A. Martin. — Centr. f. Gyn., 1894, p. 310 et
F. JAYLE
tion surtout appréciable sur la fourchette, les petites lèvres et les grandes lèvres.
Les symptômes fonctionnels consistent en prurit, cuisson (exagérée après les mictions par le contact de burine), tension douloureuse; ils sont d’ailleurs inconstants.
If examen histologique a donné enlre les mains de différents auteurs des résultats différents parce que suivant que le Kraurosis ou que la Leucoplasie prédomine, les coupes montrent des aspects variables : « à la dégénérescence et à la rétraction de l’épiderme et des couches supérieures du chorion constatées par Fischel, Orthmann, Peter, Yung et Trespe, il faut opposer les résultats constatés par Mars, Heller et Newmann : hypertrophie ou hyperplasie des couches de l’épiderme et du chorion, par places1 ». Mais tous les auteurs sont d’accord sur ce point qu’il s’agit d’une inflammation chronique des couches épidermiques et sous-épidermiques de la peau.
Fischel a donné la description suivante d’après un cas de Breisky et Martin 2 l’a confirmée : « On trouve un processus atrophique dans la partie supérieure du chorion, notamment dans le corps papillaire dont la substance sclérosée, mate, vitricée, présente une stratification légère dans la direction des axes papillaires. Les papilles sont inégales, basses; la couche de Malpighi ne présente aucune modification de forme de ses éléments, mais par places et notamment au niveau des papilles de la peau des petites lèvres, elle est très mince, de sorte que la couche épidermique qui est relativement fortement kératinisée se trouve tout près de la tête des papilles. On ne voit pas de glande sébacée; les glandes sudoripares ont disparu en presque totalité. Par places, mais surtout dans les couches profondes du chorion, on trouve une infiltration de cellules embryonnaires. »
Il faut remarquer que la couleur blanche, leucoplasique, de la peau n’entraîne pas l’existence de l’hyperkératinisation ni de l'hypergranulose. Milian3 vient d’insister à nouveau et fort justement sur ce point et émet l’id ée que la couleur blanche tient simplement à un état moléculaire spécial des cellules du corps muqueux: « Le seul élément histologique constant et obligatoire des taches blanches leucdplasiques est la cellule du corps muqueux. En son absence (ulcération) pas de leu-