‹ Le kraurosis vulvæChapitre 14 sur 33 · A. Martin. — Centr. f. Gyn., 1894, p · texte numérisé non relu

A. Martin. — Centr. f. Gyn., 1894, p

des cas de ce genre. Olshausen1, en 1894, dans une discussion soulevée par la communication de Martin sur le Kraurosis, mentionnait déjà aussi le kraurosis post-opératoire2 : « La trophonévrose des organes génitaux externes est surtout fréquente et nette après la castration des jeunes sujets; F orifice vaginal est notablement sténosé dans ces cas. »

Les figures 3 et 4 de la planche IY sont des Kraurosis post-opératoires. Cette variété ne mérite d’être mise en vedette qu’au point de vue de son étiologie spéciale et de sa fréquence assez grande.

Les symptômes du Kraurosis post-opératoire ne présentent pas de particularité spéciale; ils sont à peu près nuis dans le Kraurosis simple et, si un élément vasculaire ou folliculaire le complique, le tableau clinique devient celui de Kraurosis vasculaire ou folliculaire, déjà décrit.

L'anatomie microscopique reste à préciser. Mon collègue et ami X. Bender a étudié trois cas dont deux ont fourni les coupes repro duites planche V.

La figure 2, A et B, est la reproduction de deux coupes provenant d’une biopsie faite chez une femme de trente-deux ans ayant subi la castration utéro-ovarienne le 26 Novembre 1903. Cliniquement, j’avais relevé les lésions locales suivantes : pâleur générale de toute la vulve, à droite et à gauche plaques irrégulières, rougeâtres, avec points de couleur brique, couvrant une surface un peu supérieure à celle d’une pièce de 50 centimes, occupant la zone vestibulaire et l’emplacement de l’hymen; pression douloureuse sur toute l’étendue de l’orifice vulvaire ; coït douloureux depuis deux ou trois mois. Histologiquement, les lésions sont suffisamment expliquées par les figures A et B pour abréger la description.

La figure 1 provient d’un cas déjà publié3 et dont je reproduis la description histologique :

A un grossissement moyen, l’épithélium, A, ne présente pas de modifications très appréciables. Ce n’est qu’à un grossissement plus fort qu’on peut se rendre compte que les cellules les plus superficielles sont plus kératinisées

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