TRAITEMENT
Quelle que soit sa variété leucoplasique, vasculaire, folliculaire, le Kraurosis ressortit à un traitement médical dans la majorité des cas, à un traitement chirurgical dans des conditions que l’on peut assez bien préciser.
Le traitement médical consiste d’abord dans une propreté méticuleuse de la région vulvaire. Pour l’obtenir il y aura lieu souvent detraiter une métrite chronique coexistante.
Les injections et ablutions adoucissantes , et, en particulier, les injections à l’eau de pavot, de tilleul, de camomille, donneront de fréquentes améliorations.
Les urines seront examinées et si elles sont irritantes par conctact, au moment de la miction, on prescrira un traitement spécial ( diurétiques lavages de la vessie , etc.) concernant le rein ou la vessie.
S’il s’agit de Kraurosis folliculaire, je conseille, pour en avoir
étiré de bons résultats, la cautérisation de tous les points enflammés à la solution de permanganate concentré. Je recommande de se servir d’un fin stylet garni d’une très mince couche de coton et de le faire pénétrer dans les cryptes folliculaires après l’avoir imbibé de la solution antiseptique et légèrement caustique.
Le Kraurosis syphilitique peut, si les lésions sont de date récente, relever du traitement antisyphilitique.
Le traitement chirurgical sera à conseiller en cas de plaques leucopiasiques persistantes et il consistera dans l’ablation large de toutes les parties atteintes.
Contre la dyspareunie, l’excision des tissus sclérosés de l’anneau vulvaire pourra être à recommander ; il faudra procéder avec soin à la reconstitution autoplastique de l’orifice vaginal.