‹ Le kraurosis vulvæChapitre 7 sur 33 · Ph. Jung. — Deut. Med.\Woch , 1900, n · texte numérisé non relu

Ph. Jung. — Deut. Med.\Woch , 1900, n

revue de gynécologie — x.

F. JA YLE

leurs que beaucoup de cas, publiés comme des Kraurosis, n’en sont pas, parce qu’ils ne présentent que les caractères cliniques, mais non les caractères histologiques, de cette maladie ; aussi pense-t-il qu’on peut réduire beaucoup le nombre des cas véritables. Cette opinion de Trespe ne lui est d’ailleurs pas personnelle, car pour la plupart des auteurs allemands le Kraurosis a des caractères histologiques pathognomoniques.

Les caractères histologiques permettraient donc seuls d’établir la réalité du diagnostic de Kraurosis. Mais Pu. Jung ‘a eu l’idée de pratiquer quatre fois l’examen histologique de segments cutanéo-muqueux de la région vulvaire ne présentant aucun symptôme fonctionnel ni aucun symptôme physique du Kraurosis; dans deux cas, il y avait une lésion cancéreuse ; dans les deux autres, il s’agissait de déchirure du périnée complétant des lésions utérines. Or, l’examen histologique a démontré l’existence d’une inflammation chronique du revêtement cutanéomuqueux analogue à celle du Kraurosis; les modifications données comme caractéristiques du Kraurosis existaient, à un degré moindre cependant que lorsqu’il s’agit d’une sclérose très prononcée. (PL X1Y )

De son étude, Jung conclut que « histologiquement entre un Kraurosis bien prononcé et une vulvite chronique il iï existe pas de différence qualitative, mais seulement une différence quantitative; on ne devrait donc pas établir entre ces deux affections une démarcation absolue. Le Kraurosis doit être envisagé dans tous les cas simplement comme une vulvite chronique ou plutôt comme le stade terminal d’une vulvite chronique ; en tant que maladie essentielle, entité morbide, il ne saurait entrer dans le cadre nosologique des affections de la vulve ».

En 1904, Gaucher et Louste1 2 rapprochent le Kraurosis vulvæ de la Leucoplasie, en faisant remarquer que les deux affections sont caractérisées par des lésions dermo-épidermiques, la première étant surtout une dermite et la seconde une épidermite ; comme, par prétérition, ils admettent que toute Leucoplasie est syphilitique, ils arrivent à celte conclusion, que le Kraurosis vulvæ est de nature syphilitique. L’observation suivante vient à l’appui de celte nouvelle donnée pathogénique:

Observation. — D..., journalière, âgée de quarante et un ans. Cette malade est syphilitique, comme son mari. Le chancre a été constaté en 1902, au niveau de la vulve. Elle entra dans le service en Octobre 1903, avec des plaques muqueuses vulvaires hypertrophiques accompagnées d’adénopathie

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