se convertiront point .

4 Lorsqu’un prédicateur, dans la mosquée, ou un orateur arabe, harangue le peuple, il s c

celui qui vous a créés , vous et ceux qui vous ont précédés. Craignez-moi.

20. C’est Dieu qui vous a donné la terre pour lit et élevé les deux comme un édifice au-dessus de vos têtes ; c’est lui qui fait descendre l’eau des cieux, qui par elle fait germer les fruits destinés à vous nourrir. Nedonnez donc point d'associés à Dieu. Vous le savez.

21. Si vous avez des doutes sur le livre que nous avons envoyé à notre serviteur, produisez un chapitre au moins pareil à ceux qu’il renferme , et appelez , si vous êtes sincères, vos témoins que ous invoquez à côté de Dieu *.

22. Mais si vous ne le faites pas , et à coup sûr vous ne le ferez pas , redoutez le feu préparé pour les infidèles , le feu dont les hommes et les pierres5 seront l’aliment.

23. Annonce à cenx qui croient et qui pratiquent les lionnes œuvres , qu’ils auront pour demeure des jardins arrosés de courants d'eau. Toutes les fois qu’ils recevront des fruits de ces jardins , ils s’écrieront : Voilà les fruits dont nous nous nourrissions autrefois3; mais ils n’en auront que l'apparence4. Là, ils trouveront des femmes exemptes de toute souillure, et ils y demeureront éternellement.

24. Dieu ne rougit pas d’offrir en parabole un moucheron on quelque autre objet plus relevé 5. Les croyanls savent que c’est la

sert, dans son allocution, des mots : 6 liommes ! c’est a -dire, ô vous qui mVcoutez! De même, dans le Korao, ces mots ne s’adressent pas 1» tous les hommes, aux mortels, mais aux Mecquois, ou aux Médinois auxquels prêchait Mahomet. C’est le caractère propre à tou» les discours tenus par Mahomet et à toutes ses institutions et préceptes, d’avoir une application actuelle et restreinte aux peuples de l’Arabie, sans embrasser les autres peuples, le genre humain. Les commentateurs font observer cependant que les mots : d A onnnes ! s’appliquent plus particulièrement aux Mccquois, tandis que les Médinois sont interpellés par les mob : ô croyants, û vous qui croyez !

4 Les mots : min douni’llahi, sont traduits ordinairement par: à V ex clmion de Dieu- Cependant min douni est une allocution adverbiale qui eiprime qu’avant de parvenir a tel objet, on en rencontre un autre snr son chemin ; ainsi, dans ce passage, et dans les passages analogues du Koran, elle veut dire que dans le culte idolâtre il y avait, entre les hommes et le Dieu unique, des êtres, des divinités intermédiaires. Mahomet n’accuse pas les Arabes d’adorer des divinités exclusivement et absolument, mais de mêler au culte de Dieu celui d’autres divinités. C’est ce qui résulte de beaucoup de passages du Koran, ou les idolâtres sont réputés reconnaître l’action du Dieu suprême.

a Les pierres, c'est-à-dire les statues en pierre des fausses divinités.

* C*e>t-à-dire dans l’autre monde, sur la terre.

4 C’est-à-dire que ces fruits seront d’un goût bien plus exquis que ceux de la terre, quoique semblables en apparence à ces derniers, et ce, pour causer aux bienheureux une surprise agréable.

* Les Arabes faisaient un reproche à Mahomet de mêler aux enseignement* graves et sérieux

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